Il n'y a pas que de mauvaises facettes à l'internationalisation
du commerce : les entreprises québécoises sont de plus en
plus nombreuses à envoyer leurs employés à l'étranger.
Une façon de voir du pays sans y laisser sa chemise.
Affecté au département de la vérification interne
du Groupe SNC-Lavalin depuis près de deux ans, l'ingénieur
Gilles Daoust supervise notamment les travaux de réfection du pont
Jacques-Cartier, à Montréal. «C'est pas mal moins
exotique qu'Ouroumtsi», convient-il.
Ouroumtsi est la capitale de la province de Xinjiang, le far west de
la Chine, situé à la frontière du Kazakhstan et de
la Mongolie, sur la mythique route de la soie. Gilles Daoust y a passé
presque cinq ans pour le compte de SNC-Lavalin lors de la construction
d'une autoroute à péage. «Avant, j'avais déjà
travaillé au Cameroun, au Niger et au Burkina Fasso.» Il
a passé le dernier quart de siècle à bourlinguer
son expertise en génie civil à l'étranger.
Ils sont des centaines chaque année à plier bagage, comme
Gilles Daoust, pour aller travailler dans un autre pays, généralement
à la demande de leur employeur qui ouvre un bureau à l'étranger
ou développe un nouveau marché. Mondialisation oblige, envoyer
des employés dans un autre pays serait une pratique de plus en
plus répandue chez les entreprises québécoises, surtout
dans les secteurs des télécommunications et de l'ingénierie.