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[À
la une]
Quitter
la grande ville pour faire sa vie en région
Quand le bonheur
est ailleurs
par
Éric Grenier
Chaque année, des milliers de jeunes quittent l'Abitibi, la Gaspésie
ou la Côte-Nord pour les grands centres. Rares sont ceux qui reviennent.
Mais plus rares encore sont les citadins d'origine qui troquent l'avenue
du Parc ou la rue Cartier contre la vie au bout d'un rang. À contre-courant.
Originaire du sud-ouest de la France, où le bordeaux se consomme au même
rythme que la «Mol tablette» à Amos, Stéphane Dupuy ne regrette
pas d'avoir convaincu sa conjointe, une native de Rouyn-Noranda, de revenir
vivre en Abitibi, il y a trois ans.
Mais quelle mouche noire a bien pu piquer ce titulaire d'une licence en
bibliothéconomie et d'une maîtrise en communication pour qu'il souhaite
tant s'établir dans ce pays de bout de route? «C'est pour le travail
et la carrière», répond-il sans hésitation. Stéphane occupe un poste
d'agent de recherche à la Régie régionale de la santé et des services sociaux
de l'Abitibi-Témiscamingue. Grâce à ses travaux et ses recherches, il est
en train de devenir LE spécialiste de la situation sociale des jeunes en
Abitibi.
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