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[Construction]
Complètement
marteau!
par
Jean-Sébastien Marsan
Pénurie de logements et de résidences, vague de travaux d'infrastructures
publiques, grands chantiers industriels en région : l'industrie pète le
feu comme jamais depuis 1991. L'année 2003 sera fébrile, mais le manque
de main-d'ouvre qualifiée se fait cruellement sentir.
Depuis novembre dernier, l'hôtel Reine Elizabeth résonne des «poc!
poc!» des marteaux et des «dzziiiiiiii!!!» des perceuses
électriques. L'entreprise Kingston Byers démolit et refait à neuf tout
l'intérieur de 5 des 21 étages du chic établissement de Montréal. Environ
125 travailleurs s'activent «comme dans une fourmilière»,
dit le surintendant de Kingston Byers, Luc Sabourin.
Mais les fourmis ouvrières sont de plus en plus difficiles à recruter.
L'industrie de la construction, dans sa période la plus faste en 10 ans,
manque de main-d'ouvre.
Les poseurs de céramique et les finisseurs de ciment, par exemple, font
cruellement défaut à l'équipe de Luc Sabourin. L'un de ses sous-traitants,
La Cie Électrique Britton, se plaint aussi d'une disette de main-d'ouvre
qualifiée. «Il n'y a plus de relève chez les électriciens, déplore
Eddy Specogna, contremaître. On recrute les jeunes directement dans les
centres de formation professionnelle, dès que les sessions se terminent.»
«En 2001, on s'attendait à avoir moins de travail dans la construction,
à cause de la récession qu'on nous annonçait. Mais il n'y en a pas eu,
de récession!» s'exclame Louis Delagrave, économiste à la Commission
de la construction du Québec (CCQ), l'organisme gouvernemental qui coordonne
toute l'industrie de la construction au Québec. «L'année 2002 a
aussi surpassé les attentes. Et pour 2003, on prévoit encore une croissance»,
poursuit-il.
Les heures travaillées, déclarées à la CCQ par les employeurs, constituent
la mesure la plus révélatrice de l'état de santé de l'industrie. En décembre
dernier, l'organisme prévoyait terminer l'année 2002 avec 98 millions
d'heures travaillées, contre 89,6 millions en 2001, une hausse de près
de 9 %. En 2003, leur nombre atteindrait 105 millions, ce qui pourrait
représenter la meilleure année depuis 1991.
Une économie en forte croissance, un parc immobilier vieillissant, des
pénuries de logements locatifs ainsi que des taux d'intérêt au ras des
pâquerettes expliquent le dynamisme des secteurs commercial/institutionnel
et résidentiel. Dans ce dernier, on prévoit 42 000 mises en chantier
en 2003, contre 23 000 en 1998. Des réinvestissements dans la santé
et l'éducation ont aussi stimulé la construction institutionnelle.
Le secteur du génie civil (routes, ponts, tunnels, aqueducs, etc.) et
de la voirie remonte la pente après des années de vaches maigres, grâce
aux programmes d'infrastructures des gouvernements fédéral et provincial,
en collaboration avec les municipalités. De plus, Hydro-Québec a lancé
les chantiers de la Eastmain-Rupert (baie James) et de la rivière Toulnustouc
(Côte-Nord), un volume de travail sans précédent depuis 1992 dans la construction
de centrales hydroélectriques.
Le secteur industriel vit des hauts et des bas très prononcés, car il
repose sur une poignée de projets gigantesques. En 2002, l'achèvement
des chantiers de l'aluminerie d'Alcan, à Alma, et de l'usine de magnésium
Magnola, près d'Asbestos, a laissé travailleurs et employeurs sur leur
faim pendant une partie de l'année. En 2003, en revanche, plusieurs chantiers
battront leur plein : l'aluminerie Alouette (Sept-Îles), les papetières
Kruger Wayagamack (Trois-Rivières) et Gaspésia (Chandler), entre autres.
Métiers très demandés
«Le vieillissement de la main-d'ouvre nous inquiète», déclare
Pierre Dion, directeur général de l'Association des entrepreneurs en construction
du Québec. La moyenne d'âge dans l'industrie est de 42 ans, voire 48 ans
dans certains métiers. Puisque le travail dans la construction, ça use
son homme, et que les régimes de retraite de l'industrie sont relativement
bien garnis, les travailleurs commencent à quitter dès 55 ans.
Pour pallier le manque de bras, la CCQ décrète régulièrement l'ouverture
de «bassins de main-d'ouvre» : lorsque moins de 5 % des
apprentis sont sans emploi dans un métier et une région donnés, certaines
des exigences pour obtenir le statut d'apprenti (voir encadré) sont réduites
par exemple, plutôt qu'un diplôme d'études professionnelles (DEP),
seul un cours de sécurité sur les chantiers sera exigé. Les candidats
peuvent alors se faire embaucher le jour même. Leur certificat d'apprenti
est valide aussi longtemps que l'employeur garantit du travail à l'apprenti
et que celui-ci s'engage à obtenir un DEP.
Sylvain Mathieu, adjoint au directeur général de l'Association provinciale
des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ), a examiné pour Jobboom
l'état des bassins du secteur résidentiel à Montréal, le 25 novembre dernier
: «Aujourd'hui, la CCQ a ouvert le bassin pour les briqueteurs-maçons,
les finisseurs de béton, les vitriers, les plâtriers et les poseurs de
revêtements souples. Tous les autres métiers du secteur résidentiel sont
en bas de 10 %, donc sur le point d'être ouverts aussi.»
Dans certaines régions et pour les métiers où il y a peu de travailleurs,
comme dans la finition de béton, 5 % des apprentis disponibles, «ça
peut vouloir dire qu'il n'y a qu'un seul ouvrier à engager!» précise
Sylvain Mathieu.
Pour le génie civil et la voirie, Pierre Delangis, président de l'Association
des constructeurs de routes et grands travaux du Québec, signale qu'il
y a des pénuries d'opérateurs de nivelage, ainsi que d'opérateurs de pelles
mécaniques, de boutoirs et de camions spécialisés.
Les besoins de main-d'ouvre pour 2003 dans l'ensemble de l'industrie sont
estimés à 10 000, voire 12 000 travailleurs qualifiés supplémentaires.
Plusieurs métiers de l'industrie seront en situation de pénurie critique
: calorifugeur, chaudronnier, mécanicien de chantier, monteur d'acier.
Les électriciens et les tuyauteurs, présents dans plusieurs secteurs,
feront également face à une demande accrue, selon la CCQ.
Pour ce qui est des ingénieurs de la construction, les observateurs n'hésitent
pas non plus à parler de pénurie. À l'École Polytechnique de Montréal,
les diplômés en génie civil et génie du bâtiment du printemps 2002 ont
tous trouvé du travail. À l'École de technologie supérieure (ÉTS), c'est
92 % des sortants qui étaient déjà en emploi, quelques mois après
la fin des classes.
Étudiants recherchés
«Les écoles de formation professionnelle ne peuvent former qu'environ
2 500 nouveaux ouvriers par année», déplore Michel Fournier,
président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD-Construction).
En effet, pour plusieurs formations, le type d'équipements requis (il
faut bien disposer d'une grue pour apprendre à en faire fonctionner une!)
limite le nombre de places disponibles.
De plus, pour chacun des 10 métiers et occupations suivants boutefeu,
calorifugeur, chaudronnier, ferrailleur, grutier, mécanicien d'ascenseur,
mécanicien en protection-incendie, monteur d'acier de structure, plongeur,
serrurier de bâtiment , un seul centre de formation au Québec est
autorisé à donner la formation nécessaire.
D'autres programmes, qui pourraient accueillir davantage d'élèves, sont
quant à eux ignorés des jeunes. Par exemple, le Centre de formation professionnelle
Le Chantier, à Laval, est l'un des deux seuls établissements au Québec
à offrir la formation en montage et installation de produits verriers.
Pourtant, l'établissement de Laval éprouve de sérieuses difficultés à
recruter sa population étudiante. «Même si les besoins sont immenses
pour ces professions», fait remarquer Sylvie Nadon, directrice.
Taux de placement des 17 élèves du métier de vitrier : 100 %.
En revanche, Le Chantier a une liste d'attente de 200 noms pour la formation
beaucoup plus connue d'électricien, pourtant offerte un peu partout dans
la province.
L'Association de la construction du Québec a récemment lancé le programme
«Opération Cherchons Relève», qui comprend entre autres des
visites dans les écoles secondaires et des publicités dans les salles
de cinéma. Le but visé est de vendre les métiers moins connus aux élèves
intéressés par la formation professionnelle.
Les généreux salaires offerts dans l'industrie devraient constituer à
eux seuls un attrait de poids : en 2001, le salaire horaire moyen
de l'ensemble des salariés de la construction était de 26,80 $. Les
salaires sont fixés par métier ou occupation, selon les quatre secteurs
(résidentiel, industriel, commercial/institutionnel et génie civil/voirie).
Les variations sont cependant minimes d'un métier ou d'une occupation
à l'autre, et d'un secteur à l'autre. Par exemple, un briqueteur-maçon
dans le génie civil et la voirie, horaire régulier de jour, gagne généralement
entre 26,68 et 27,43 $ l'heure; un apprenti débute à 16,01 $
l'heure. Dans les secteurs industriel et commercial/institutionnel, un
briqueteur-maçon empoche 26,41 $, un apprenti commence à 15,85 $.
Dans le résidentiel : 24,67 $ l'heure, contre 14,80 $ pour l'apprenti.
Il y a des exceptions. «Parmi les métiers les plus intéressants
quant au salaire moyen, il y a celui de mécanicien d'ascenseur, à presque
50 000 $ par année, relève Louis Delagrave, de la CCQ. Ils travaillent
toute l'année parce qu'ils font de l'entretien. Il y a des métiers plus
saisonniers pour lesquels les revenus annuels atteignent à peine 20 000 $
en moyenne.»
Retour à l'école
La rareté de la relève ajoute aux pressions que les développements technologiques
exercent sur la main-d'ouvre déjà en place et qui doit, elle aussi, retourner
sur les bancs d'école. «Dans la machinerie lourde, par exemple,
on utilise le laser et les ultrasons pour mieux niveler le terrain, explique
Michel Fournier. On doit bâtir une culture de formation dans l'industrie.»
D'ailleurs, depuis 1997, l'industrie a pris un virage avec la création
du Fonds de formation de l'industrie de la construction, financé par les
employeurs. En 2001, 7 310 salariés se sont inscrits dans un centre
de formation professionnelle pour suivre des cours remboursés par le Fonds.
Les travailleurs qui se perfectionnent le plus? Les électriciens et les
charpentiers-menuisiers, selon Manon Lacourse, directrice, communications
et marketing du Fonds. «Les premiers, parce qu'ils doivent suivre
davantage les innovations technologiques. Puis les seconds, parce qu'ils
constituent le plus gros contingent de l'industrie (22 587 travailleurs
déclarés en 2001).»
De plus, l'industrie devra modifier sa gestion de la main-d'ouvre, croit
Luc Bourgoin, économiste à l'Association de la construction du Québec.
Il propose notamment de réduire les ratios compagnons/apprentis. «Chez
les charpentiers-menuisiers, par exemple, il y a un ratio 5/1, c'est-à-dire
qu'il faut cinq travailleurs dûment qualifiés (compagnons) pour un seul
apprenti. Pour avoir un deuxième apprenti sur le chantier, il faut donc
10 compagnons.» La réduction du ratio permettrait de rendre les
chantiers plus rapidement accessibles aux jeunes.
«Quand la construction va, tout va», dit l'adage. Mais il
ne faut pas oublier que, justement, la construction ne va pas toujours
bien. L'industrie est cyclique, comme l'explique Robert Paul, coordonnateur
du Conseil conjoint : «Ça décolle pendant six ou sept ans, puis
ça ralentit pendant deux ou trois ans. Dans quelques années, quand on
va retomber dans un creux de vague, les plus expérimentés auront déjà
quitté pour le chantier de la Eastmain-Rupert à la baie James, sachant
que ces travaux ne se termineront pas avant 2009.» Et heureusement
pour les jeunes, plusieurs de ces «plus expérimentés» devraient
aussi avoir pris leur retraite d'ici là.
De l'école au chantier
Sauf exception, les métiers (définis par règlement de la Commission de
la construction du Québec) et les occupations (définies à l'intérieur
des conventions collectives) de la construction exigent la troisième année
du secondaire ainsi qu'un diplôme d'un centre de formation professionnelle
autorisé. La durée de ces formations varie de 600 heures (20 semaines)
à 1 800 heures (60 semaines).
Pour pratiquer leur métier, les sortants doivent présenter à la Commission
de la construction du Québec l'original de leur diplôme et une garantie
d'emploi d'une durée d'au moins 150 heures d'un employeur enregistré.
Ceci leur permet d'obtenir le titre d'apprenti. Ils doivent alors travailler
de 2 000 à 10 000 heures, selon le métier, avant de pouvoir
se présenter à l'examen de qualification provinciale.
À la réussite de ce dernier, l'apprenti obtient son certificat de compétence-compagnon,
qui lui permet de travailler partout au Québec, dans tous les secteurs
de la construction.
Principales formations
- Professionnelles
-
- Arpentage et topographie
-
- Briquetage-maçonnerie
-
- Calorifugeage, Carrelage
-
- Charpenterie-menuiserie
-
- Chaudronnerie
-
- Conduite d'engins de chantier
-
- Conduite de grues
-
- Dessin de bâtiment
-
- Électricité de construction
-
- Ferblanterie-tôlerie
-
- Forage et dynamitage
-
- Mécanique d'ascenseur
-
- Mécanique d'engins de chantier
-
- Mécanique de montage de vitres
-
- Mécanique de protection contre les incendies
-
- Mécanique industrielle de construction et d'entretien
-
- Montage d'acier de structure
-
- Montage et installation de produits verriers
-
- Peinture en bâtiment
-
- Plâtrage
-
- Plomberie-chauffage
-
- Pose d'armature du béton
-
- Pose de revêtements de toiture
-
- Pose de revêtements souples
-
- Pose de systèmes intérieurs
-
- Préparation et finition de béton
-
- Réfrigération
-
- Serrurerie de bâtiment
- Collégiales
-
- Technologie de l'architecture
-
- Technologie de l'estimation et de l'évaluation en bâtiment
-
- Technologie de la mécanique du bâtiment
-
- Technologie du génie civil
- Universitaires
-
- Architecture
-
- Génie civil
-
- Génie de la construction
-
- Génie du bâtiment
Une réglementation unique
Depuis 1968, la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle
et la gestion de la main-d'ouvre dans l'industrie de la construction civilise
ce qui a longtemps été une foire d'empoigne entre employeurs et syndiqués,
et entre syndiqués eux-mêmes. Cette loi-cadre d'exception (la construction
n'est pas régie par le Code du travail) est unique en Amérique du Nord.
Parmi ses faits saillants...
- Emploi exclusif de travailleurs syndiqués.
- Les employeurs doivent adhérer à l'Association des entrepreneurs
en construction du Québec.
- Des associations patronales sont désignées pour les quatre secteurs.
L'Association de la construction du Québec se charge des secteurs commercial/institutionnel
et industriel; l'Association des constructeurs de routes et grands travaux
du Québec représente le génie civil et la voirie; l'Association provinciale
des constructeurs d'habitations du Québec, le résidentiel.
- Le maraudage (ou scrutin syndical) est permis une fois tous les trois
ans. Le Conseil conjoint représente actuellement quelque 72 % des
travailleurs, la CSD-Construction, 13 %, la CSN-Construction, 12 %
et le Syndicat québécois de la construction, 3 %.
- Les conventions collectives sectorielles s'appliquent aux quatre
coins de la province et lient les sous-traitants, peu importe l'employeur.
Qui peut quoi?
En 2001, l'industrie de la construction comptait 99 224 salariés
actifs (dont 616 femmes seulement!) embauchés par environ 18 000
entrepreneurs, en majorité de petites entreprises. Ils sont répartis dans
26 métiers et une trentaine d'occupations. Voici un bref panorama des
métiers de l'industrie parmi les moins connus du grand public (les chiffres
indiquent le nombre de travailleurs déclarés en 2001) :
| 349 |
Boutefeu ou foreur (occupation) : celui qui met le feu aux poudres,
en manipulant les explosifs.
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| 710 |
Calorifugeur (métier) : isole les systèmes de tuyauterie, calorifères,
chaudières et autres appareils similaires.
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| 1 112 |
Carreleur (métier) : réalise les élégants assemblages de marbre,
granit, ardoise, carreaux de céramique.
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| 735 |
Chaudronnier (métier) : assemble et démonte des générateurs de
vapeur, des chaudières et des réservoirs.
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| 3 052 |
Couvreur (métier) : derrière les odeurs de goudron sur les toits
brûlants, il y a des couvreurs.
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| 859 |
Ferrailleur (métier) : un marchand de vieux bouts de métal? Non,
un professionnel qui coupe, pose et assemble les tiges et treillis
métalliques destinés à renforcer le béton.
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| 1 892 |
Frigoriste (métier) : spécialiste de tout ce qui concerne les
systèmes de réfrigération. Un métier privilégié en période de canicule.
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| 1 335 |
Monteur-mécanicien-vitrier (métier) : spécialiste des fenêtres,
des serres, etc.
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| n. d. |
Plongeur professionnel ou scaphandrier (occupation) : parce que
certaines infrastructures exigent des travaux sous l'eau.
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| 997 |
Poseur de revêtements souples (métier) : peut installer tout
type de revêtement mou sur une surface : vinyle, caoutchouc, liège,
linoléum, moquette.
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| 1 919 |
Poseur de systèmes intérieurs (métier) : il installe la structure
métallique des murs.
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| 674 |
Serrurier de bâtiment (métier) : il érige les éléments architecturaux
métalliques : escaliers, garde-corps, clôtures, marquises.
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Une main-d'ouvre vieillissante
L'industrie devra vite remplacer une main-d'ouvre vieillissante dans plusieurs
corps de métiers.
Par exemple, selon l'Étude prospective de l'industrie de la construction
effectuée en août 2000 par l'Association de la construction du Québec
(ACQ), 12,5 % des chaudronniers, 20 % des ferrailleurs et 31 %
des grutiers sont âgés de 55 ans et plus. Aussi, plusieurs métiers et
occupations font déjà face à une pénurie de relève, notamment les briqueteurs-maçons,
les calorifugeurs, les couvreurs, les ferblantiers, les grutiers, les
monteurs d'acier de structure, les opérateurs d'équipements lourds, les
tuyauteurs, etc.
Toujours selon l'ACQ, cette forte demande pourrait entraîner des hausses
de salaires supérieures à celles des autres secteurs d'activité, d'ici
à 2010.
(Extrait du guide Les carrières d'avenir 2003, éditions Jobboom.)

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