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  Les résistants du 9 à 5
Champ libre
par Catherine-Lune Grayson-C.

Non merci, ont-ils dit au rythme de vie effréné qu'impose le marché du travail d'aujourd'hui.

Une poignée de citoyens se sont libérés du carcan du «9 à 5» en choisissant de travailler moins, ou même pas du tout. Leur mot d'ordre : ne pas perdre sa vie à la gagner.

Qu'ils se définissent comme résistants au travail, adeptes de la simplicité volontaire ou qu'ils soient simplement en quête d'équilibre, ils utilisent les heures habituellement vouées au boulot pour s'adonner à d'autres activités. Certains décident de s'engager socialement, d'autres veulent consacrer plus de temps à leur famille. Tous modifient du même coup leur mode de vie.

Après le courant slow food, la prochaine tendance sera-t-elle celle du slow work?


C'était en 1967 et l'homme allait bientôt marcher sur la Lune. Grisé par le progrès, le futurologue américain Herman Kahn prédisait que, en l'an 2000, le temps de travail ne représenterait pas plus de sept heures par jour, quatre jours par semaine, 39 semaines par année. Dès lors, concilier sa vie personnelle et ses activités professionnelles deviendrait un jeu d'enfant...

Trente-quatre ans plus tard, les prévisions de Kahn font sourire. En 2000, une étude du Centre canadien de politiques alternatives, Falling Behind, soutenait que, pour maintenir leur revenu d'emploi, les familles doivent travailler de plus en plus. «L'idée d'une société des loisirs prospère rendue possible par le progrès technologique n'est pratiquement plus qu'une mauvaise blague», y souligne-t-on. De fait, en 1999, Statistique Canada observait que les Canadiens travaillaient deux heures de plus par semaine qu'en 1992 et que, pour composer avec «la course folle» de leur existence, 47 % des habitants du pays étaient condamnés à réduire leur temps de sommeil.

Dans cet univers qui ne jure que par le métro-boulot-dodo, certains font toutefois le pari de travailler moins, ou même pas du tout. Exit les métros bondés et les ponts embouteillés. Leur mot d'ordre : ne pas perdre sa vie à la gagner. Ils résistent au travail à leur manière, en tout ou en partie, changeant au passage leur mode de vie. Les uns se donnent le temps de s'engager socialement, les autres, de se consacrer davantage à leur famille.

Dans leur petite maison de Notre-Dame-de-Ham, à mi-chemin entre Québec et Montréal, Réjean Dupras et Annette Rossier font l'école à leurs quatre jeunes enfants. La vie s'y écoule au rythme des saisons plutôt qu'à celui du «9 à 5». Le jardin qu'ils cultivent et les quelques animaux qu'ils élèvent subviennent en bonne partie à leurs besoins.

À 43 ans, Réjean Dupras a travaillé, et beaucoup. C'est d'ailleurs grâce à la vente de sa boulangerie artisanale que la maisonnée, qui récolte aussi des allocations familiales, ne manque de rien. «Je voulais consacrer mon énergie à améliorer ma qualité de vie et celle de mes enfants. Je n'ai pas d'employeur, donc pas de comptes à rendre. Je n'ai pas besoin d'argent : je n'ai pas de dettes à rembourser. Avec 10 000 $, on fait l'année. La vie est trop courte pour la passer à rêver de sa retraite.»

L'équilibre entre sa vie familiale et sa vie professionnelle, Nathalie Beaudin l'a pour sa part trouvé en révisant son horaire de travail, avec l'accord de son employeur. Afin d'être plus présente auprès de sa fille de 18 mois, l'architecte ne se rend au bureau que quatre jours par semaine. «Après mon congé de maternité, j'y suis retournée à cette condition. Notre rythme de vie est tellement effréné... Je profite parfois des vendredis pour faire des courses et tout organiser. De cette façon, je peux avoir de vraies fins de semaines avec ma fille et mon conjoint.» Certes, une légère diminution des revenus familiaux s'en est suivie. Ainsi, les jouets et les vêtements d'Anne-Catherine sont souvent passés par d'autres mains. Peu importe à Nathalie : «Vu l'usage que les enfants en font, peut-être que je fréquenterais tout de même les friperies!»

Vivre à temps plein

Changer ses habitudes de consommation, voilà d'ailleurs ce que prône et met en pratique Serge Mongeau, le chantre de la simplicité volontaire, ce courant qui préconise une diminution des besoins et de la consommation. «Beaucoup de gens consacrent un tiers de leur temps à payer la voiture qu'ils utilisent pour se rendre au bureau, signale l'auteur de La simplicité volontaire, plus que jamais. S'ils prenaient les transports en commun, ils pourraient travailler un tiers de moins!» Dans la réduction des heures de besogne, le directeur des Éditions écosociété voit l'occasion de récupérer du temps pour s'occuper de soi, de ses proches et de sa communauté.

Les idées de Serge Mongeau semblent susciter un certain engouement, particulièrement auprès de sa génération - celle des baby-boomers. L'achalandage à ses conférences et les 8 000 exemplaires écoulés de son livre l'indiquent bien. «Les baby-boomers ont connu la surconsommation et commencent à faire des bilans. Ils se demandent : «Est-ce que nous vivrons toujours ainsi?»» L'ex-médecin n'est toutefois pas dupe : «La tendance est minoritaire, il suffit de se promener devant les commerces du boulevard Taschereau pour le comprendre!»

La toute récente semaine de 35 heures des Français pourrait tout de même témoigner d'un mouvement de résistance au travail. Sociologue à l'Université de Montréal, Paul Bernard souligne que cette réduction du temps de travail est entre autres attribuable à l'influence d'un certain courant de pensée sur le gouvernement socialiste de Lionel Jospin : «Au travail, conçu comme aliénant, on oppose l'activité, qui est beaucoup plus large : elle inclut lire ou élever des enfants. On estime que c'est ainsi que l'humain se réalise et que c'est impossible dans le cadre du travail. En gros, ça dit donc que le travail ne nous sert qu'à gagner notre croûte et que ça n'a jamais été drôle, mais qu'aujourd'hui, vu la précarisation et l'accélération des cadences, ce l'est encore moins.» Si bien que dans un monde idéal, le travail demeurerait le gagne-pain de la majorité des gens, mais les heures nécessaires pour en vivre seraient réduites au minimum.

Jacques Hamel, professeur associé à l'Observatoire sur les jeunes et la société de l'Université de Montréal, constate que le travail a gagné un caractère instrumental, spécialement chez les jeunes. «C'est ce qui nous permet d'avoir assez d'argent pour payer notre loyer. C'est plutôt paradoxal : on travaille beaucoup, mais ça ne parvient plus à donner un sens à l'existence. Les jeunes, qui sont un peu comme le baromètre de ce point de vue, ne vouent pas une grande fidélité à l'entreprise. Ils font ce qu'on leur demande, mais pas plus.»

Nombreux sont ceux qui ne suivront pas les traces de leurs géniteurs, prédit-il. Victimes des divorces et de l'absence de leurs parents, parfois causés par la surcharge de travail de ces derniers, ils se refusent à payer ce prix pour jouir d'un confort matériel. «Ils reconnaissent que la grosse maison en banlieue ne fait pas nécessairement le bonheur.»

Profession : citoyen

Après avoir compté parmi les abonnés des heures supplémentaires, Claire (nom fictif) a changé de cap. Épuisée par l'énergie qu'elle devait déployer pour remplir son poste de cadre, elle s'est retrouvée en congé de maladie. Cet arrêt de travail a été l'occasion d'une remise en question de son mode de vie. «Il y a une telle frénésie dans le milieu du travail : on n'a plus le temps d'être.»

Au faîte de sa carrière, elle a donc abandonné ses responsabilités et les 40 000 $ qui les accompagnaient au profit d'un emploi d'archiviste pour la moitié du salaire et un horaire stable. «C'est un job. Quand je sors de là, je ne suis pas préoccupée. Avoir la tête libre me permet de m'engager dans la solidarité internationale, de travailler avec des ONG qui militent pour la paix, entre autres.»

Ces préoccupations humanitaires, qui demandent une certaine disponibilité, sont essentielles au bon fonctionnement de la société, selon le professeur de sociologie de l'Université Concordia Joseph Smucker. «Je crois qu'il existe quelque chose que nous pourrions appeler «la citoyenneté». Mais cela a un prix : ça ne peut pas exister quand les gens travaillent entre 12 et 14 heures par jour!» Cette problématique est telle, dit-il, que des compagnies suisses l'ont reconnue : elles paient désormais leurs travailleurs pour qu'ils se consacrent à des activités bénévoles.

Pour s'engager comme citoyen, Denis Morton a réorganisé sa vie. À 40 ans et des poussières, ce travailleur de la construction est toujours occupé, mais autrement. «J'ai réalisé que, ce qui compte, ce n'est pas de travailler pour «faire» de l'argent, mais du changement.» Ce constat, il l'a fait il y a trois ans en lisant un ouvrage qui dénonçait l'Accord multilatéral sur l'investissement. «Je me suis dit : «Ça ne va pas; ils sont en train de négocier ça en secret!»» Après avoir rencontré des militants du mouvement Opération SalAMI, il commence à s'engager. Tant et si bien que ses réunions avec les membres des trois groupes anti-mondialisation auxquels il participe débordent maintenant sur le coin des pages de son agenda.

Denis Morton est toutefois loin d'avoir cessé de se servir de ses mains. En plus des échasses qu'il fabrique pour donner de l'envergure aux manifestants, il réalise de petits contrats de rénovation qui l'occupent une journée et demie par semaine. Il a aussi entrepris de cultiver son jardin et de faire des conserves. «J'ai changé mes habitudes : au lieu d'aller à la brasserie, je fais ma propre bière!» Comme il n'a aucune bouche à nourrir, il ne se soucie guère du lendemain, d'autant plus qu'il peut compter sur ses amis pour échanger des services. Réjean Dupras en fait autant. «Comme j'ai besoin de foin [du vrai!], j'aide un cultivateur une centaine d'heures par année. Troquer n'est toutefois pas évident : les gens veulent de l'argent.»

Au Québec, le désir de s'organiser autrement a d'ailleurs donné naissance à quelques dizaines de systèmes d'échange local. Frédéric Lemire est un des fondateurs du Réseau SEVE (Système d'entraide volontaire et d'échange), mis sur pied à Montréal il y a deux ans. Le fait de pouvoir proposer tant ses services de correcteur que de cuisinier aux autres membres, parfois chômeurs, parfois travailleurs, motive ce bénéficiaire du bien-être social. Il y voit surtout le moyen de s'extraire du «9 à 5». «J'ai souvent eu des emplois rémunérés et il me semble que ça ne servait pas la bonne cause. En ce moment, je considère que je reçois mon chèque de paye du gouvernement parce que je travaille au mieux-être social. Mais je considère que je suis un peu sous-payé!»

Vous avez dit slow work?

L'idée de renoncer partiellement ou complètement au travail ne sourit toutefois qu'à 7,9 % des Québécois. Interrogés à ce sujet par Statistique Canada en 1997, plus du cinquième des gens indiquaient qu'ils préféreraient travailler davantage afin d'augmenter leurs revenus.

Parce que le choix de moins travailler demeure singulier, il ne trouve pas toujours grâce aux yeux des proches. «Quand on renonce à un poste relativement prestigieux, on renonce aussi à un certain prestige social, souligne Claire. On se définit tellement par rapport à notre carrière...»

Marginaux, indiscutablement. «J'ai l'impression que le mouvement en faveur d'une moins grande activité n'est pas très large, indique Paul Bernard, qui s'intéresse particulièrement au monde du travail. Il se développe avec la conscience écologique. On se dit : «On travaille comme des fous pour consommer des choses qui rendent la planète invivable.» Mais je serais très étonné qu'on tourne massivement le dos à la société de consommation. On souhaiterait que notre société le fasse, mais les gens qui le font vraiment sont minoritaires.»

Ce n'est pas surprenant si le mode de vie qu'a choisi Réjean Dupras dérange son entourage, qui lui rappelle souvent qu'il «aurait pu réussir». Son choix crée aussi des tensions dans sa famille immédiate : «Quand les enfants grandissent, ça se corse un peu. Mon fils aîné [né d'une première union] étudie en informatique au cégep et porte des casquettes Nike!»

Cette simplicité volontaire sourirait encore moins aux travailleurs dans un univers de précarité qui, de l'avis de Paul Bernard, suscite un engagement encore plus exacerbé envers notre gagne-pain. «On vous propose de travailler 90 heures et vous pensez : »Ce n'est pas drôle, je ne verrai plus mon chum mais, si je dis non, est-ce que l'occasion se représentera bientôt?»» En fait, la nouvelle organisation du travail ne favoriserait pas une réduction du temps de travail, au contraire. Jadis, souligne-t-il, les gens ne travaillaient en moyenne que 40 heures...

Bien que l'heure semble davantage aux burnouts qu'au temps partagé, Jacques Hamel, de l'Observatoire sur les jeunes et la société de l'Université de Montréal, note que le travail à temps partiel et la retraite anticipée ont leurs adeptes, et pas seulement chez les privilégiés. Ainsi, le Canadien moyen prend sa retraite plus de quatre ans avant l'âge traditionnellement fixé pour le faire (65 ans). Selon les données de Statistique Canada sur la main-d'ouvre, un peu plus de la moitié des Québécois de 55 à 64 ans occupent un emploi, comparativement aux trois quarts il y a 10 ans. Et que dire de la proportion de gens qui travaillent volontairement à temps partiel, qui augmente depuis 1990, selon le même organisme. En 1999, sur les 2,7 millions de travailleurs à temps partiel, 74 % l'étaient par choix.

L'emploi du temps de la population semble d'ailleurs soulever l'inquiétude des gouvernements. À l'étranger, la récente réunion de la Conférence européenne des ministres chargés des Affaires familiales sur le thème de la conciliation travail-famille en témoigne. Plus près de nous, la ministre de la Famille et de l'Enfance, Linda Goupil, souhaitait l'été dernier aider les parents à récupérer de l'énergie pour leur progéniture. Elle incitait alors la société québécoise à modifier ses valeurs en faveur d'un virage famille et, par la même occasion, remettait en question l'ouverture des commerces le dimanche. Si la ministre des Finances et vice-première ministre du Québec, Pauline Marois, a rétorqué que ce dossier resterait fermé, l'intervention de la ministre Goupil pourrait toutefois indiquer que le sujet préoccupe certains de nos dirigeants. La simplicité volontaire, s'il vous plaît?


[Le pain quotidien]

Afin que chaque Canadien puisse concrétiser ses aspirations, le professeur de science politique de l'Université Laval François Blais s'est prononcé en faveur d'une allocation universelle de 300 $ par mois dans son récent essai Un revenu garanti pour tous. À l'instar du syndicaliste Michel Chartrand et du député adéquiste Mario Dumont, il voit dans ce projet le moyen de réduire les inégalités entre les privilégiés dont l'emploi est à la fois satisfaisant et bien rémunéré, et les autres, contraints de choisir entre l'accomplissement personnel et un salaire raisonnable. «Dans un monde où rien n'est [accordé à tous], vous devez avoir un travail rémunéré pour payer votre loyer. Si vous désirez vivre de votre production artistique, les autres doivent l'aimer suffisamment pour vous rémunérer à un niveau acceptable. Dans un monde où existe l'allocation universelle, le travail peut être modestement «déconnecté» du revenu. Les individus disposent donc d'un peu plus de choix par rapport à leur emploi.»

À son avis, une telle mesure encouragerait une partie de la population à réduire ses heures de travail. «Mais ça risquerait d'être différencié selon les groupes», remarque-t-il. Les femmes dont le revenu est inférieur à celui de leur conjoint pourraient être les premières à prendre cette décision.

Le montant qu'il propose est toutefois presque symbolique. «Je serais le premier à me réjouir que ce soit plus généreux. Mon critère [pour formuler ma proposition] est le plus haut montant soutenable, sur le plan économique et environnemental. Pour embêter les politiciens, je propose une mesure applicable sans tout perturber!»

(C.-L.G.-C.)


[Le rêve américain]

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : le chômage baisse, la productivité croît, la nouvelle économie valorise les gens talentueux, nos activités professionnelles, variées, sont particulièrement stimulantes. Mais le travail prend d'assaut nos moindres temps libres. À quoi servent donc ce cellulaire, ce téléavertisseur? Et que dire des dossiers urgents à terminer en soirée ou durant la fin de semaine? Et des emplois occasionnels, qui exigent une disponibilité permanente? «La charge de travail rémunéré dans la vie des gens s'accroît considérablement», observe l'économiste américain Robert Reich dans The Future of Success (Knopf, 2001), un livre qui décrit le nouveau monde du travail.

À l'en croire, la vie des Américains est envahie par leurs activités professionnelles. Au point que les parents passent 22 heures de moins par semaine qu'auparavant avec leurs enfants. De l'avis de l'économiste, la précarisation du travail incite les gens à accepter tous les contrats qui se présentent, effrayés qu'ils sont à l'idée de se retrouver sans revenu du jour au lendemain. Paradoxalement, Robert Reich souligne que «plus élevés sont vos revenus, plus élevées sont les chances que vous travailliez fort». À preuve, les diplômés universitaires ont quatre fois plus de chances que les non-diplômés de travailler plus de 50 heures par semaine.

Pendant que la concurrence entre les travailleurs se fait toujours plus féroce, trouver un équilibre entre ses activités professionnelles et sa vie personnelle relève de l'exploit, soutient Robert Reich. Tout ce qui n'est pas le travail est relégué au second plan et scrupuleusement planifié : parents, amis, sorties... Pourquoi alors ne pas travailler moins? Possible, bien sûr, mais cette baisse de revenu n'impliquera-t-elle pas de vivre dans un quartier moins agréable, d'envoyer ses enfants dans une école moins réputée?

C'est tout de même le choix qu'a fait l'auteur. Lorsqu'un de ses fils lui a manifesté son désir de le voir davantage, le secrétaire du Travail dans l'administration de Clinton a délaissé son poste pour retourner enseigner l'économie à l'université... 45 heures par semaine.

Dès lors, il s'est demandé comment vivre dans le tourbillon de la vie, quitte à y laisser une part de ses revenus. Soyez plus attentifs à ce qui vous importe vraiment et faites vos choix en conséquence, recommande Reich, qui trouve aussi le temps de collaborer à plusieurs publications, dont le New York Times et le Wall Street Journal.

Des grilles horaires qui incluent toutes les activités quotidiennes, baisers de bonne nuit aux enfants et douches inclus, permettent de voir où il nous est possible de gagner du temps. Et si la simplification de ses besoins ne séduit pas Robert Reich, il signale que s'interroger à ce propos peut tout de même donner un coup de pouce.

«La simplicité n'est pas simple, met-il toutefois en garde. Une amie qui s'est installée dans le Vermont avec sa famille [...] et qui a décidé de vivre selon les principes de la simplicité volontaire se lève tous les matins à quatre heures et ne termine ses tâches que tard le soir. Comme elle et son mari ne comptent pas sur du travail rémunéré pour joindre les deux bouts, ils doivent presque tout faire eux-mêmes.»

(C.-L.G.-C.)

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