Ce printemps, nous nous sommes rendus coupables de pensée positive.
Après avoir réalisé au cours des derniers mois des dossiers
et des articles portant sur le travail qui bouffe notre vie, les mises à
pied, les iniquités salariales, le chômage, la précarisation
des emplois et le ralentissement économique, nous avions envie de sortir
un peu de ce sombre marasme. Après tout, même sur le marché
du travail, il y a des éclaircies.
Nous avons donc porté nos lunettes roses le temps de préparer
ce numéro estival, pour nous concentrer sur ce que le travail vous réserve
de meilleur. Résultat : 5 bonnes raisons de sourire - la main-d'uvre
se renouvelle, l'économie prend du mieux, les «vraies» valeurs
retrouvent leur place, les entreprises tendent à se responsabiliser et
le Québec est décidément un bon endroit où vivre
et travailler.
Ajoutez à cela des entreprises qui facilitent les efforts de leurs employés
cyclistes, des ouvertures de postes à la pelletée dans la fonction
publique québécoise, et Françoise David, ex-présidente
de la Fédération des femmes du Québec, qui pilote maintenant
une campagne publique faisant la promotion d'une réforme de la Loi sur
les normes du travail, et vous obtenez un tableau particulièrement encourageant.
Ce n'est pas tout! Le 1er mai dernier, on apprenait à l'occasion de
la Fête internationale des travailleurs que le salaire minimum sera augmenté
de 30 cents cette année (20 cents en octobre, soit 20 mois après
la dernière hausse, et 10 cents en février 2003), pour atteindre
7,30 $. C'est trop peu, au dire des groupes de défense des travailleurs.
La nouvelle a tout de même soulevé l'ire du patronat, qui juge
que cette hausse de 4 % risque de nuire à la compétitivité
des entreprises québécoises.
Une petite dernière? À la fin du mois d'avril, une enquête
du quotidien Globe and Mail révélait que malgré des profits
à la baisse, les dirigeants des plus grandes compagnies canadiennes ont
vu leurs compensations (salaires, primes et autres avantages) augmenter de 54 %
en 2001
Réjouissant, toutes ces bonnes nouvelles, non?
Julie Tremblay
Rédactrice en chef