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[Mode de vie]
L’assurance pour les nuls
Cadeau de Grec
par Corinne Fréchette-Lessard
Pas de doute, le désir de se prémunir contre les contrariétés de la vie ne date pas d’hier. «Les tout premiers contrats financiers de l’histoire du monde sont des contrats d’assurance. Déjà à l’Antiquité, on cherchait à partager les risques», indique Martin Boyer, professeur de finance à HEC Montréal et directeur de la revue Assurances et gestion des risques.
Ce sont en effet les marchands babyloniens qui développent en premier un système rudimentaire de protection contre la perte de leurs cargaisons navales, enchâssé dans le code d’Hammourabi (une des plus vieilles lois écrites trouvées), près de 2 000 ans avant J.-C. Quelques siècles plus tard, vers 600 avant notre ère, les Romains et les Grecs jettent les bases de l’assurance vie en créant des associations qui acquittent les frais d’enterrement de leurs membres.
Au fil du temps, l’assurance s’adapte. L’essor du commerce sur mer à la Renaissance sonne l’envol de l’assurance maritime. Au XVIIe siècle, le développement urbain crée le besoin d’une protection contre les incendies, surtout après le brasier qui a ravagé Londres en 1666. Deux siècles plus tard, avec l’industrialisation, c’est au tour de l’assurance contre les accidents de travail de voir le jour.
Aujourd’hui, on peut assurer la santé d’un animal domestique, les fichiers MP3 et même certaines parties de son anatomie! Le chanteur Bruce Springsteen, par exemple, détient une police de six millions de dollars américains sur sa voix. (C. F.-L.)
Bonjour la police!
Pépère ou téméraire?
Cadeau de Grec

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