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  [Mode de vie]

Étape 1 : Faire un budget
Pour définir nos choix, «on doit d'abord établir nos priorités et ensuite faire un budget en fonction de celles-ci. Il faut se demander ce qu'on a envie de faire ou d'avoir dans la vie. Ensuite, il faut respecter nos priorités. Cela prend de la discipline, car on ne peut pas tout avoir. Ainsi, si on veut s'acheter une maison, il faudra peut-être renoncer à posséder une voiture», affirme Lise Morin, conseillère en budget à l'ACEF de l'est de Montréal.

Selon Isabelle Durand, responsable du service budgétaire chez Option Consommateurs, un organisme sans but lucratif voué à la défense et à la promotion des intérêts des consommateurs, une bonne façon de faire son budget consiste à établir ses prévisions annuelles avec le détail des revenus et dépenses. Il faut ensuite essayer de suivre ces prévisions au jour le jour en notant bien les dépenses variables (nourriture, sorties, essence, etc.).

Pour bien gérer ses sous, il faut consacrer environ 10 % de son revenu net à l'épargne et ne pas affecter plus de 25 % au paiement du loyer ou de l'hypothèque, conseille pour sa part Michel Tremblay, planificateur financier indépendant. Par contre, la portion du budget à consacrer aux autres dépenses (nourriture, sorties, remboursement de prêts, etc.) dépend des priorités de chacun et du nombre de personnes dans le ménage, dit-il.

Étape 2 : Créer un fonds d'urgence
Tous les spécialistes interrogés sont d'accord : avant de procéder à des dépenses majeures ou de cotiser à un REER, on doit d'abord se créer un fonds d'urgence qui sera l'équivalent d'au moins trois mois de son revenu net. En effet, la plupart des jeunes salariés ou travailleurs autonomes n'ont pas d'assurance invalidité ou d'assurance salaire. Ils n'ont pas non plus un taux d'épargne élevé : en 2004, les Canadiens n'épargnaient qu'environ 2,4 % du revenu disponible, selon Statistique Canada. Lorsqu'ils se retrouvent incapables de travailler ou devant une dépense imprévue, un bris mécanique de l'auto par exemple, ils ne peuvent y faire face.

Étape 3 : Déterminer ses objectifs
On peut avoir des objectifs à court terme (moins d'un an), à moyen terme (d'un à cinq ans) ou à long terme (cinq ans et plus). L'achat d'une maison ou le financement d'un voyage en sont des exemples. Pour atteindre ses objectifs, on doit fixer un montant à mettre de côté tous les mois et déterminer une date limite de réalisation. Ainsi, pour acheter une propriété, on peut décider d'engranger chaque année des REER et de «rapper» (c'est-à-dire bénéficier du régime d'accession à la propriété, le RAP) le moment venu. Le RAP permet de retirer d'un REER jusqu'à 20 000 $ par personne et 40 000 $ par couple afin d'acheter une première maison, et ce, sans payer d'impôt sur les montants utilisés à cette fin.

Étape 4 : Planifier sa retraite
Pourquoi penser à la retraite quand on a 25 ans et toute la vie devant soi? Tous les planificateurs financiers vous le diront : plus on commence tôt à mettre de l'argent dans un REER, plus gros sera notre pécule à 65 ans. Or, selon Michel Tremblay, planificateur financier indépendant, les jeunes commencent souvent trop tard. «Il n'est pas rare de rencontrer des gens de 35 ans et parfois plus qui n'ont pas mis un sou dans un REER et n'ont pas de fonds de pension de l'employeur, dit-il. Il y a beaucoup d'éducation à faire en cette matière. Les jeunes connaissent le terme "REER", mais souvent ils ne connaissent pas toutes les fonctions de ce type de régime. Peu savent, par exemple, que l'argent investi dans un REER fructifie à l'abri de l'impôt.»

Combien devrait-on mettre dans un REER? «Il faut réserver au moins 10 % de son revenu brut chaque année, affirme Michel Tremblay. L'idéal consiste à mettre 18 % de son revenu annuel, ce qui équivaut au maximum déductible déterminé par le gouvernement.» Et emprunter pour cotiser à un REER, est-ce une bonne idée? «Cela dépend de notre capacité à rembourser ce prêt, selon nos autres dépenses», dit-il.

«Les fonds d'un REER peuvent servir à des placements risqués (comme des fonds communs de croissance) ou conservateurs (des obligations, par exemple). Cela dépend du niveau de tolérance de chacun», dit le planificateur financier.

Mais le REER n'est qu'une des stratégies de placement valables en vue de la retraite. «Le meilleur placement reste l'achat d'une maison, car se loger correspond souvent à 25 % à 30 % de nos revenus, dit Michel Tremblay. Une fois la maison payée, on n'a plus de loyer à payer, mis à part les taxes et les assurances.»

Étape 5 : Gérer le crédit de façon responsable
Difficile, toutefois, de penser à l'achat d'une maison si votre taux d'endettement est trop élevé, car les institutions financières lèveront le nez sur votre demande d'hypothèque! C'est l'une des raisons pour lesquelles il faut adopter une attitude responsable à l'endroit du crédit.

«Il faut s'endetter le moins possible, rembourser assidûment son prêt étudiant, utiliser intelligemment sa marge de crédit et, surtout, sa carte de crédit, conseille Lise Morin. Idéalement, il faut avoir une seule carte, l'utiliser le moins possible ou rembourser entièrement son solde chaque mois, avant l'échéance, pour ne pas payer d'intérêts.» Un truc pour les consommateurs compulsifs : laissez votre carte de crédit à la maison, ainsi que la carte de débit s'il le faut! Bien pigé? Et maintenant, à vos calculatrices!




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