Pénurie de logements et de résidences, vague de travaux d'infrastructures
publiques, grands chantiers industriels en région : l'industrie pète le
feu comme jamais depuis 1991. L'année 2003 sera fébrile, mais le manque
de main-d'ouvre qualifiée se fait cruellement sentir.
Depuis novembre dernier, l'hôtel Reine Elizabeth résonne des «poc!
poc!» des marteaux et des «dzziiiiiiii!!!» des perceuses
électriques. L'entreprise Kingston Byers démolit et refait à neuf tout
l'intérieur de 5 des 21 étages du chic établissement de Montréal. Environ
125 travailleurs s'activent «comme dans une fourmilière»,
dit le surintendant de Kingston Byers, Luc Sabourin.
Mais les fourmis ouvrières sont de plus en plus difficiles à recruter.
L'industrie de la construction, dans sa période la plus faste en 10 ans,
manque de main-d'ouvre.