Obtenir une seconde chance, c’est le rêve des personnes
judiciarisées. Prisonnières d’un lourd passé,
elles doivent renouer avec la vie active. Les efforts sont justifiés
: l’intégration au marché du travail est souvent une
clé dans la réussite de leur réinsertion sociale.
Et de la reconquête de leur liberté…
S’il pouvait faire disparaître d’un coup de baguette magique
les préjugés à l’égard des personnes judiciarisées,
Michel Monette n’hésiterait pas une seconde. Président du
Comité aviseur pour clientèle judiciarisée adulte (CAPJA)
et directeur d’OPEX’82, un organisme dédié au développement
de l’employabilité de ces personnes ainsi qu’à leur
réinsertion sociale, il croit dur comme fer à la réhabilitation.
«Des dénouements heureux, j’en ai vu plusieurs en 15 ans,
évoque Michel Monette. Je me rappelle de gars qui ont écopé
de sentences à vie, qui ont passé 20 ans en prison, s’en
sont sortis et nous appellent encore aujourd’hui pour nous dire que tout
va bien, qu’ils sont mariés… Dans les faits, il y a beaucoup
de happy endings! Malheureusement, les succès ne font pas la une des
journaux.»