Les régions rurales du Québec cherchent par tous les moyens à contrer
l'attraction fatale qu'exercent les grands centres sur leur population.
Dans le coin de Sainte-Adèle, on propose aux gens d'emporter le bureau
à la maison, et de s'éloigner des clients ou du patron.
La Société de développement économique (SDE) des Pays-d'en-Haut n'a pas
de mégaparcs industriels «à vendre"». Ni de gros marchés à
proposer, même pas de terres fertiles à octroyer. Il n'y a, sur son territoire,
qu'une autoroute et une polyvalente. Pas de train, pas d'aéroport ni d'hôpital.
Pour la SDE, ce cadre était parfait pour développer un projet «industriel»
d'avant-garde : la Capitale du nouveau travail, qui a officiellement vu
le jour le 6 novembre dernier.
Le nouveau travail, c'est le vocable qui regroupe le travail autonome,
le travail à domicile et le télétravail. La Capitale, c'est des collines,
des lacs, des rivières, des forêts et des villages touristiques reliés
au vaste monde par la magie de la fibre optique. L'idée est donc d'attirer
dans ce coin des Laurentides des centaines de travailleurs autonomes et
de télétravailleurs, histoire d'ajouter un peu de richesse à l'économie
locale.