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[Formation | Emploi] . mais modestes salaires Ces travailleuses font malheureusement partie des premières victimes lorsqu'il y a des restructurations d'entreprises.L'un des facteurs expliquant la quasi-stagnation du salaire des adjointes au cours des dernières années est que la demande d'employés de soutien n'est pas aussi forte que pour d'autres professions, comme les comptables, croit Michael O'Leary. Dans son guide annuel, OfficeTeam distingue trois secteurs d'emploi, au Québec, où les perspectives d'embauche sont plus reluisantes : le secteur immobilier, l'industrie pharmaceutique et la biotechnologie. Courte vue Par ailleurs, les perspectives pour le soutien administratif sont à la baisse. Dans son rapport Le marché du travail au Québec : Perspectives d'emploi 2004-2008, Emploi-Québec souligne que l'ensemble des professions de niveau technique dans le secteur des affaires, des finances et de l'administration a connu une décroissance importante au cours de la dernière décennie. Pour sa part, le site Emploi-Avenir Québec s'attend à un déclin de 2,8 % du nombre de secrétaires d'ici à 2008. Ces travailleuses font malheureusement partie des premières victimes lorsqu'il y a des restructurations d'entreprises, remarque Céline Thibault, du Collège de Sherbrooke. Toutefois, les mieux qualifiées échappent parfois à la moulinette, au grand dam des plus expérimentées, qui n'ont souvent pas su développer autant de compétences. Par ailleurs, Michael O'Leary remarque une nouvelle tendance chez les employeurs : celle de recourir de façon ponctuelle à des employées de soutien. «Elles sont embauchées pour dépanner le temps d'un projet et minimiser ainsi le fardeau de travail, explique-t-il. La pratique n'est pas nouvelle, mais n'était pas aussi répandue au Québec il y a dix ans.» Pour se tailler une place de choix, quel chemin semble le mieux approprié? Les formations (diplôme d'études professionnelles [DEP], diplôme d'études collégiales [DEC] ou formation continue) varient selon la durée et le contenu. Le hic, c'est que lors de l'embauche, «les employeurs ne font pas la distinction entre un DEP et un DEC en bureautique», déplore Céline Thibault. Peu importe leur formation, les candidates en début de carrière seraient traitées sur le même pied et doivent se contenter de bas salaires. «C'est tout à fait désolant, s'indigne la spécialiste. Il reste encore beaucoup de chemin à faire. Le soutien administratif est une profession qui traîne encore son lot de préjugés.» Pour sa part, Carole D'Amato garde malgré tout bon espoir pour les candidates dynamiques qui désirent ouvrer dans ce milieu. Les individus confiants à la personnalité agréable se démarquent souvent des autres. «Les employeurs ne veulent plus de gens soumis», croit Carole D'Amato. «Les candidats d'aujourd'hui sont beaucoup mieux informés sur la profession, maîtrisent bien les techniques d'entrevue et sont mieux équipés pour affronter la situation», conclut Michael O'Leary. |
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