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[Carrière]
Signaux d'alarme
Un jour ou l'autre, tout le monde souffre de présentéisme. «C'est un mythe de croire qu'on travaille à 100 % pendant nos sept ou huit heures de travail», dit Suzanne Dubois, directrice générale de la Fondation des maladies mentales. Une alarme doit toutefois sonner dans notre esprit lorsqu'on manque d'énergie, d'intérêt et de motivation au travail pendant un certain temps. Le hic, c'est que le présentéisme est généralement inconscient. «On se rend compte qu'on est plus fatigué et écoeuré, mais on a l'impression que cela ne durera pas», dit le Dr Serge Marquis, médecin du travail.
Quelques minutes d'introspection régulière s'imposent. «Il faut essayer de comprendre pourquoi on se sent comme cela, dit Suzanne Dubois. Je n'ai plus de défis? Le travail n'a plus de sens pour moi?» L'employé a sa part de responsabilité dans le présentéisme. Une personne qui se surinvestit au boulot est susceptible d'adopter ce comportement et, conséquemment, de vivre de l'épuisement professionnel. «D'autres individus se croient irremplaçables», ajoute-t-elle.
Nathalie Grig, conseillère à la commandite au service du développement commercial de la Société Radio-Canada, l'avoue : le mot «congé» ne fait pas partie de son vocabulaire. Elle a récemment travaillé avec une grippe carabinée. «J'aurais pu prendre un congé de maladie, mais j'avais des choses à terminer. Je pense à mon travail avant de penser à moi-même», dit cette mère de deux enfants. Résultat : sa grippe a duré deux semaines plutôt que quelques jours. Et elle a contaminé sa patronne et une collègue...
Les grands brûlés
Signaux d'alarme

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