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  [Dossier]
Un bon placement
Les services financiers

par Jean-Sébastien Marsan

Si l'argent poussait dans les arbres, nous pourrions nous contenter de jardiniers. Mais puisque ce n'est pas le cas, nous avons grand besoin de spécialistes en finance. Courtiers en valeurs mobilières ou en assurances, gestionnaires de fonds, planificateurs et directeurs financiers se font un plaisir de jouer avec l'argent des autres, au grand bonheur des employeurs, avides de main-d'œuvre.

Depuis des années, l'ensemble du secteur financier connaît des jours fastes. Les taux annuels de rendement de plus de 10 % n'y sont pas rares et font l'envie de bien des industriels. Seul secteur d'activité vraiment mondialisé, la finance ne connaît plus de frontières. Elle a aussi la réputation de licencier ses employés plus vite que son ombre, en réaction au moindre caprice des marchés. Au Québec, pourtant, les changements réglementaires, l'imposante épargne accumulée par les baby-boomers, les nouveaux besoins d'une clientèle de mieux en mieux informée et l'explosion des produits financiers créent de l'emploi stable, surtout pour les professionnels spécialisés.

Selon Jacques St-Pierre, directeur du département de finance et assurance de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, cinq spécialités souffrent actuellement d'une pénurie de professionnels : planification financière personnelle, gestion du patrimoine, gestion de portefeuilles, analyse financière et gestion des risques.

Emploi-Québec, dans sa Liste des professions présentant de bonnes perspectives d'emploi 2001-2002, insiste pour sa part sur le manque de directeurs financiers, de courtiers en valeurs mobilières, d'agents-conseils en services financiers, de professionnels des services aux entreprises de gestion, d'experts en sinistres, d'agents et de courtiers certifiés en assurance.

L'an dernier, la province comptait notamment 19 060 courtiers en épargne collective, 11 598 représentants certifiés en assurance de personnes, plus de 10 000 en assurance collective de personnes, 5 892 en assurance de dommages ainsi que 2 513 planificateurs financiers certifiés. Et ce n'est pas suffisant aux yeux des employeurs! Voici un tour d'horizon des besoins les plus criants, par grands secteurs d'activité.


Pas d'assurance contre le chômage

Le secteur de l'assurance de dommages - automobile, habitation, responsabilité civile et professionnelle, etc. -, dominé par le Mouvement Desjardins, AXA Assurances et ING Groupe Commerce, doit recruter au plus vite. «Seulement pour cette année, il manque 1 680 professionnels au Québec», affirme Sylvie Pellerin, porte-parole de la Chambre de l'assurance de dommages.

Le domaine de l'assurance de personnes - vie, invalidité, assurance collective, fonds communs de placement, etc. -, pour sa part, semble moins assoiffé. Tous les assureurs subissent néanmoins le décloisonnement des institutions financières, qui vendent désormais de l'assurance par l'entremise de leurs filiales. «Les banques ont démarché des courtiers que nous avions formés pour répondre aux besoins particuliers de notre clientèle», déplore Robert Lagarde, président de Dale-Parizeau LM, la plus ancienne (1859) et la plus importante compagnie d'assurances au Québec.

Dale-Parizeau LM, qui vend de l'assurance en tous genres, est activement à la recherche de conseillers confirmés et experts pour l'assurance automobile, habitation et d'entreprises. Son concurrent Sun Life, pour sa part, tente d'attirer des «représentants en centre d'appels, des instructeurs de dossiers en invalidité, des candidats pour tous les postes dans le domaine de l'invalidité courte durée et longue durée et pour quelques postes plus pointus dans les domaines de la planification financière, des fonds d'investissement et des valeurs mobilières», énumère Johanne Tessier, directrice régionale des ressources humaines.

«Il faut beaucoup de persévérance pour les recruter parce que peu de gens ont l'expérience que nous recherchons, précise Johanne Tessier. On réussit assez bien avec les liens universitaires ou les références fournies par notre personnel et on utilise Internet avec beaucoup de succès.»

Le maraudage est monnaie courante : certains assureurs de dommages offrent des primes de 1 000 ou 1 500 $ aux employés qui ont réussi à convaincre un professionnel de se joindre à l'entreprise, soutient Sylvie Pellerin. Elle a aussi vu des primes à la signature du contrat de travail : «À l'engagement, on offre 2 000 $, un peu comme au hockey, simplement parce que cette personne a choisi de travailler dans cette entreprise-là.» Il faut dire que les salaires de départ sont peu élevés, une moyenne de 27 000 $ dans l'assurance de dommages.

Le yoyo boursier

L'attrait pour un poste dans les valeurs mobilières croît avec l'euphorie des Bourses. Depuis l'éclatement de la bulle spéculative des valeurs technologiques, au printemps 2000, l'emploi sur les parquets financiers est moins effervescent.

Néanmoins, il y a toujours de la place pour les bons courtiers : «Les maisons de courtage embauchent, affirme Jean-Marc Bouchard, spécialiste à la formation de l'Institut canadien des valeurs mobilières. Je sais que, pour la prochaine année, plusieurs centaines de courtiers à escompte seront engagés au Québec.»

Le taux de roulement du personnel, de 8 à 10 %, crée des occasions de carrière. «Pour maintenir l'équipe de conseillers en placement, il faut engager et former ces gens-là sur une base continue, sinon on prendrait du recul», soutient André Gévry, directeur régional pour le Québec de RBC Dominion Valeurs Mobilières (Groupe Financier Banque Royale).

Les principales maisons de courtage demeurent les filiales des banques et celles du Mouvement Desjardins.

Des embauches, à fond la caisse

Au début des années 90, les six banques à charte fédérale (la Royale, CIBC, de Montréal, Scotia, Toronto-Dominion et la Nationale) ont troqué des milliers d'emplois de caissiers pour des guichets automatiques. Des succursales non rentables ont même fermé boutique, laissant plusieurs travailleurs sans emploi.

Les postes en succursales nécessitent aujourd'hui plus de formation, de compétences et de responsabilités. Des points de services voient le jour dans des centres commerciaux et des lieux de travail, les comptoirs deviennent des supermarchés de services financiers complexes et les caissiers qui ont survécu aux années 90 se métamorphosent en «représentants du service à la clientèle». Les banques québécoises recrutent donc en fonction de ces critères mais, ces dernières années, le nombre total de leurs employés est demeuré assez stable - de 40 860 en 1997 à 39 360 en 2000, selon une compilation de l'Association des banquiers canadiens.

Pour sa part, le Mouvement Desjardins, premier employeur privé de la province avec environ 24 000 employés dans le seul réseau des caisses, recherche particulièrement des conseillers en finances personnelles et des planificateurs financiers. «Actuellement, la relève est insuffisante pour répondre aux besoins», n'hésite pas à affirmer Jean Brunet, vice-président aux ressources humaines du réseau des caisses.

«Desjardins couvre tout le territoire québécois, rappelle M. Brunet. Les institutions financières s'arrachent les planificateurs financiers dans les grands centres, alors vous pouvez vous imaginer ce que c'est que de les trouver en Gaspésie ou en Abitibi.»

L'appel du public

Dans la fonction publique, au fédéral comme dans les provinces, il y a reprise de l'embauche depuis 1999, à la suite de la vague de licenciements de 1995-1998 provoquée par la lutte acharnée contre le déficit gouvernemental. Selon la Commission de la fonction publique fédérale, environ 200 agents de contrôle financier - terme qui regroupe une panoplie d'emplois - seront embauchés entre avril 2001 et avril 2002.

À Québec, un appel de candidatures a été lancé le 16 juin dernier pour des agents de gestion financière, «une des classes d'emplois les plus recherchées au gouvernement», selon Nicolas Vérilli, directeur de la dotation au Conseil du trésor. «Bon an, mal an, il y a un mouvement de personnel d'environ 300 postes, majoritairement des emplois occasionnels», affirme Nicolas Vérilli.

Ce dernier évoque aussi la rareté des techniciens en vérification fiscale (qui effectuent la première vérification des états financiers) et d'agents de recouvrement fiscal. «Pour ces deux classes d'emploi, on a fait du recrutement collégial cette année et il est probable que 100 % des gens qui réussiront les examens seront embauchés», assure le fonctionnaire.

La Mecque paragouvernementale, pour un financier, reste la Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus important investisseur au Canada avec 125 milliards de dollars à gérer. Cette société d'État fonctionne de façon autonome et accepte des mandats de l'étranger, et ce jusqu'au Japon.

«De plus en plus, on doit recruter à l'extérieur du Québec, aux États-Unis, en Angleterre et ailleurs en Europe», indique Philippe Gabelier, vice-président aux relations institutionnelles et affaires économiques québécoises de la Caisse. «Pour des emplois très spécialisés, on utilise des ressources professionnelles de recherche de cadres et de gestionnaires ou on y va par référence.» Les candidats retenus sont habituellement des professionnels chevronnés issus du deuxième cycle universitaire.

Les employeurs du secteur des services financiers doivent assumer une contradiction : ils se plaignent d'une carence en main-d'œuvre, mais leurs exigences augmentent sans cesse. «J'ai des postes très pointus à pourvoir, pour lesquels il existe peut-être 25 personnes maximum que je peux cibler au Québec. Que fait-on si aucune ne veut bouger? demande Nathalie Francisci, présidente de Venatus conseil, une firme de chasseurs de têtes. À un moment donné, les employeurs se rendent à l'évidence : ils doivent faire des concessions.»


[Une industrie très réglementée]

La Loi sur la distribution de produits et services financiers (loi 188), entrée en vigueur en octobre 1999, a donné naissance au Bureau des services financiers (BSF) du Québec, protecteur du public dans huit disciplines : assurance de personnes, assurance collective de personnes, courtage en épargne collective, assurance de dommages, expertise en règlement de sinistres, planification financière, courtage en contrats d'investissement et courtage en plans de bourses d'études.

Le BSF délivre les certificats ou permis de pratique à plus de 35 000 professionnels qui peuvent être certifiés dans plusieurs disciplines à la fois (sauf les experts en sinistres, limités à leur spécialisation). Il inspecte aussi les activités des inscrits, peut sévir contre la pratique illégale, édicte la majorité des règlements liés à la loi 188 et veille à leur application. Pour avoir une idée de la complexité de ces règlements, il suffit de jeter un coup d'œil aux cartes de visite des professionnels certifiés.

Par exemple, le BSF interdisant l'expression «cabinet multidisciplinaire» sur une carte, il faut plutôt y énumérer toutes les disciplines financières pratiquées; s'il y en a plus de deux, il est permis d'inscrire «société autonome de services financiers», mais il faut éviter «produits financiers», une expression défendue!

En sus du BSF, la Commission des valeurs mobilières du Québec surveille près de 300 firmes et conseillers inscrits. La Chambre de l'assurance de dommages du Québec s'occupe de son secteur et la Chambre de la sécurité financière du Québec encadre environ 26 000 professionnels québécois. «À partir du moment où quelqu'un a un permis de pratique, sauf en valeurs mobilières, il doit obligatoirement être membre chez nous, explique Gérald Trottier, directeur du développement professionnel de la Chambre de la sécurité financière. On s'occupe de la surveillance et de la discipline, comme un ordre professionnel. La formation continue est obligatoire et nous en établissons les règles de même que les différents programmes de formation avec les universités.»


La finance à Montréal
[Le retour de la rue Saint-Jacques]

Depuis que Toronto lui a ravi le titre de capitale financière du Canada dans les années 60, Montréal avait beaucoup de mal à trouver sa place dans ce secteur.

Mais le vent tourne. Depuis deux ans, et malgré la fermeture cette année du parquet de la Bourse de Montréal, une véritable renaissance s'opère dans le secteur. La plupart des grands groupes financiers du monde sont maintenant présents dans la métropole et certains d'entre eux ont fait de leur installation montréalaise le centre d'exploitation de leurs activités en Amérique du Nord.

C'est ce qu'on pourrait appeler le retour de la rue Saint-Jacques, l'artère qui a longtemps abrité la richesse du Canada, avant que la rue Bay à Toronto ne prenne le relais.

Il faut dire que Montréal a plusieurs atouts dans son jeu. Avec plus de 500 sociétés financières ayant déjà pignon sur rue, la ville offre une plate-forme financière significative en matière d'institutions et de Bourses, de même qu'un encadrement réglementaire et juridique intéressant pour les sociétés de la finance. Le faible coût de location des espaces à bureaux et la présence d'universités qui fournissent une masse importante de financiers qualifiés sont autant de raisons pour les entreprises de choisir Montréal.

Sur la scène internationale
Pour encourager ce retour sur la scène financière internationale, le gouvernement du Québec a annoncé en avril dernier une aide pécuniaire de 33 millions aux courtiers en valeurs mobilières, à la Bourse de Montréal et à Nasdaq Canada, la filiale canadienne du célèbre indice boursier américain. C'est sans compter l'aide fiscale accordée par le gouvernement du Québec aux institutions qui y ouvrent des centres financiers internationaux (CFI).

Le statut de CFI accordé à une institution financière lui permet de recevoir des subventions ainsi que des exemptions d'impôts sur le revenu, sur la taxe sur le capital et sur la masse salariale. Une aide fiscale couvre aussi jusqu'à 40 % du salaire des employés en période d'apprentissage, pour un maximum de trois ans. Les spécialistes étrangers profitent d'une exemption complète d'impôts sur le revenu pendant cinq ans, alors que les résidants canadiens ont une exemption partielle pour une durée illimitée. L'aide offerte aux institutions financières qui obtiennent le statut de CFI est surtout conçue pour attirer les firmes étrangères, mais profite également aux filiales d'institutions locales spécialisées dans les transactions financières internationales. On compte maintenant près d'une centaine de CFI, dont 24 ont été créés au cours des six premiers mois de 2001.

Selon le Centre financier international de Montréal, l'organisme qui coordonne l'implantation des centres financiers internationaux (CFI), l'objectif de cette aide à l'industrie est de répéter l'exploit de la Cité Multimédia, cette fois dans le domaine de la finance internationale.

Depuis ses débuts en 1986, le programme a surtout connu du succès auprès des entreprises canadiennes. Mais depuis quelque temps, ce sont les financiers des grands centres mondiaux, comme New York et Londres, qui sont visés. Tous les secteurs de la finance sont l'objet de l'opération charme du CFI de Montréal : courtage en valeurs, gestion de portefeuilles, opérations de change, assurances, fiducie, prêts et dépôts. En fait, ce n'est pas tant leurs grandes opérations qu'on cherche à attirer, mais une partie de leurs activités. Par exemple, l'établissement de leurs services de support administratif.

La plupart des CFI s'installent dans le quartier des affaires, rue Saint-Jacques, et cherchent surtout à embaucher des planificateurs financiers. Mais tous les travailleurs spécialisés dans les services connexes, comme l'informatique ou encore les services de support administratif, sont très en demande.

La revanche de Montréal
En avril 2000, le Québec a réussi un coup de maître en attirant à Montréal le siège social de Nasdaq Canada et une succursale de cette Bourse électronique de la nouvelle économie, qui sera bientôt implantée dans toutes les capitales financières du monde.

À Toronto, on n'a guère apprécié. Les cambistes de Bay Street y ont vu une remise en question de la grande réforme des Bourses canadiennes entreprise un an plus tôt. Les éditorialistes des quotidiens torontois se sont moqués du choix de Montréal. En fait, Toronto a été surprise par la vitesse des négociations qui ont amené Nasdaq à Montréal, alors que la communauté financière torontoise tentait elle-même d'attirer cette entreprise canadienne.

Pour le moment, la présence de Nasdaq ne produit guère de résultat concret : un bureau et quelques employés administratifs seulement. Mais elle permet aux firmes de courtage locales de transiger sur ce parquet électronique. Cela signifie que les entreprises québécoises pourraient obtenir de meilleures facilités de financement pour leurs investissements, en particulier les sociétés de technologie de pointe. La reprise du secteur financier montréalais est tellement récente qu'on a accès à peu de chiffres quant au nombre de personnes qui y travaillent ou qui étudient dans ce domaine. Toutefois, le Centre financier international de Montréal prépare actuellement une étude à ce sujet.


[À l'échelle du monde]

La majeure partie de l'économie mondiale est désormais financière. Les seules transactions quotidiennes sur les marchés des changes représentaient la somme de 1 587 milliards de dollars américains en 1998, selon la Banque des règlements internationaux.

À l'origine de ce fabuleux transfert de richesses de la production de biens et de services tangibles vers l'univers financier : les difficultés économiques des États-Unis en 1971-1973. À l'époque, l'Oncle Sam a remis en question les accords de Bretton Woods (1944), qui visaient à contrôler le système monétaire international. Résultats : déréglementation sur le plan international, mobilité accrue des capitaux, spéculation à l'échelle mondiale.

Les instruments financiers complexes, tels que les produits dérivés, foisonnent. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication contribuent aussi à multiplier les transferts internationaux - puisque la finance, au fond, consiste à échanger et traiter des informations. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont dû intervenir d'urgence après la fuite des capitaux et la dévaluation de la monnaie au Mexique en 1994, dans les pays du Sud-Est asiatique en 1997, en Russie en 1998 et au Brésil en 1999, où les dettes des États explosent. Des organismes intergouvernementaux comme l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des spéculateurs repentis comme le célèbre financier d'origine hongroise Georges Soros sonnent l'alarme : la finance internationale est devenue un véritable casino et échappe au contrôle des États!


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Beaucoup de monde à la messe du dieu dollar
L'an dernier, 153 400 personnes étaient employées dans le secteur «finance, assurances et affaires immobilières» au Québec, dont 114 000 chez les «intermédiaires financiers et assurances», selon Statistique Canada (ces données excluent les travailleurs autonomes). Il y avait un peu moins de financiers que d'employés des administrations publiques (170 000) et un peu plus que de travailleurs du secteur de la construction (122 900).
(Source: www.statcan.ca:80/francais/Pgdb/Economy
/Finance/fin14b_f.htm
)


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Ma paye est plus grosse que la tienne
Selon un sondage de Robert Half Canada, importante société de recrutement spécialisée notamment dans la comptabilité et la finance, les salaires dans ces deux types de profession devraient augmenter de 5,1 % cette année au pays. Ces salaires varient selon le chiffre d'affaires de l'employeur : un directeur des finances et trésorier peut gagner entre 83 750 $ et 118 500 $ dans une entreprise dont le chiffre d'affaires se situe entre 50 et 100 millions de dollars, selon le sondage. Dans une compagnie qui brasse plus de 250 millions annuellement, le même professionnel empochera entre 128 000 $ et 255 000 $. En comparaison, le salaire de départ d'un agent de gestion financière du gouvernement québécois est de 32 455 $. Il peut gagner un maximum de 59 756 $, selon l'échelle de traitement valide jusqu'au 31 décembre 2001.
(Source : Les Affaires, mars 2001).


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Bonnes conditions, lourdes responsabilités
«Dans la finance, la rémunération est concurrentielle, il y a de bons programmes d'avantages sociaux, de bonnes structures pour l'apprentissage et d'excellentes possibilités d'avancement», affirme Louis Beaulieu, directeur des services financiers aux entreprises pour deux succursales de Québec de la Banque de Montréal. «Les employeurs nous encouragent à continuer nos études; ils vont assumer les coûts d'un MBA, par exemple. Mais ce sont des emplois qui demandent beaucoup de travail; on n'entre pas le matin à 8 h 30 pour partir à 17 h. Il y a beaucoup de responsabilités : gérer des entreprises, mener des négociations, répondre aux clients des banques qui se plaignent des frais, on doit parfois mettre des gens en faillite... Il faut faire très attention à la divulgation d'informations confidentielles et aux contrats, toujours être conscient qu'on deale avec la loi. Tout est surveillé, encadré, avec plusieurs étapes d'approbation. Personnellement, j'aime cet environnement de travail, mais pour quelqu'un qui n'est pas capable de supporter le stress, ce n'est pas évident!»


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La finance pèse lourd
Le secteur «intermédiaires financiers et assurances» déclarait que la valeur de ses services (produit intérieur brut au coût des facteurs) atteignait 7,4 milliards de dollars en 1999, révèle l'Institut de la statistique du Québec. C'est davantage que l'industrie du transport et de l'entreposage (6,6 milliards) et pas loin derrière le secteur de l'enseignement (9,1 milliards).
(Source:
www.stat.gouv.qc.ca/donstat/economie/services/
services-02.htm
)


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Des planificateurs contents contents
Plus de 80 % des planificateurs financiers choisiraient la même carrière s'ils en avaient la possibilité, selon une étude réalisée en novembre dernier par le Financial Planners Standards Council (Toronto) auprès de 1 200 détenteurs du certificat de pratique au Canada.

Parmi les facteurs qui les ont attirés vers cette profession, les répondants citent l'indépendance, la flexibilité professionnelle et la satisfaction d'aider les particuliers dans leur vie financière (la moitié des répondants ont plus de 200 clients). Sans oublier le salaire : la moitié des répondants gagnaient plus de 100 000 $ par an et 31 % empochaient un revenu supérieur à 150 000 $.

Marginaux il y a encore cinq ans, les planificateurs financiers ont aujourd'hui la cote. Polyvalents, ils doivent maîtriser une approche globale, intégrée et pluridisciplinaire : analyse des besoins fiscaux, financiers, de placements, assurances, succession, etc., du client; mise en œuvre d'un plan d'action; suivi des résultats.
(Source : www.cfp-ca.org)

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