Avec la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), les travailleurs
québécois devront attacher leurs tuques avec de la broche. Adversaires
comme promoteurs prévoient une période de turbulence dont seuls les mieux
équipés sortiront gagnants.
La Zone de libre-échange des Amériques. C'est en son nom que Québec redeviendra
ville fortifiée, comme au temps de la colonie, lors du Sommet des Amériques
qui aura lieu les 21 et 22 avril prochains.
Trente-quatre chefs d'État des trois Amériques y feront le point sur
les négociations menant à l'ouverture de la ZLÉA, prévue pour 2005. Leurs
travaux se dérouleront à l'intérieur d'un périmètre de sécurité, entouré
d'un mur de béton, de clôtures et de barbelés, couvrant des dizaines de
pâtés de maisons. Caméras, informateurs et policiers en civil, chiens,
poivre de Cayenne... Le syndrome de Seattle a atteint les autorités. Signe,
peut-être, que la ZLÉA ne fait pas l'unanimité dans la société québécoise.