nom : pierre, jean, jacques
âge : 30 ans
profession : enquêteur anonyme
formation : cours privé en sécurité et en investigation
Mission : À la demande d'un
client, je dois infiltrer un milieu de travail pour y débusquer les voleurs,
les malfaiteurs, les fauteurs de troubles. J'intègre l'entreprise en m'y
faisant engager en tant que nouvel employé, à l'insu de tous, sauf du
ou des dirigeants qui sont au courant de l'opération. Je dois «travailler»
dans l'entreprise pendant un certain temps, parfois quelques semaines,
parfois quelques mois, pour avoir le temps d'observer et de déterminer
les sources du problème.
Académie de police : J'ai
toujours été intéressé par les enquêtes, par l'idée d'aller sur le terrain
et de questionner les gens. J'ai décidé en 1998 de m'inscrire à une école
privée en sécurité et en investigation. À l'époque, je n'aurais jamais
pensé devenir enquêteur anonyme, mais c'est le poste que l'on m'a proposé
après mes études.
Filature : La plupart de
nos clients sont des entreprises multinationales. Elles font appel à un
enquêteur anonyme pour différentes raisons : problèmes avec le rendement
d'une équipe de travail, vols commis par des employés, etc. Mon rôle est
de confirmer les soupçons du client. Je rapporte mes observations à mon
contrôleur, qui tient le client au courant de mes découvertes tout au
long de l'enquête. Des découvertes qui peuvent être surprenantes, comme
ce gérant de magasin qui s'offrait une garde-robe aux frais de l'entreprise...
Caméléon : À chaque nouveau
contrat, je dois me glisser dans la peau d'un travailleur. Je peux devenir
comptable ou ouvrier d'usine, par exemple, et je dois imiter le comportement,
le langage, l'habillement et l'attitude de ce type de travailleur. Pour
éviter d'être démasqué, je dois être méthodique et logique. Je ne dois
laisser aucune trace, aucun indice qui pourraient soulever des soupçons
chez les autres employés. Je dois me modeler au personnage et m'habituer
rapidement aux tâches à effectuer.
Double identité : J'ai déjà
personnifié un agent de sécurité dans un magasin à grande surface pour
résoudre des problèmes de vols à l'interne. Je devais donc surveiller
à la fois les clients du magasin et les employés. Je devais même filer
le responsable de la sécurité! Au cours de ce contrat de 10 mois, j'ai
arrêté pas moins de 120 personnes, dont plusieurs employés.
Imposteur : Je dois parfois
me faufiler par mes propres moyens d'un poste à l'autre dans l'entreprise,
pour arriver dans le service où des problèmes ont été signalés. J'ai déjà
réussi à obtenir un poste de responsable de la machinerie trois semaines
après mon embauche alors que je ne connaissais absolument rien en mécanique!!!
Discret : Pour l'un de mes
contrats, j'étais serveur dans une réunion où je devais placer des micros
pour une opération d'écoute électronique. J'ai réussi à le faire sans
que personne ne s'en aperçoive et j'ai pu écouter les conversations dans
une pièce voisine.
Alerte rouge : La pire situation,
c'est lorsqu'un client agit trop vite à la suite d'une de mes observations,
par exemple en demandant à ses employés d'arrêter de consommer de la drogue
au travail. Les employés cherchent alors d'où provient la «fuite»
et je risque d'être démasqué.
Sans bavure : C'est un travail
stressant car si je suis démasqué, je ne peux pas poursuivre l'enquête.
Ma marge de manouvre est donc nulle. L'étranger : Un enquêteur anonyme
ne peut entretenir de liens affectifs avec les autres employés. Je ne
suis pas engagé pour me faire des amis! Seule ma copine connaît la nature
exacte de mon travail.
Surveillance électronique :
Je suis membre de certains sites Web réservés aux enquêteurs anonymes,
qui traitent d'outils d'enquête, de réseaux de communication, etc. Je
consulte aussi les sites spécialisés sur le marché du travail, pour me
tenir au courant des profils exigés pour les différents types d'emplois
que je peux devoir «occuper» un jour ou l'autre dans le cadre
de mes enquêtes.