Le Québec compte à lui seul deux des plus importants imprimeurs au
monde (dont le plus gros!) ainsi qu'une pléiade de PME spécialisées en
impression. Mais l'industrie manque de main-d'ouvre : la moyenne d'âge
des travailleurs actuels progresse vite et la relève se fait rare. Les
imprimeurs appellent les jeunes à la rescousse.
Le travail des imprimeurs est visible partout autour de nous. Les romans
et magazines que nous lisons, la publicité dans nos boîtes postales, les
sacs à pain tranché, les inscriptions sur les t-shirts griffés, etc. « L'imprimé
est utilisé tellement couramment qu'on oublie qu'il y a du monde qui travaille
pour confectionner tout ça. Juste pour imprimer une boîte de céréales,
il faut faire appel à une quinzaine de métiers différents »,
souligne Ghyslaine Marcotte, coordonnatrice de projet au Comité sectoriel
de main-d'ouvre des communications graphiques du Québec (CSMO-CGQ).
Pour continuer à fonctionner, l'industrie de l'imprimerie a grandement
besoin de renfort. Plusieurs postes sont en pénurie chronique de main-d'ouvre.
Avec une moyenne d'âge de près de 44 ans, le vieillissement des employés
s'accélère dangereusement. « Il y a tellement d'entreprises
en imprimerie qu'il manque de monde partout », explique Gilles
Hivon, copropriétaire de l'imprimerie Debesco, à Granby.