L'emploi de vos rêves est peut-être au bout de votre nez. Pour le
trouver, il suffit de le. créer.
Car le job idéal se cache rarement dans les rubriques des petites annonces
: décrocher celui qui correspond vraiment à ce qu'on est et à ce qu'on
veut faire appelle bien souvent une stratégie sur mesure.
Salariés, ex-pigistes ou ex-chômeurs, plusieurs travailleurs ont ainsi
provoqué le destin et taillé eux-mêmes leur place sur le marché du travail.
Une question d'attitude.
C'est armée d'une souris que Maryline Bédard a fait progresser sa carrière
d'un pas de géant, il y a six ans. Cette urbaniste a remarqué que la firme
qui l'employait ne tirait pas profit des technologies informatiques quand
venait l'heure de remettre aux clients un document officiel. Elle a donc
commencé à bricoler des présentations visuelles par ordinateur.
Son patron s'est vite rendu à l'évidence : il fallait créer un service
de graphisme dans l'entreprise et Maryline en serait responsable. Depuis
janvier 2002, elle occupe le poste de directrice graphisme. Un
virage professionnel radical que la jeune urbaniste a provoqué. sans même
changer de chaise.
Comme elle, plusieurs intrépides n'attendent pas que l'offre d'emploi
idéale se présente à eux pour trouver une place qui leur convienne vraiment
sur le marché du travail. Ils ciblent un besoin dans une entreprise et
se rendent indispensables. Ils créent leur propre emploi en se lançant
dans les affaires ou font créer un poste à leur mesure. Des pigistes persuadent
un client de les embaucher. Des chercheurs d'emploi proposent leurs services
aux entreprises pour lesquelles ils aimeraient travailler, même si elles
n'ont aucun poste à pourvoir. Chacun à sa manière, ils prennent leur avenir
professionnel en main.
«Tout le monde n'est pas entrepreneur, mais tout le monde peut se
voir soi-même comme une entreprise», affirme Camille Carrier, professeure
en sciences de la gestion à l'Université du Québec à Trois-Rivières et
spécialiste de l'intraprenariat, soit l'art d'innover au sein de l'entreprise
qui nous emploie. «Les travailleurs doivent trouver leur niche,
voir ce qu'ils ont d'unique à offrir et l'exploiter au maximum.»
On peut trouver l'emploi idéal si l'on sait garder l'oil sur les occasions
professionnelles et que l'on met ses idées de l'avant, ajoute-t-elle.
Le mot d'ordre? Oser! dit Bill Marchesin, consultant en carrière et auteur
de Souriez, c'est lundi! et Bonne nouvelle, vous êtes engagé! «Il
faut se fixer des objectifs. Oser aller voir son patron ou un employeur,
et lui proposer des choses. Parfois, ça ne marche pas tout de suite. Il
faut revenir à la charge au moment jugé opportun.»
Autre poste, même patron
Créer un nouvel emploi pour soi dans l'entreprise où l'on travaille, c'est
possible. En fait, lorsqu'on s'encroûte, il est temps d'agir, suggère
Bill Marchesin. «Tôt ou tard, il faut penser à revitaliser son poste.
Une des options est de se demander si l'on pourrait faire autre chose
au sein de la même organisation. Souvent, les travailleurs salariés qui
créent leur propre emploi exécutent des tâches dont personne ne veut hériter,
aiment s'occuper de problèmes auxquels personne ne s'intéresse.»
Première règle : recenser les sources d'insatisfaction et les besoins
non comblés dans l'organisation. Voilà qui constitue un terrain très fertile
pour l'émergence d'idées nouvelles. Ensuite, il faut s'assurer de présenter
son projet à la bonne personne dans l'entreprise, explique Camille Carrier.
«Mais encore faut-il ouvrer dans une entreprise qui reconnaît et
récompense les initiatives de leurs employés», poursuit-elle. Une
étude qu'elle a publiée en 1998 sur les pratiques de consultation auprès
des employés a révélé que certains gestionnaires se sentent menacés par
la créativité de certains salariés. Il arrive qu'ils récupèrent leurs
idées et se les approprient. La solution? «En cas de doute, mieux
vaut développer des réseaux parallèles pour faire connaître ses idées
à d'autres personnes dans l'organisation. On peut aussi rechercher des
mentors, des collègues qui n'ont plus rien à prouver et qui vont avoir
le goût de nous appuyer.»
Un autre truc : faire l'ébauche d'un petit plan d'affaires (incluant notamment
les objectifs et les retombées pour l'employeur). Parce que les écrits
restent et que les paroles s'envolent. De plus, cela permet aussi de documenter
son projet, de le structurer, d'en vérifier la pertinence et d'en démontrer
le sérieux.
Mélanie Paquet, conseillère d'orientation chez Brisson, Legris & Associés,
croit par ailleurs qu'avant de présenter un projet, il faut savoir jouer
au devin. «Il est important d'imaginer les arguments négatifs que
pourrait avancer l'employeur et s'y préparer, pour ne pas rester sans
voix lorsqu'ils seront évoqués.»
Pigiste cherche boss
La règle est la même pour les pigistes qui rêvent de voir leurs contrats
se transformer en emploi permanent : ils doivent se mettre dans les
souliers des gestionnaires qui les emploient. «Il faut comprendre
les motifs qui poussent l'entreprise à offrir un travail à la pige plutôt
qu'à salaire pour définir les stratégies visant à convaincre l'employeur
de modifier son statut», explique Mélanie Paquet. Par exemple, elle
souligne que si les motifs sont purement financiers, le travailleur autonome
peut faire une analyse économique pour démontrer à l'employeur qu'il n'a
pas nécessairement avantage à le rétribuer à forfait.
«Le fait d'être pigiste et de travailler à une variété de contrats
permet souvent de développer des connaissances et un savoir-faire différent
de celui des salariés, ajoute la conseillère d'orientation. Un pigiste
qui souhaite être embauché doit coûte que coûte faire valoir sa valeur
ajoutée, ses compétences particulières, son dynamisme.»
C'est ainsi que Marie-Ève Lévesque a réussi à se faire embaucher par l'un
de ses clients. D'un contrat à l'autre, elle s'est bâti une solide expérience
en promotion de produits ou de services. Il y a trois ans, appelée par
la firme Blitz Direct, Data et Promotions pour un court contrat, elle
a constaté qu'aucun poste de coordonnateur aux événements promotionnels
n'existait dans l'entreprise, malgré un besoin évident. Elle se sentait
les reins assez solides pour occuper un tel emploi et a convaincu son
supérieur immédiat de créer ce poste à temps plein pour elle.
De l'avis des spécialistes, maintenir un bon réseau de contacts est primordial.
«Lorsque c'est possible, un travailleur autonome devrait même s'impliquer
dans les comités ou les activités à l'interne», conseille Michèle
Ragault, psychologue industrielle chez André Filion & Associés.
Sachez aussi que la plupart des employeurs ne font pas de télépathie!
«Il faut exprimer son désir de faire partie des employés salariés,
prévient Mélanie Paquet. Un employeur me disait récemment qu'il avait
perdu un excellent pigiste, parce que ce dernier ne lui avait pas signifié
ce désir. S'il l'avait su, le gestionnaire aurait modifié son statut plutôt
que de le laisser partir chez un concurrent.»
Un peu d'audace!
Éplucher les petites annonces est la dernière chose à faire pour trouver
l'emploi qui nous convient, estime Bill Marchesin. «S'il faut attendre
que l'emploi rêvé se pointe le bout du nez dans le journal, on va avoir
le temps de mourir bien des fois avant que ça se produise. Provoquez les
rencontres! Provoquez les entrevues! Soyez audacieux!»
Selon lui, il faut carrément mettre les pieds dans l'entreprise, se renseigner
sur les activités et les besoins de celle-ci et solliciter un rendez-vous
avec un gestionnaire. Un peu comme un journaliste qui part à la recherche
d'information, dit-il. «J'ai rencontré une femme qui a utilisé cette
stratégie et qui a ainsi appris, une fois sur place, que l'organisme qui
l'intéressait avait des besoins criants d'argent. Comme elle avait de
l'expérience dans les collectes de fonds, elle a proposé d'en coordonner
une. Quelques mois plus tard, on l'appelait pour l'embaucher.»
L'exemple de James Crook est patent : sans emploi, passionné de ski, il
a court-circuité les processus habituels de recrutement de personnel pour
vendre à la Station de ski Mont-Tremblant l'idée d'engager un premier
ingénieur dans son équipe des télécommunications. Même son futur employeur
ignorait qu'un tel professionnel serait d'un grand secours à l'entreprise!
Mais avant de prendre le taureau par les cornes, il faut d'abord chercher
à savoir ce qui nous allume dans la vie, croit Camille Carrier. «À
partir du moment où l'on met le doigt sur ce qui nous passionne vraiment,
on est prêt à faire des efforts pour dénicher l'emploi de ses rêves et
se démarquer des autres.»
L'exploratrice
Maryline Bédard, 32 ans
Directrice graphisme
Daniel Arbour & Associés
Créer sa place en proposant une idée novatrice, en développant un nouveau
service au sein de l'entreprise qui nous emploie déjà, pourquoi pas? Après
ses études, en 1996, Maryline Bédard a débuté comme urbaniste junior dans
l'un des plus gros bureaux d'architecture-urbanisme à Montréal, Daniel
Arbour & Associés. Elle y travaille toujours, mais porte maintenant le
titre de directrice graphisme!
« À mes débuts comme urbaniste junior, je touchais un peu à tout.
On me demandait de numériser des photos, de faire des présentations ou
des plans de localisation par ordinateur.» Mais quand venait le
temps de présenter des documents officiels, ses collègues en étaient encore
au copier-coller. avec du papier et des ciseaux!
De son propre chef, Maryline a commencé à utiliser des logiciels plus
élaborés pour concevoir ses plans et ses présentations. Son patron était
ébloui par les résultats et n'a pas freiné ses initiatives. «Au
début, c'était une corde de plus à mon arc. Quand il n'y avait pas trop
de projets en urbanisme, ça justifiait mon poste. De plus en plus, je
faisais du graphisme. Et j'ai voulu me lancer dans l'aventure.»
Lorsque son patron lui a proposé de troquer son poste d'urbaniste contre
celui d'infographiste en s'engageant à lui fournir tout le matériel nécessaire
à ses nouvelles tâches, Maryline n'a pas hésité et s'est lancée dans l'aventure.
Ordinateur Macintosh, logiciels de graphisme et numériseur ont fait leur
entrée chez Daniel Arbour & Associés.
«Je me suis mise à la tâche, j'ai appris à connaître les logiciels,
à en explorer les possibilités, à proposer de nouvelles façons de faire
à mon patron.» Maryline s'est inscrite à des séminaires pour mieux
maîtriser certains logiciels. «Comme mon patron était peu familier
avec les nouveaux outils informatiques, c'était à moi de définir le rôle
que j'allais jouer dans l'entreprise. Je ne voulais pas n'être qu'une
technicienne en infographie : je voulais aussi développer et diriger un
service de graphisme dans l'entreprise.»
Maryline a pressenti que le graphisme deviendrait la nouvelle arme des
firmes d'urbanisme. La jeune femme a mis environ cinq ans à développer
son service. Aujourd'hui, comme directrice de production, elle supervise
quatre employés et poursuit son perfectionnement en design graphique à
l'Université du Québec à Montréal.
«J'aurais pu rester dans la facilité et ne pas me lancer dans ce
nouvel emploi. Mais j'ai décidé de dépasser mes limites et de ne pas avoir
peur d'explorer...»
L'entrepreneur
Michel Lépine, 39 ans
Fondateur et président
À la carte express
Vous avez parfois envie de vous faire livrer à la maison autre chose que
de la pizza ou du poulet rôti? Michel Lépine aussi. C'est pour cette raison
qu'il a fondé en 1996 À la carte express, un service de livraison qui
propose les mets d'une brochette de restaurants montréalais.
Avant d'avoir cette brillante idée, Michel Lépine occupait à Montréal
un emploi stable et bien rémunéré de contrôleur financier chez un détaillant
de matériel audio et vidéo. Mais il n'était pas tout à fait satisfait.
«Depuis 1990, je voulais me lancer dans les affaires. Plusieurs
idées m'étaient venues à l'esprit, mais aucune n'avait pris forme.»
Quelques années plus tard, une visite aux Fêtes gourmandes de Montréal
allait faire jaillir l'étincelle. «J'ai voulu que toute cette nourriture
exotique se retrouve dans mon assiette à la maison. La semaine, je finissais
de travailler tard et je n'avais pas le goût de cuisiner. Je me faisais
alors livrer quelque chose.» Mais le «grand maître de la Pizz'»,
comme il se qualifiait à l'époque, en avait assez de la pizza et du poulet
rôti! La gastronomie montréalaise avait bien plus à offrir, se disait-il.
Sans abandonner son emploi chez Audio Centre, Michel a entrepris des recherches
pour documenter son projet. Apprenant que le concept de livraison multirestaurant
existait déjà aux États-Unis, il y a fait un saut pour rencontrer les
instigateurs et mieux comprendre le fonctionnement de ces entreprises.
Il a ensuite sondé l'intérêt suscité par son idée auprès des restaurateurs
et des clients potentiels montréalais. Tout convergeait vers un succès!
La suite parle d'elle-même. De 1996 à 2002, le chiffre d'affaires et le
nombre d'employés de l'entreprise ont quintuplé, le choix de restaurants
est passé de 12 à plus de 80. En plus du centre-ville, l'entreprise dessert
aujourd'hui sept autres quartiers de la ville.
«Pourtant, à l'époque, un banquier qui m'avait refusé un prêt pour
la création de l'entreprise avait même remis en question ma stabilité
mentale, se souvient-il. "Ça n'a pas de bon sens! m'avait-il dit d'un
air soupçonneux. Vous gagnez bien votre vie. Est-ce que ça va?" Aujourd'hui,
chaque fois que je passe devant cette caisse populaire, j'ai une pensée
pour lui. Pour l'exorciser, je lui ai même fait parvenir un de nos menus
par la poste.»
L'indispensable
Marie-Ève Lévesque, 23 ans
Conseillère à la réalisation,
Blitz Direct, Data et Promotions
Petit contrat peut mener loin. À 20 ans, Marie-Ève a accepté un mandat
de trois semaines chez Blitz Direct, Data et Promotions, une boîte montréalaise
spécialisée en promotion des ventes, marketing direct et gestion de bases
de données. Elle devait superviser la campagne promotionnelle d'un client
sur le terrain. Elle aurait pu s'en tenir là. Mais Marie-Ève a fait en
sorte d'enchaîner les contrats chez Blitz. Et elle a déployé une énergie
folle pour que l'on crée pour elle un poste à temps plein, à la mesure
de ses ambitions.
«Quand j'ai obtenu la première pige, je me suis dit : "Sois proactive,
fais-toi connaître dans l'entreprise, montre que tu es intéressée et que
tu veux apprendre." Je ne voulais pas gaspiller cette chance. J'ai une
formation d'infographiste, mais l'univers de la publicité m'a toujours
fascinée.» De l'âge de 16 à 20 ans, la jeune femme avait d'ailleurs
supervisé des événements promotionnels pour diverses compagnies de communication.
Marie-Ève n'a pas tardé à s'imposer dans l'entreprise. Malgré son statut
de pigiste, elle s'est fondue aux employés permanents. Elle a multiplié
les rencontres avec le reste de l'équipe, fréquenté les 5 à 7, assuré
sa présence lors de réunions et de rencontres-clients et consolidé ses
relations d'affaires sur le terrain. «Si je ne m'étais pas fait
connaître autant, je n'aurais pas atteint mon but.»
Elle a aussi observé ce qui clochait dans les méthodes de la boîte. «Parfois,
certains événements promotionnels étaient extraordinaires sur papier,
mais difficilement réalisables. Les idées venaient de personnes qui n'avaient
pas une solide expérience pratique sur le terrain. Comme j'avais déjà
supervisé plusieurs promotions, j'avais une bonne vue d'ensemble de la
faisabilité des actions proposées, des pépins et des embûches à prévoir.
Personne n'avait une telle expérience dans la boîte.»
L'idée a germé : la jeune femme ne voulait plus uniquement superviser
les promotions de quelques clients au gré des contrats qu'on lui offrait,
mais jouer un rôle déterminant dans l'évaluation, la planification et
l'organisation de l'ensemble des campagnes promotionnelles des clients
de Blitz. Elle en a fait part aux gestionnaires.
Message reçu! En 2001, elle occupait comme contractuelle un poste à temps
plein de coordonnatrice aux événements promotionnels (plus tard rebaptisé
conseillère à la réalisation). «J'ai vu poindre une belle occasion
et je l'ai saisie. J'ai capitalisé sur mes forces. Et j'ai créé l'emploi
de mes rêves. Depuis janvier 2002, je suis officiellement permanente.»
L'acharné
James Crook, 38 ans
Ingénieur et consultant, Intrawest
Station de ski Mont-Tremblant
Un ingénieur en télécommunications à la Station de ski Mont-Tremblant?
Même les gestionnaires de l'entreprise n'y avaient pas pensé! Mais il
y a quelques années, le chômeur et diplômé en génie électrique James Crook
a décidé de s'attaquer au sommet.
À l'hiver 1998, le service des télécommunications d'Hydro-Québec pour
lequel il travaillait a été vendu à la nouvelle compagnie Connexim. Un
programme de préretraite a alors été offert aux employés. «J'ai
sauté sur l'occasion. Comme je suis né dans les Laurentides et que je
n'aime pas vivre en ville, je n'étais pas heureux à Montréal.»
Libre comme l'air, avec un petit magot en poche, le nouveau chômeur a
enseigné le ski à temps plein à Mont-Tremblant avant de «partir
sur un nowhere» au Pérou. À son retour au pays à l'été 1998, les
événements se sont bousculés. La croissance de Mont-Tremblant était telle
que l'équipe des télécommunications ne suffisait plus à la tâche, a-t-il
appris entre les branches. Il a aussi constaté qu'aucun ingénieur n'y
travaillait.
«Je n'ai eu qu'un seul but en tête : justifier la création d'un
poste d'ingénieur en télécommunications. Toutes les conditions étaient
réunies de mon côté : je voulais travailler en télécoms, dans l'industrie
du ski et en région.»
James devait convaincre la direction qu'il était l'homme de la situation.
Il a fait la promotion de sa candidature lors de rencontres individuelles
avec certains membres influents de la haute direction, fait valoir sa
connaissance de l'industrie, ses 15 années d'expérience comme moniteur
de ski et la qualité de l'expérience acquise en télécommunications chez
son ancien employeur. Finalement, l'entreprise a accepté et a créé pour
lui le poste de coordonnateur des télécommunications.
«Pendant quatre ans, j'ai implanté les normes pour la construction
du village du Mont-Tremblant et de ses infrastructures en télécoms.»
Depuis l'été 2002, l'ingénieur a créé la firme d'expertise-conseil C2T
Télécommunications et travaille comme consultant, essentiellement pour
Mont-Tremblant.
«Pour créer son emploi, il faut être à l'affût des bonnes occasions,
se fixer des objectifs, y croire et foncer, assure-t-il. Pour ressortir
de la masse et se distinguer, il faut être ACHARNÉ.»