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[Formation | Emploi]
Un envol certain
Premier arrêt de notre tournée régionale : Trois-Rivières, là où le développement d'une industrie aérospatiale autour de l'aéroport local est l'objet d'une attention particulière de la part des autorités.
Sept entreprises spécialisées en aéronautique s'y sont installées depuis mars 1995, au moment où la Ville de Trois-Rivières achetait l'aéroport du gouvernement fédéral. L'aéroport est conçu pour accueillir les gros porteurs.
L'une des entreprises, Les industries aéronautiques Symphony, a relancé en 2004 l'usine d'avions OMF, fermée à la suite de la faillite de cette société allemande, en décembre 2003. À la fin de 2004, Symphony procurait de l'emploi à 20 travailleurs spécialisés en aéronautique et son président, Paul Costanzo, qui dirigeait l'usine OMF avant la faillite, prévoyait en compter 50 avant la fin de 2005.
«À Mirabel, le coût d'exploitation de la main-d'oeuvre est plus élevé qu'ici. Si je m'étais installé là-bas, avec les compagnies aérospatiales qui s'y trouvent, comme Bombardier, je craignais que mon entreprise devienne un camp d'entraînement pour les gros avionneurs et de perdre ma main-d'oeuvre», précise Paul Costanzo, qui a dirigé l'usine Bell Helicopter Textron, à Mirabel, jusqu'en novembre 2002.
Premier Aviation, une entreprise qui fait de l'entretien et de la remise à neuf d'appareils de types 737 et 757 notamment pour la compagnie West Jet, occupe aussi des locaux industriels sur le site de l'aéroport et fournit de l'emploi à une centaine de travailleurs spécialisés.
Afin de fournir les nouvelles entreprises aérospatiales en main-d'oeuvre, la SDE travaille avec la Commission scolaire du Chemin du Roy à ouvrir pour septembre 2005 une école professionnelle en aéronautique sur le terrain de l'aéroport.
Maintenant, Trois-Rivières vise même la relance du transport aérien pour donner encore plus de tonus au parc aéroportuaire. «Il y a déjà trop d'achalandage à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, ce qui aide celui de Trois-Rivières à se développer, souligne Yves Marchand de la SDE. Les passagers de la région préfèrent prendre l'avion ici pour éliminer les délais accablants de vérification de sécurité et de déplacement, y compris ceux des embouteillages sur les autoroutes de la métropole.»
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Les grandes espérances
Trois rivières, deux courants
Des secteurs qui recrutent

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