Elle est toute menue, avec une voix de gamine. Mais les apparences
sont trompeuses : Laure Waridel est une véritable battante. À
28 ans, nouvellement maman, la militante de gauche et environnementaliste
a côtoyé paysans et indigènes des jungles d’Amérique
du Sud, d’Afrique et du Chiapas. Elle a cofondé l’organisme
Équiterre, la «multinationale» du commerce équitable
et du développement durable, qui compte plus de 700 points de vente
de café équitable au Québec. Elle a rédigé
deux ouvrages remarqués sur ces sujets, traduits en anglais, et
donne des conférences un peu partout dans le monde. Depuis deux
ans, elle a une chronique régulière sur les ondes de la
radio de Radio-Canada. Ce n’est pas tout : elle est aussi chercheuse
en commerce équitable à l’Université de Victoria,
où elle a été sélectionnée pour le
programme Eco Research, Chair of Environment, Law and Policy qui retient
seulement deux candidatures par an.
Nous avons voulu découvrir ce qui fait courir Laure Waridel
et ce qui lui donne le goût de sortir des sentiers battus.