Travailler jusqu'à 75 ans, ça vous tente : A) beaucoup, B) énormément,
ou C) pas du tout? Si vous avez répondu «C», exercez-vous
tout de suite à prendre votre mal en patience. Car selon Beverly Goldberg,
spécialiste en management, le travail risque de faire partie de votre
vie bien après que vous aurez soufflé vos 65 chandelles.
Les entreprises se dirigent tout droit vers un manque de main-d'ouvre,
un problème qui aura des répercussions sur le niveau de vie de l'ensemble
de la population. La problématique est encore trop souvent ignorée par
les décideurs et les chefs d'entreprise. C'est un réel danger qui nous
attend au détour si nous ne réagissons pas aujourd'hui.»
C'est ce que prédit Beverly Goldberg, vice-présidente de la Century Foundation,
un groupe de recherche new-yorkais qui étudie les grands enjeux sociaux
et économiques actuels. Celle qui observe le marché du travail depuis
une décennie a publié l'an dernier Age Works: What Corporate America Must
Do to Survive the Graying of the Workforce, un ouvrage qui tire la sonnette
d'alarme.
La spécialiste y explique que le vieillissement de la population - un
phénomène qui touche tous les pays ayant connu le baby-boom d'après-guerre
- est tellement marqué que les travailleurs ne seront pas assez nombreux
pour pourvoir à tous les postes vacants.