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[Formation | Emploi]
Associée de direction, gestion de l'invalidité, Standard Life
Nathalie Cataford
Une main de fer dans un gant de velours, c'est ce qu'il faut quand vient le temps d'analyser des réclamations.
L'invalidité, ce n'est franchement pas jojo. Quand une personne est soudainement dans l'incapacité de travailler durant une période de temps indéterminée, c'est sur le bureau de l'analyste aux réclamations que le dossier atterrit. Celui-ci doit déterminer si le client est médicalement inapte au travail.
C'est sa capacité d'écoute et de discernement qui a permis à Nathalie Cataford de dégoter son premier emploi comme analyste aux réclamations, il y a presque dix ans. Aujourd'hui, elle dirige le service des réclamations en invalidité à la Standard Life. Selon elle, il faut avoir le cour à la bonne place et celui-ci doit être bien accroché pour pratiquer ce métier. Elle côtoie en effet régulièrement des gens qui ont de sérieux problèmes de santé. Il faut également comprendre les aspects légaux et administratifs, puis faire preuve de jugeote pour déjouer les tours de passe-passe d'éventuels Bougon.
Mais ce ne sont pas eux qui posent le plus de problèmes. «Le plus difficile dans ce métier, c'est d'annoncer un refus à quelqu'un en vertu des clauses de sa police d'assurance, même s'il en avait vraiment besoin», admet Nathalie Cataford. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas! L'idée qu'elle puisse faire une véritable différence dans la vie d'autres gens la réconforte.
Dans ce métier, il faut apprendre à se blinder tout en faisant preuve d'empathie, particulièrement lorsqu'elle interagit avec les clients, habituellement au téléphone. «C'est une attitude, une approche qui n'est pas facile à développer. Ça ne se fait pas du jour
au lendemain.»
Il n'y a pas de formation précise menant à ce métier. Les sociétés d'assurances recrutent souvent des candidats de tous horizons, qui sont ensuite formés par l'entreprise. Ceux qui démontrent un intérêt pour le domaine de la santé sont favorisés.(J.-F. P.)
Roulement à bile
Et le vendeur qui se promène avec sa mallette?
Portrait de «pro» : Nathalie Cataford
Portrait de «pro» : Claude Renault
Portrait de «pro» : Marc Legendre

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