Secrétaire ou programmeur-analyste, avocat ou travailleur de l'industrie
manufacturière, personne ne peut désormais éviter les métamorphoses du
marché du travail. L'évolution rapide du savoir et des technologies sont
des réalités auxquelles il faut savoir s'adapter pour demeurer compétitif.
Une mise à niveau qui peut s'effectuer de plusieurs façons, mais qui exige
de moins en moins souvent un retour sur les bancs d'école.
«L'objectif est d'utiliser la formation continue pour augmenter ses compétences
et conserver sa compétitivité, précise Michel Blanchet, conseiller d'orientation.
Elle ne doit pas être obligatoirement liée à la pratique de la profession,
elle peut permettre, par exemple, de se familiariser avec un nouvel outil
de travail, comme Internet.»
«La formation continue s'octroie principalement en milieu de travail
et permet d'actualiser la formation initiale en fonction des différentes
tâches de l'employé, de l'évolution des technologies, des mutations de
l'emploi ou du contexte dans lequel il ouvre», résume Andrée Longpré,
MBA, Adm.A., chargée de projets en RD au Centre de recherche LICEF de
la Télé-université.
Autodiscipline
La croissance professionnelle est d'abord une démarche individuelle.
C'est à chacun de bonifier ses compétences afin de mieux faire face aux
défis.
Cette tâche s'effectue en utilisant des réseaux d'information, tant officiels
qu'officieux : en se documentant lors de la réalisation d'un nouveau projet,
en effectuant maintes lectures, en participant à des congrès et à des
ateliers, en parcourant l'éventail des cours offerts par son employeur,
les institutions d'enseignement et les associations professionnelles.
Bref, le travailleur doit saisir toutes les occasions.