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Nouvelles d'ailleurs

Inde
La mauvaise éducation

On peut aujourd'hui poursuivre une chaîne de fast-food ou un cigarettier pour des problèmes de santé. Pourquoi, alors, ne pas poursuivre une école parce qu'on est au chômage? C'est ce que s'est dit Narasing Lal, un Indien de 36 ans qui juge que l'école publique qu'il a fréquentée dans sa jeunesse est responsable de son incapacité à trouver du travail. Il a déposé une plainte de dix pages devant la commission des droits de l'homme de sa province, l'Andhra Pradesh, dans le sud de l'Inde. Il réclame de l'État des dommages et intérêts pour la mauvaise qualité de l'éducation qu'il estime avoir subie. Pendant ses études, les élèves médiocres trichaient de façon éhontée au vu et au su des professeurs, déplore-t-il, et les élèves studieux – dont lui – n'arrivaient pas à obtenir de meilleures notes que les tricheurs. La commission provinciale a accepté la plainte et a enjoint le ministère de l'Éducation d'enrayer la pratique de la tricherie dans les écoles.
Source : Courrier international, 29 septembre 2005.

États-unis
Apprentissage heureux

Partager son temps entre travail et vie personnelle, ça s'apprend. Désormais, des écoles américaines aussi prestigieuses que la Wharton School de l'Université de Pennsylvanie (où a notamment étudié Donald Trump), la Harvard Business School ou la Graduate School of Business de Stanford ont d'ailleurs commencé à mettre cette «discipline» au programme. C'est une matière optionnelle à la Wharton School, par exemple, mais néanmoins populaire auprès des étudiants. Ils apprennent entre autres à faire l'inventaire de leurs priorités professionnelles et personnelles et à rechercher le soutien de leurs patrons pour un nouvel aménagement du temps de travail. Le professeur de management qui donne ce cours, Stewart Friedman (un ancien cadre de Ford), croit cependant que le règne des bourreaux de travail n'est pas près de s'achever. Selon lui, il faudra une génération avant que les employeurs comprennent que les employés heureux dans tous les aspects de leur vie sont les plus performants.
Source : Courrier international, 29 septembre 2005.


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