Terminés les maux de tête causés par une mauvaise
ventilation, le teint vert résultat de l’absence de soleil
ou les yeux rougis par les reflets des néons. Place au «bâtiment
intelligent», équipé de toutes les nouveautés
technologiques et même doté d’un petit supplément
d’âme.
Si dans les années 1980 il suffisait d’un beau hall d’entrée,
d’un tapis moelleux et de quelques peintures accrochées aux murs
pour donner aux employeurs l’impression d’améliorer la qualité
de vie des travailleurs, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ceux
qui conçoivent les nouveaux lieux de travail promettent d’éviter
les erreurs du passé en développant le concept de l’édifice
«intelligent».
«Pour avoir une entreprise performante, il faut que l’employé
soit dans un environnement de travail confortable, agréable et qui donne
envie d’y rester plus longtemps», juge Chantal Ladrie, chargée
de projet pour Moureaux Hauspy, un important bureau de design d’intérieur
montréalais. La designer a le mandat d’aménager les bureaux
de CGI, une entreprise de technologies de l’information, dans la Phase
1 de la Cité du commerce électronique au centre-ville de Montréal
— un édifice considéré comme «intelligent».