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[Carrière]
Ceci est mon sang
Pour obtenir davantage de satisfaction au travail, il faut d'abord savoir ce que l'on vaut et ce que l'on veut. Ce travail sur soi est nécessaire, soulignent les spécialistes, notamment parce qu'avant de cogner à la porte du grand boss, mieux vaut être sûr de ce qu'on va demander! Les employés insatisfaits doivent déterminer ce qui les embête le plus : les longues journées, le salaire, les tâches, les collègues, l'absence de perspectives d'avancement, etc. Il leur faut aussi vérifier si d'autres positions les attirent au sein de leur entreprise.
C'est également une bonne idée de questionner les raisons qui nous poussent à accumuler les tâches ou à multiplier les heures supplémentaires. Et de le faire savoir au patron, qui ne peut pas deviner nos intentions ou nos désirs. Pour les bons samaritains comme Josée, exprimer ses insatisfactions est souvent un geste courageux, mais nécessaire. «Si on ne précise pas nos motifs, il y a peut-être des occasions d'emploi dont on ne nous parlera pas parce que personne ne saura qu'elles nous intéresseraient», ajoute François Bernatchez.
Évidemment, ce n'est pas facile. Mais il y a moyen de faire passer son message même si notre supérieur nous apparaît lointain, froid ou incompréhensif. «Clarifiez les choses avec lui en lui demandant tout simplement s'il trouve normal que vous travailliez tant, compte tenu de votre salaire, ou quelle est votre description de tâches exacte», conseille Natalie Rinfret, professeure à l'École nationale d'administration publique (ENAP). «Pour éviter de passer pour un “chialeux”, dites-lui aussi où vous vous voyez dans la compagnie ou ce que vous aimeriez y faire, ajoute-t-elle. Si le patron constate que vous voulez rester au service de l'entreprise et que vous êtes de bonne volonté, le risque d'être congédié sur-le-champ est faible : le roulement de personnel coûte trop cher et la main-d'ouvre qualifiée est trop rare!»
La démarche en vaut la peine : la reconnaissance est un des facteurs les plus importants de la satisfaction au travail et, à long terme, son absence peut être dangereuse pour le moral. En effet, ne pas se sentir apprécié comme employé affecte négativement l'estime de soi : comme on nous montre quotidiennement que nos compétences valent peu, on finit par le croire. Nos aptitudes elles-mêmes risquent d'en souffrir! «Une personne dont on abuse sera déprimée et cela affectera son rendement», dit Charles-Henri Amherdt.
Par la suite, si rien ne change, on peut envisager de démissionner. «Mais d'ici là, quand on vous demande de faire une tâche supplémentaire, il faut absolument négocier une contrepartie», ajoute François Bernatchez. Par exemple, demander une hausse de salaire, un aménagement d'horaire, des responsabilités additionnelles ou l'abandon de certaines tâches dont vous vous acquittiez jusque-là.
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Êtes-vous une pâte molle?
Faire du vent?

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