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[Mot
de la rédaction]
Nouveau
départ
par
Stéphanie Fillion
Qu'il s'agisse d'arrêter de fumer, de perdre moins de temps dans le Web,
de faire de l'exercice ou de visiter sa famille plus souvent, les résolutions
du nouvel an sont vite prises et vite oubliées.
On blâmera le feu roulant du quotidien ou notre indécrottable résistance
au changement. Aussi ennuyante soit-elle, la routine est si confortable...
On rejette souvent le changement parce qu'il est difficile, qu'il demande
de la volonté et parce que changer, c'est prendre des risques. Changer d'emploi,
par exemple, peut être une expérience particulièrement stressante.
Que dire alors du changement ultime, la réorientation de carrière? Certains
d'entre nous y avons bien songé un jour ou l'autre, un soupir aux lèvres,
pour rejeter l'idée aussitôt. Trop compliqué, trop incertain. D'autres se
lancent cependant dans l'aventure. Avec courage et, surtout, beaucoup d'audace.
«Il faut parfois oser des choses insensées parce que c'est le seul
moyen d'ouvrir la porte aux événements surprenants qui peuvent changer le
cours de notre vie, la seule façon de laisser l'imprévu nous offrir des
possibilités nouvelles», écrivent Willy Pasini et Donata Francescato
dans un ouvrage intitulé Le courage de changer (Paris, Éditions Odile Jacob,
2001).
Difficile tout de même d'oser la réorientation totale, surtout quand on
a l'impression qu'il s'agit d'un choix irrémédiable, qui met fin à une première
partie de notre vie pour en déterminer la suite. Mais justement, opter pour
une nouvelle carrière ne signifie pas fermer une porte pour n'en ouvrir
qu'une autre. C'est faire la découverte, vertigineuse et libératrice, qu'on
peut en ouvrir plusieurs si on le veut.
«Peut-être que dans cinq ou dix ans, je vais essayer autre chose»,
conclut l'une des personnes interviewées dans notre dossier. «C'est
extraordinaire : j'ai compris que j'ai du pouvoir sur ma vie.»
Meilleurs voux pour 2003!
Julie Tremblay
Rédactrice en chef
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