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[Formation | Emploi]
L'emploi à Montréal
Entre deux eaux
par Denise Proulx
Photo : François Roy
Les bulletins de santé de l'économie montréalaise ne concordent pas. Tantôt une étude dresse un sombre bilan, tantôt une autre fait état d'une vigueur remarquable. Une chose est sûre, Montréal suscite la curiosité et de nombreux débats.
La plus illustre des publications branchées de la planète, le magazine britannique Wallpaper, a fait de Montréal l'une des sept destinations urbaines incontournables, «cities you need to know now!», dans son édition voyage de mars dernier. C'est la troisième fois que l'équipe éditoriale de Wallpaper s'attarde longuement sur la métropole québécoise.
Décidément, Montréal est à la page. Nos voisins états-uniens lui envient sa sécurité la nuit et ses grands logements abordables. Les Européens s'étonnent de sa tolérance et de sa résistance farouchement latine, tout en assumant son américanité. Les Canadiens anglais aiment bien son esprit pacifiste et affirmé grâce auquel la nation se distingue à travers la masse anglo-saxonne nord-américaine.
Sur le plan économique, par contre, après le spectaculaire déclin des années 70, 80 et 90 au profit de Toronto, la reprise tant attendue de Montréal connaît des ratés. Mais elle poursuit patiemment son oeuvre. «Depuis deux ou trois ans, Montréal a réussi un rattrapage en matière de développement économique, constate Mario Polèse, économiste à l'Institut national de recherche scientifique - INRS Urbanisme, culture et société. Le transfert des activités vers Toronto et l'Ouest canadien semble bel et bien terminé. L'écart qui s'était creusé par rapport à Toronto sur le plan de l'emploi se rétrécit sans cesse.»
Selon une étude comparée de 115 grandes villes occidentales réalisée en 2002 par la firme KPMG pour le ministère québécois des Finances, dans certains secteurs comme l'aéronautique, Montréal se classe au premier rang pour l'investissement. Ainsi, il en coûte ici 14,9 % de moins qu'aux États-Unis et 12,2 % de moins que dans l'ensemble des pays membres du G7 pour produire des avions, des hélicoptères et autres pièces liées au secteur de l'aéronautique.
Toujours selon KPMG, Montréal se positionnerait bien grâce aussi à des coûts inférieurs en matière de recherche et développement, de création de logiciels et de services aux entreprises. «Je dirais que Montréal tire très bien son épingle du jeu malgré tous les défis que présente la mondialisation de l'économie», affirme Mario Polèse.
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Entre deux eaux
Le groupe des six

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