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[Cahier spécial: L'éducation et la formation continue] Le
choix d'une formation, ça se travaille! par Stéphanie Fillion Lorsqu'on est enfant, on décide le lundi de devenir médecin, le mardi d'être créateur de mode et le vendredi d'être pompier! On se rend toutefois rapidement compte qu'arrêter son choix sur une carrière est loin d'être aussi facile... Si le choix de carrière initial donne souvent lieu à un questionnement profond concernant ses goûts, ses aspirations, ses talents et même ses valeurs, l'orientation professionnelle est une préoccupation qui refait surface à plusieurs étapes de la vie. «Aujourd'hui, être un adulte veut dire apprendre et apprendre veut dire changer. Le marché du travail est d'ailleurs une source d'apprentissage fantastique et implique de s'adapter à des milieux qui sont en perpétuelle évolution», affirme Louise Marchand, professeure et chercheuse au Département de pédagogie et d'andragogie de l'Université de Montréal. En fonction de quels critères choisit-on une carrière? Quelles sont les questions à se poser avant d'arrêter son choix? Quelles sont les bonnes stratégies à mettre en uvre dans sa démarche d'orientation professionnelle? Comment éviter d'accumuler des erreurs qui peuvent être coûteuses? Nous avons posé ces questions à des spécialistes de l'orientation professionnelle et des ressources humaines. Le monde professionnel est plus compétitif que jamais, et les travailleurs doivent s'adapter à cette réalité. On doit s'attendre à retourner périodiquement sur les bancs d'école au cours de son séjour sur le marché du travail. Et puisque la valeur d'un diplôme est proportionnelle à ce que l'on peut en faire sur le terrain, on sera appelé à explorer au cours de notre carrière les différentes avenues qui permettent de tirer le maximum d'un programme d'études ou d'une formation continue. On a toute une vie pour apprendre!
[Cahier spécial:
L'éducation et la formation continue]
par Guylaine Boucher Certains sont en mesure de faire un choix de carrière éclairé
à la fin de leurs études secondaires. D'autres ont besoin
d'explorer plus longuement avant de se décider. Quoi qu'il en soit,
tout le monde doit passer par une période de questionnement et
de mise au point avant de choisir sa voie. Le choix professionnel implique un examen approfondi de sa personnalité.
Toutefois, il faut être conscient que l'on arrive rarement à
tomber juste du premier coup! «Des étudiants culpabilisent alors qu'une erreur de parcours
peut se révéler très enrichissante. L'approche essai/erreur
ne devrait pas donner lieu à un constat d'échec»,
affirme Léo Blanchet, conseiller d'orientation au Collège
Maisonneuve. «Seulement 25 % de la clientèle du Collège
Maisonneuve termine ses études dans le programme de formation choisi
au départ et dans les deux années prévues. Ce n'est
pas tragique : c'est une période où les jeunes se découvrent
et évaluent dans quel domaine ils souhaitent se spécialiser.» La bonne vieille méthode qui consiste à «garder les
portes ouvertes» n'est pas une mauvaise stratégie, estime
Léo Blanchet. «Au collégial, les étudiants
changent et prennent connaissance des diverses avenues professionnelles
qu'ils pourraient emprunter.» L'étudiant a toutefois intérêt
à demeurer à l'écoute de ses intérêts
et aptitudes s'il veut pouvoir réajuster son tir. Lors de telles rencontres, on a remarqué que les critères
d'évaluation des jeunes relevaient surtout de leurs intérêts
personnels. Ainsi, ils se posent des questions telles que : «Est-ce
que je m'imagine faire ce travail? Est-ce que j'aimerais uvrer dans
ce milieu?» Dans un monde idéal, tous les diplômés
du secondaire pourraient passer une journée dans le milieu professionnel
où ils aimeraient travailler plus tard. Malheureusement, les contraintes
d'organisation Christine Cuerrier, conseillère d'orientation à l'UQAM,
insiste également sur l'importance de bien saisir le lien entre
la formation et le milieu professionnel qui y est relié. «Trop
souvent, l'intérêt pour une matière scolaire détermine
le choix d'un programme universitaire. Par exemple, on s'inscrit à
un baccalauréat en sociologie parce qu'on a aimé le cours
de socio au cégep.» Adepte du mentorat professionnel, elle
affirme que le jumelage avec un travailleur permet à l'étudiant
d'acquérir une connaissance des règles du jeu qu'il n'est
pas possible de transmettre sur les bancs d'école. «C'est
un lien privilégié qui permet de faire le pont avec le marché
du travail.» Qui suis-je? Certaines «stratégies» de choix de carrière
sont toutefois à éviter. «Certains se retrouvent dans
un programme par la force des choses ou encore parce qu'ils ont procédé
par élimination, explique Christine Cuerrier. À 18 ans,
il est souvent difficile de faire des choix éclairés. Il
y a aussi un gros problème lorsque la motivation à faire
des études est plutôt la projection du rêve des parents.
Dans ce cas, on peut parier que l'étudiant n'aura pas pris le temps
d'évaluer ses propres intérêts. De plus, les études
abstraites ne sont pas faites pour tout le monde : pour plusieurs, une
bonne technique vaut mieux qu'un baccalauréat général!» Christine Cuerrier soutient cependant que les formations universitaires
qui n'aboutissent pas à des carrières précises peuvent
présenter des avenues intéressantes pour les étudiants
démontrant un intérêt pour la réflexion et
la résolution de problèmes. «Au cours des programmes
de mentorat, on rencontre souvent des professionnels qui ont un baccalauréat
en sciences politiques ou en sociologie et qui ont trouvé leur
place sur le marché du travail dans un tout autre domaine. Généralement,
ces diplômés doivent se montrer un peu plus actifs dans leur
recherche d'emploi, mais ils ont des cheminements de carrière souvent
impressionnants.» Des questions à se poser
pour faire un choix professionnel éclairé Pas toujours facile de choisir ce que l'on veut faire dans la vie! Voici
une série de questions qui peuvent aider à réfléchir
et à mieux se connaître. 1) Quels sont les types d'activités qui me stimulent et qui m'animent? par Corinne Bourgault, c. o. et Mario Charette,
c. o.
[Cahier spécial:
L'éducation et la formation continue]
par Guylaine Boucher La formation continue est de plus en plus présente dans la vie
professionnelle. Parfois, c'est pour gravir un échelon de plus
dans l'entreprise. Pour certains, c'est une façon de développer
de nouvelles compétences et, pour d'autres, il s'agit de se tenir
au courant des dernières avancées technologiques. Parmi
la pléthore de programmes offerts, comment faire le bon choix? De la formation collégiale technique au MBA, en passant par les
diplômes universitaires et la formation sur mesure, les établissements
d'enseignement sont aujourd'hui au diapason des besoins des travailleurs
et des entreprises. «Aujourd'hui, les cheminements de carrière
ne sont plus linéaires», explique Christine Cuerrier, conseillère
d'orientation à l'Université du Québec à Montréal
(UQAM). À l'UQAM, les adultes qui ont choisi de se spécialiser
ou de réorienter leur carrière constituent 40 % de
la clientèle. Des recherches sur la question indiquent d'ailleurs
que les travailleurs effectuent un «mouvement» dans leur vie
professionnelle tous les sept à 10 ans. «La réorientation
est l'un des mouvements possibles, mais le perfectionnement peut aussi
permettre à un individu d'avoir une carrière très
variée», ajoute Christine Cuerrier. En matière de formation continue, la tendance serait au «sur
mesure». En effet, les programmes d'enseignement sont de plus en
plus malléables et adaptables aux besoins de chaque entreprise.
Ainsi, à l'Université Laval, plusieurs programmes ont été
conçus en fonction d'une réalité spécifique.
Par exemple, 800 cadres de la Fédération des caisses Desjardins
y ont suivi un certificat en gestion des organisations, bâti à
l'image de la culture de cette entreprise. «Lors de sa réorganisation,
Desjardins nous a demandé de concevoir une version de notre certificat
en leadership du changement qui serait adaptée à ses nouveaux
besoins de formation», explique René-Michel Roberge. À
l'Université Laval, tous les programmes de deuxième et troisième
cycles pour cadres sont également dispensés sur une base
individuelle et mènent à l'obtention de 30 à 45 crédits. À l'UQAM, la conception de formations collées à
la réalité des entreprises a aussi gagné du terrain.
«Les gens peuvent consulter notre catalogue et s'inscrire à
une formation prédéterminée qui correspond à
leurs besoins. Le directeur des ressources humaines d'une entreprise peut
aussi travailler de concert avec nous pour bâtir un programme sur
mesure adapté au contexte de l'entreprise», explique Francine
Boudreault, directrice générale du Service de formation
sur mesure de l'UQAM. Outre les formations de 7 à 21 heures qui correspondent aux besoins
de sa clientèle, l'UQAM propose aussi des sessions publiques, selon
un horaire préétabli, qui regroupent des cadres en provenance
de différents milieux professionnels. Ces cours ne sont pas crédités
et ne mènent pas à l'obtention d'un diplôme universitaire,
mais procurent plutôt des unités d'éducation continue. Les firmes privées de consultation en ressources humaines ont
aussi adopté la voie du «sur mesure». Serge Baron,
associé du Groupe Conseil CFC, précise qu'une brève
visite en entreprise permet généralement de saisir les besoins
réels de formation. «Avant de construire un programme, on
se rend sur le terrain pour comprendre les besoins du client. Parfois,
on nous demande d'intervenir pour améliorer les relations interpersonnelles
alors qu'on se rend compte que c'est l'organisation du travail qui est
la source de conflit. Les entreprises sont généralement
ouvertes à de tels diagnostics, qui mènent à une
formation ou à une consultation.» Apprendre pour évoluer Il souligne que, dans le processus qui mène au choix d'une formation
continue ou sur mesure, la mise au jour des situations délicates
concernant les employés, les clients ou les partenaires est une
étape cruciale. «Parfois, une telle évaluation mènera
à l'acquisition d'une expérience pointue. À d'autres
occasions, on recense des lacunes du côté des compétences
de supervision, alors qu'à certains moments, on constate que certains
problèmes de communication résultent de la difficulté
à s'exprimer oralement ou par écrit.» Qu'elle soit «sur mesure» ou en «prêt-à-porter»,
la formation continue permet toujours de diversifier ou d'approfondir
ses connaissances et de se tailler une meilleure place sur le marché
du travail.
Des questions à se poser
pour choisir un programme de formation continue
Louise Charette, conseillère en ressources humaines et présidente
de la firme privée de formation et de consultation Multi Aspects,
a formulé huit questions pouvant mener au choix éclairé
d'une formation continue : 1) Quelles sont mes forces et mes limites par rapport à un travail
donné? (G. B.)
[Cahier spécial:
L'éducation et la formation continue]
par Guylaine Boucher Dans un monde où la compétitivité est le nerf de
la guerre, connaissances théoriques et compétences relationnelles
valent de l'or! D'où l'importance de les développer à
l'aide de formations de perfectionnement. Petit tour d'horizon de quelques
choix gagnants. Selon les firmes spécialisées en ressources humaines, les
formations qui visent le développement de compétences relationnelles
gagnent en popularité. Les besoins de remplacement du personnel
de gestion, l'insécurité et le niveau élevé
de stress sont autant de motifs qui expliquent cet engouement. Les formations les plus demandées portent entre autres sur la
communication interpersonnelle, la prévention et la résolution
de conflits dans les équipes de travail, le leadership, la supervision
et la relation avec les clients. «On intervient beaucoup à
l'occasion de grands changements technologiques, de réorganisations
ou encore de réorientation de culture organisationnelle»,
indique Serge Baron, associé du Groupe Conseil CFC, une entreprise
de formation et de consultation en management et ressources humaines. Selon lui, le principal ennemi de la croissance d'une entreprise est
la résistance aux changements et à l'inconfort. «Par
exemple, les superviseurs n'aiment pas nécessairement évaluer
leur personnel. La formation sur mesure auprès des gestionnaires
ira plus loin que la seule compréhension des modes d'évaluation.
On cherche à convaincre les gens de l'importance de l'évaluation.
On vise le développement du savoir-être et du savoir-faire
plutôt que le savoir théorique», explique Serge Baron. Plan de match André Myre, chargé de cours au Département de communications
de l'UQAM, dispense des sessions sur le leadership, la gestion des équipes
de travail et la formation de superviseurs. Il remarque que les demandes
de formation en communication interpersonnelle résultent d'une
volonté des décideurs de comprendre la réalité
quotidienne de leur personnel. «Une foule d'information est détenue
par les employés. Parfois, les patrons ou chefs d'équipe
ont de la difficulté à recueillir ces données qui
pourraient les renseigner sur les besoins et les critiques manifestés
par leurs clients.» Terme à la mode, le coaching a plusieurs définitions. Pour
certains, il vise l'atteinte maximale de l'efficacité des équipes
de travail. Pour d'autres, il fait partie d'une approche de la supervision
qui supprime l'attitude autoritaire pour favoriser un meilleur climat
d'échange. Certains l'interprètent enfin comme une méthode
personnalisée de développement des objectifs et compétences.
Mais, peu importe la signification qu'on y rattache, l'approche coaching
est très populaire du côté de la formation continue. «Les demandes pour du coaching viennent souvent de personnes qui
désirent avoir une promotion ou souhaitent postuler à un
nouvel emploi. Elles se sentent mal à l'aise à l'idée
de ne pas posséder toutes les compétences relatives à
ces fonctions. On élabore alors des formations sur mesure qui permettent
de déterminer les sentiments d'insécurité ou encore
de combler les lacunes recensées», explique Louise Charette,
conseillère en ressources humaines et présidente de la firme
privée de formation et de consultation Multi Aspects. Suivre la cadence «Malheureusement, on donne surtout des formations aux cadres et
beaucoup moins aux employés. C'est une erreur qui touche l'ensemble
de la situation de l'emploi», estime Louise Marchand. Si les nouveaux venus sur le marché du travail possèdent
des niveaux de connaissances technologiques généralement
élevés, les défis de formation concerneront prochainement
une tranche de la population plus âgée. «Résultat
d'une baisse du nombre d'employés qui entrent sur le marché
du travail, on assiste à un retour d'une proportion de la population
vieillissante sur le marché du travail, souligne la professeure.
Ce phénomène a donné lieu à des demandes exponentielles
pour des formations aux nouvelles technologies.» Il n'y a pas d'âge
pour reprendre le chemin de l'école!
Quand la technologie s'en mêle
Plusieurs grandes entreprises s'appuient désormais sur les technologies
de l'information et des communications (Internet, cédérom)
pour véhiculer des formations à leurs employés. En
ayant recours à ces technologies comme support didactique, elles
peuvent atteindre un plus grand nombre d'employés à la fois
grâce aux possibilités offertes par les réseaux. D'autre part, les établissements d'enseignement postsecondaire
ont perfectionné la formation à distance et les cours par
Internet ne sont désormais plus au stade expérimental. Pour
les travailleurs à temps plein, cette formule qui suppose une économie
de temps permet d'intégrer le perfectionnement à des horaires
parfois chargés. Louise Marchand, professeure et chercheuse au Département de pédagogie
et d'andragogie de l'Université de Montréal, souligne toutefois
qu'un encadrement par l'entreprise ou un tuteur de même que du matériel
didactique sont essentiels. «Notre objectif pour les prochains mois
est de produire un guide visant à orienter les entreprises vers
le meilleur choix. Il y a un taux d'échec très élevé
dans ce domaine. Souvent, on utilise une approche triomphaliste pour vendre
les formations. Les difficultés ne concernent pas l'utilisation
des machines, mais plutôt l'approche pédagogique, qui est
parfois très déficiente.» (G. B.)
[Cahier spécial:
L'éducation et la formation continue]
Tirer le maximum de son passage à l'école par Guylaine Boucher Se présenter à chaque cours, remettre ses travaux à
temps et étudier suffisamment avant les examens sont des moyens
sûrs d'augmenter ses chances de réussite. Mais pour bénéficier
pleinement d'une formation, il faut faire un peu plus d'efforts... «Pour être motivé, il faut que le projet professionnel
soit précis. C'est ce qui aide les gens à faire le lien
entre les apprentissages conceptuels et l'utilité de la formation
en tant que telle», affirme Christine Cuerrier, conseillère
d'orientation à l'Université du Québec à Montréal
(UQAM). Les expériences de travail connexes au milieu où l'on souhaite
uvrer professionnellement valent ainsi leur pesant d'or. «Ce
n'est pas nécessairement la tâche qui est importante. Par
exemple, une personne qui souhaite devenir travailleuse sociale et qui
décroche un emploi de secrétaire dans un CLSC acquiert une
connaissance des règles du jeu et de l'environnement», poursuit
Christine Cuerrier. Elle ajoute que la réalisation d'un stage s'effectuera idéalement
au milieu ou en fin de parcours d'études. En première année
de formation, on vérifie si on est à la bonne place, alors
que la deuxième année est le moment où l'on s'informe
des meilleures possibilités de carrière et de spécialisations.
Les études et stages à l'étranger qui permettent
une immersion dans un contexte parfois complètement différent
se révèlent par ailleurs très formateurs. Pour les formations relatives aux sciences, l'assistance de cours ainsi
que la participation à des projets de recherche sont des portes
d'entrée privilégiées, surtout dans le cadre du deuxième
et du troisième cycles. «À la fin des études,
le curriculum vitæ ne se construit pas uniquement par la description
des acquis universitaires. L'obtention de compétences ailleurs
que sur les bancs d'école est tout aussi importante», souligne
Christine Cuerrier. Elle poursuit en indiquant que le parcours universitaire devrait être
l'occasion pour un étudiant de développer un sentiment d'identité.
«Les études permettent d'explorer les univers scientifique,
social, artistique, réaliste. Les bancs d'école sont aussi
des bancs d'essai qui permettent de se définir et de déterminer
ce qui nous plaît. Généralement, les intérêts
sont clairement établis à la fin du secondaire», affirme
Edwidge Desjardins. Le développement d'un sentiment d'efficacité et l'acquisition
d'une attitude positive envers ses apprentissages sont des réflexes
à entretenir tout au long du parcours scolaire ou universitaire.
«On ne sait pas toujours à quoi vont servir toutes ces connaissances,
mais on les amasse. Plus tard, on constate l'utilité de ces notions.
Il n'y a pas qu'un seul chemin, et chacun n'arrive pas à destination
en même temps. D'autre part, on ne sait jamais ce qu'on peut trouver
sur le trajet, c'est pourquoi il faut rester ouvert au hasard, afin de
saisir les occasions lorsqu'elles se présentent.» Formation continue Au terme de ses sessions de formation, André Myre, chargé
de cours au Département de communications et enseignant au Service
de formation sur mesure de l'UQAM, suggère de mettre sur pied un
plan d'action visant le transfert des apprentissages dans le milieu de
travail. «Par exemple, dans le cas de sessions ayant regroupé
des membres du personnel, les gestionnaires pourront prévoir des
réunions rétrospectives. Ils s'entretiendront ensuite avec
les membres de la direction de l'importance de cette formation pour cette
unité.» André Myre n'hésite pas à utiliser les jeux de rôles
et de mises en situation dans ses formations. «Les exercices qui
frappent l'imaginaire demeurent dans la mémoire des gens. Il faut
que la formation soit un événement dans leur vie. Après
le jeu, on parle des comportements observés en faisant une comparaison
avec la situation dans le milieu de travail. Lorsque le résultat
est positif, on s'interroge sur la façon de reproduire ces attitudes
dans le quotidien.» Les heures passées en formation deviennent, à son avis,
une occasion de poser un regard extérieur sur des comportements
habituels à modifier. «C'est un peu comme lorsque l'on part
en voyage et que la distance nous fait voir notre réalité
d'une autre façon... |
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