La Mauricie, longtemps terre de papier, se cherche de nouveaux axes
de développement. Si les «pointcom» semblent un terreau peu
fertile pour une reprise de l'emploi dans la région, les restes de la
vieille économie apparaissent passablement plus prometteurs.
Sur le Saint-Maurice, la «pitoune» ne suit plus le courant.
On est à enlever les derniers billots et à nettoyer les berges.
La Mauricie, ancienne capitale mondiale du papier, ne s'est toujours
pas remise de la crise de l'industrie papetière amorcée dans les années
80. Elle doit maintenant emprunter de nouvelles pistes pour sortir du
bois. L'enjeu de la région est simple : c'est la diversification ou la
désertification.
À mi-chemin entre Montréal et Québec, sur la rive nord du Saint-Laurent,
la Mauricie voit plusieurs de ses travailleurs quitter la région, tantôt
pour Montréal, tantôt pour la rive sud, dans la nouvelle région administrative
du Centre-du-Québec (autrefois rattachée à la Mauricie).
«La situation géographique de Trois-Rivières est un couteau à deux
tranchants, estime Jules Bergeron, économiste à Emploi-Québec. On est
près de tout, sauf que ça facilite le départ des jeunes.» C'est
particulièrement vrai dans l'industrie des technologies de l'information,
où le géant montréalais aspire toute la main-d'ouvre spécialisée. Quant
aux jeunes infirmières, elles n'ont carrément pas le choix de «s'exiler».
Peu de postes à temps plein sont offerts dans les établissements de santé
de la Mauricie.