accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire
retour au sommaire
  [S'accrocher à son choix de carrière]
Stop ou encore
par Marie-Ève Cousineau

Avant de pouvoir pratiquer la profession tant convoitée, il arrive que la route soit longue et difficile. Un proche peut tenter de nous faire changer de choix de carrière. Des employeurs peuvent refuser notre candidature ou aller jusqu'à dire que nous ne sommes pas à notre place dans un tel métier! S'il faut dans certains cas se rendre à l'évidence et modifier notre orientation professionnelle, il est parfois payant de s'entêter.

Vous sortez d'une entrevue d'embauche et vous ne savez trop à quoi vous en tenir. Quelques jours plus tard, les nouvelles sont mauvaises : vous n'avez pas été choisi. C'est le genre d'expérience qui peut arriver à tout le monde, bien sûr. Le problème, c'est lorsque ce scénario se répète d'une fois à l'autre. Le candidat qui se heurte constamment à des refus devrait-il se poser de sérieuses questions sur son choix de carrière?

Pas nécessairement, croit Mathieu Guénette, conseiller d'orientation au Collège Jean-de-Brébeuf et à Emploi-Québec. Dans certains secteurs, comme les arts et les sports, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, explique-t-il. «Il est donc normal de devoir persévérer dans ses démarches.» Mais encore faut-il déterminer si son ambition est réaliste : une quadragénaire obèse ne pourrait pas devenir ballerine...

Mathieu Guénette ne décourage jamais une personne de tenter sa chance dans un secteur «difficile». Mais elle doit être consciente des embûches auxquelles elle aura à faire face. D'après lui, ce sont souvent les proches du candidat qui risquent de lui donner une douche froide : «Les gens offrent des conseils en fonction de leurs expériences personnelles et en tenant pour acquis que la personne leur ressemble», explique-t-il. Par exemple, le père entrepreneur qui a sombré dans la faillite sera peut-être peu enclin à encourager son fils à se lancer à son propre compte.

Par ailleurs, faire piètre figure en entrevue, même à répétition, ne signifie pas automatiquement que l'on s'est trompé de vocation. «Certains candidats ne "passent" pas en entretien, mais sont très compétents techniquement», observe Denis Gagnon, président d'Isocrate Recruteur-Conseil, une firme de recrutement spécialisée dans la recherche de cadres et de professionnels. Tout est dans l'art de convaincre... et de se vendre : le facteur «personnalité» compte pour environ 75 % dans la sélection d'un candidat, d'après lui. Il peut donc se révéler profitable de consulter un conseiller d'orientation ou un coach en carrière, par exemple, pour déterminer si l'on s'est vraiment trompé de voie... ou si de simples maladresses nous empêchent de percer.

Denis Gagnon cite l'exemple d'un gestionnaire à la recherche d'un emploi depuis deux ans et qui ne savait pas «se vendre»... De quoi susciter un questionnement professionnel! «Il était nerveux et mal préparé pour ses entrevues. Je lui ai donné des conseils et une entreprise l'a finalement engagé.»

Lâcher le morceau
Même s'ils y travaillent d'arrache-pied, certains étudiants n'arrivent pas à être admis dans le programme de formation de leur choix, et certains chercheurs d'emploi ne parviennent pas à obtenir de poste dans le domaine convoité. Peut-être n'ont-ils pas un dossier scolaire suffisant ou le profil de compétences nécessaire. «Il faut alors en faire son deuil et c'est très douloureux», souligne Isabelle Falardeau, psychologue et conseillère d'orientation au Cégep de Granby Haute-Yamaska. C'est d'autant plus dur pour ceux qui, depuis l'enfance, entretiennent leur rêve à coup de «plus tard, je serai...».

À tort, certains choisiront de s'acharner face à leur échec. Dans un livre intitulé S'orienter malgré l'indécision (Éditions Septembre, 1999), la psychologue associe ce comportement à celui d'un oiseau, le pic. Si ces personnes «picossent» toujours le même bout de bois, c'est qu'elles n'ont jamais envisagé d'autre carrière et sont incapables de composer avec la multitude de possibilités professionnelles. «On pense que ces personnes sont décidées, mais en réalité, elles sont indécises», soutient Isabelle Falardeau.

Mais tôt ou tard, le pic est confronté à la réalité. Nicolas Bussières, conseiller chez Diogène Recrutement, une firme de ressources humaines de Sainte-Foy, a déjà invité un candidat à faire une réflexion sur son orientation professionnelle, après cinq minutes d'entrevue. «Il n'avait pas les traits de personnalité d'un conseiller en gestion des ressources humaines, comme la facilité à communiquer», précise-t-il. Le candidat a semblé réagir positivement à sa remarque. «Je lui ai donné le petit coup de pied dont il avait besoin pour passer à l'action.»

N'empêche, de bons candidats peuvent passer sous le nez des recruteurs les plus expérimentés. «Pour un poste, je regarde parfois 60 dossiers et je convoque près de 12 personnes en entrevue», souligne Jean Gauthier, président de la firme de recrutement Gauthier Conseils. Sur ce nombre, trois ou quatre rencontreront l'employeur qui, lui, n'en choisira qu'un... «Le recrutement n'est pas une science exacte.» Ce spécialiste du recrutement estime que tous les candidats qu'il sélectionne pour une première rencontre avec l'employeur sont susceptibles d'être embauchés. «Une personne peut être refusée tout simplement parce qu'elle est trop compétente pour un poste, explique-t-il. On pense qu'elle perdra rapidement de la motivation.» Jean Gauthier mentionne aussi que si un candidat lui dit qu'il n'était pas en pleine forme lors de l'entrevue, il lui permettra d'en passer une autre.

Il ne faut évidemment pas baisser les bras au premier obstacle. Marie-Ève Sylvestre, avocate, en est la preuve. En 1996, l'Université McGill a refusé sa candidature au baccalauréat en droit, après lecture de son dossier. «Je n'ai jamais vraiment su pourquoi. J'avais une forte moyenne. Par contre, j'ai fait mon cégep en trois ans au lieu de deux parce que j'étais impliquée en politique étudiante. Je crois que c'est ce qui m'a nui.» Elle a été admise la même année à la faculté de droit de l'Université de Montréal. Depuis, elle a terminé première de la cohorte de 2000 du Barreau du Québec, a travaillé comme clerc à la Cour suprême du Canada et effectue présentement des études de doctorat à l'Université Harvard... Tant pis pour McGill!


Les sceptiques sont confondus...

Plusieurs personnalités ont essuyé de cinglantes rebuffades au cours de leur formation ou au début de leur carrière. Ils ont persévéré dans leur voie envers et contre tous... et ont gagné leur pari. Histoires de revanches célèbres.

Elvis Presley, chanteur et acteur
Après son premier spectacle, voici le commentaire qu'il essuya de la part de Jim Denny, directeur de l'émission musicale où il s'était produit : «T'arriveras à rien. Tu devrais retourner conduire ton camion.»

Marilyn Monroe, actrice
Quand celle qui portait encore le nom de Norma Jean Mortenson cogna à la porte de l'agence de mannequins Blue Book en 1944, la directrice ne lui offrit aucun espoir : «Vous feriez mieux de trouver un travail de secrétaire ou un mari.»

Thomas Edison, inventeur du phonographe, du kinétoscope, de l'ampoule électrique et de la lampe à incandescence
À la petite école, un professeur lui a signifié qu'il n'était pas une... lumière. Décrété «instable» par ce dernier, Thomas Edison a quitté l'école à l'âge de sept ans.

David Hume, philosophe
En 1744, alors qu'il avait 33 ans, celui qui est désormais reconnu comme un digne représentant de l'empirisme philosophique a été refusé à la chaire de «morale et philosophie pneumatique» de l'Université d'Edimbourg.

Jacques Brel, auteur-compositeur, chanteur et acteur
En 1954, Jacques Brel est arrivé 27e sur 28 lors du «Grand Prix de la Chanson» de Knokke-le-Zoute, en Belgique. Le 28e participant avait été disqualifié dès la première audition, pour cause de voix médiocre!

Luc Robitaille, hockeyeur
Avec quelque 620 buts marqués depuis ses débuts dans la LNH, Luc Robitaille se dirige tout droit vers le Temple de la Renommée. Qui l'eût cru? En 1984, il a été repêché en neuvième ronde par les Kings de Los Angeles. Cent soixante-dix joueurs ont été choisis avant lui!

Réjean Ducharme, écrivain
En 1966, aucun éditeur québécois n'a voulu du premier roman de Réjean Ducharme, L'Avalée des avalées. C'est Gallimard, un cousin français, qui a daigné le publier...

Charles Aznavour, auteur-compositeur, chanteur et acteur
À ses débuts sur scène, Charles Aznavour n'inspirait rien qui vaille à la critique française, qui le trouvait «trop petit, sans voix et sans charisme». La chanteuse Édith Piaf, dont il devint plus tard le parolier, a tout tenté pour faire percer son ami. Un directeur de théâtre avait eu cette réplique cinglante : «Je ne peux tout de même pas engager l'électricien de Piaf.»

Albert Einstein, physicien
Au début du siècle dernier, Albert Einstein a longtemps vainement tenté de se faire embaucher comme assistant de recherche par plusieurs universités européennes. On le trouvait «trop frondeur et indépendant». Seize ans plus tard, le génie terminait ses travaux sur la théorie de la relativité générale.

Sources : Courrier International; Info Science (www.infoscience.fr); Yahoo! Encyclopédie (fr.encyclopedia.yahoo.com); Encyclopédie Wanadoo Hachette (www.wanadoo.fr); Yahoo! — musique (fr.music.yahoo.com); La Presse Canadienne; Ligue nationale de hockey (nhl.com/lineups/player/8450941.html).


carnet web
 
Accueil Jobboom
 

 


Commentaires: lemagazine@jobboom.com
Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
Jobboom est une division de Canoë inc.