accueil-jobboom accueil-jobboomecrivez-nous
à la uneextraitscarnet webarchivesressources
on sait ce que l'avenir vous réserve

présentation du magazine

 
tarifs publicitaires


emplois général
emplois comptabilité / finances
emplois génie
emplois soutien administratif
emplois technologies de l'information
emplois ventes / service à la clientèle
Votre carrière

retour au sommaire

  [Carrière]
Présentéisme et burn-in
Les grands brûlés

par Marie-Eve Cousineau

Être physiquement au bureau, mais en être mentalement absent. C'est ce qu'on appelle le présentéisme au travail, un phénomène en expansion qui coûte cher aux organisations, encore plus que l'absentéisme. Après le burnout, voici l'ère du burn-in : celle des travailleurs professionnellement épuisés qui s'abstiennent de prendre congé.

Hugo (nom fictif) s'est battu contre lui-même pendant un mois. Fatigué, incapable de se concentrer, il se présentait pourtant au boulot chaque jour. L'infirmier ne pouvait se permettre de prendre une journée de congé... puisque sa patronne était déjà en convalescence à la suite d'une maladie physique. «Mais j'étais moins productif», dit-il. Normal : Hugo faisait ce qu'on pourrait appeler un burn-in.

En d'autres termes, Hugo était là de corps, mais pas d'esprit. Dans le jargon de la médecine du travail, ce phénomène se nomme «présentéisme». Un mal qui est le lot de plus en plus de travailleurs qui se présentent au travail malades psychologiquement ou physiquement. «Ils restent au boulot malgré leur souffrance», précise Jean-Pierre Brun, directeur de la Chaire en gestion de la santé et sécurité du travail dans les organisations de l'Université Laval. Après un mois à «brûler de l'intérieur», Hugo a fini par extérioriser sa douleur. Il a fait un burnout.

«Avant d'avoir une grippe, on fait de la fièvre, illustre Jean-Pierre Brun. Avant de s'absenter, on fait du présentéisme.» Mais le présentéisme ne mène pas nécessairement au burnout. Et il ne se résume pas qu'à une question de santé mentale. «Certaines personnes rentrent au travail avec une bonne grippe parce qu'elles ont de la pression [de la part de l'organisation]», dit Florent Francoeur, président-directeur général de l'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec. Une piètre stratégie, puisqu'en plus de ne pas être productives, ces personnes risquent de contaminer la moitié de leurs collègues, remarque-t-il.

En 2020, selon les estimations de l'organisation mondiale de la santé, la dépression deviendra la deuxième cause d'invalidité dans le monde.



  • Les grands brûlés
  • Signaux d'alarme



  • carnet web
     
    Accueil Jobboom
     

     


    Commentaires: lemagazine@jobboom.com
    Copyright 1996-2006 Canoë inc., Tous droits réservés
    Jobboom est une division de Canoë inc.