Cette envie de partir au loin qui nous assaille tous de temps à autre
s’explique assez mal. Pourquoi tant rêver d’aller voir ailleurs
si on y serait plus heureux? Pourquoi déplacer à l’étranger
notre quête d’équilibre ou de satisfaction?
C’est probablement pour fuir, avant tout. Fuir la routine, l’ennui
et les ennuis, les contraintes, ou parfois même cette impression de n’avoir
plus rien devant soi. C’est aussi par curiosité et besoin de nouveauté.
Pour cette sensation grisante de dépaysement, le plaisir de faire une
découverte à chaque pas et de changer de rythme de vie. Pour s’enrichir
de nouvelles expériences et de nouvelles connaissances.
On se contente généralement de nos deux ou trois semaines de
vacances pour faire tout ça. Puis on reprend sagement notre place en
patientant jusqu’à la pause suivante.
Certains ont pourtant le culot de mener jusqu’au bout leur désir
d’évasion. Ils partent pour plusieurs mois, parfois quelques années.
Les autres les regardent s’envoler avec un brin d’envie, puis écoutent
leurs récits de voyage en se disant qu’ils en feraient bien autant,
si seulement c’était possible. Parce qu’il y a le travail
ou les études qui les en empêchent, quand ce n’est pas la
présence d’un conjoint ou des enfants qui vient compliquer les
choses.
Mais rien n’est plus faux, et les bourlingueurs interviewés dans
notre dossier en sont la preuve. Il existe 1 001 façons de PARTIR —
à chacun de trouver la sienne. Ça vous tente?
Julie Tremblay
Rédactrice en chef