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  [Éducation / formation]
Les carrières d'avenir 2003

Le marché du travail québécois bat des records! La province a enregistré en 2002 sa plus importante création d'emplois depuis 1976, soit l'année où l'on a commencé à compiler les statistiques sur l'emploi.

Cette période favorable devrait se poursuivre, d'autant plus que le gouvernement du Québec, en décembre dernier, rendait publique sa stratégie intitulée «Vers le plein emploi». Pour atteindre cet objectif, plus de 400 millions de dollars seront investis, notamment dans le renforcement de la main-d'ouvre et le développement des exportations.

Emploi-Québec prévoit également que pour la période 2001-2005, près de 600 000 postes seront à pourvoir dans l'ensemble du Québec. Parmi ceux-ci, 60 % nécessiteront une formation professionnelle ou technique, et près du quart exigeront un diplôme universitaire.

Question de vous aider à profiter de cette manne, nous vous présentons dans ce dossier des formations gagnantes et des secteurs d'emploi qui attendent impatiemment la relève. À vos diplômes!

Toutes les informations contenues dans ce dossier sont extraites du guide Les carrières d'avenir 2003, publié aux Éditions Jobboom. Le groupe de recherche Ma Carrière y livre un portrait actuel et détaillé du marché du travail au Québec.

(Pour plus de renseignements : (514) 871-0222 ou www.jobboom.com)


Les formations gagnantes

Pas encore certain de votre choix de carrière? En processus de réorientation? Voici quelques-uns des 170 programmes qui constituent la section des formations gagnantes du guide Les carrières d'avenir 2003. Ces formations des trois niveaux d'enseignement présentent d'excellentes perspectives d'emploi.

Pour savoir où sont offerts ces programmes, consultez le guide Les carrières d'avenir 2003 ou les sites Internet mentionnés à la fin de ce dossier (carnet WWW.).


Formations professionnelles
(niveau secondaire)

Conduite de procédés de traitement de l'eau
Taux de chômage : 0,0 %
L'école secondaire d'enseignement technique Paul-Gérin-Lajoie, située à Vaudreuil-Dorion, est la seule au Québec à offrir cette formation. Les diplômés travaillent en laboratoire afin d'effectuer des analyses. Ils voient aussi à l'entretien des filtres des appareils qui traitent l'eau et au dosage des produits chimiques. Le domaine offre de bonnes perspectives et les années à venir s'annoncent encore plus prometteuses. En effet, à partir de 2004, la nouvelle réglementation imposée par le gouvernement du Québec sur la qualité de l'eau potable obligera les usines de filtration à engager du personnel diplômé.


Cuisine actualisée
Taux de chômage : 3,7 %
«Je reçois plus de 500 offres d'emploi par an pour des cuisiniers, note Philippe Belleteste, directeur de l'École hôtelière des Laurentides. Il y a une pénurie de ces professionnels partout au Québec, entre autres parce que le métier est peu valorisé et que les conditions de travail sont difficiles.» Les diplômés travaillent dans des cantines scolaires, des centres hospitaliers ou des restaurants. La cuisine actualisée connaîtra probablement un essor. En effet, soucieuse de sa santé et à la recherche de restaurants offrant des menus innovateurs, la clientèle se tourne de plus en plus vers des établissements répondant à ces critères.

Dessin de bâtiment
Taux de chômage : 8,6 %
Selon Alain Bédard, directeur adjoint responsable aux admissions au Centre de formation professionnelle Le Tremplin, de Thetford Mines, le bon taux de placement des diplômés est attribuable à une période creuse qui s'est produite entre 1995 et 2000. «Pendant ces années, il y a eu moins d'inscriptions dans cette formation, ce qui a provoqué une pénurie sur le marché de l'emploi. Pour le moment, nous connaissons vraiment une explosion. Ce domaine est cyclique et très relié à la construction, qui va bien actuellement.» Les diplômés travaillent pour des firmes d'architectes ou des entreprises de charpentes d'acier, par exemple.

Horlogerie-rhabillage
Taux de chômage : n. d.
«Il y a une pénurie de diplômés en horlogerie-rhabillage au Québec et au Canada», affirme Robert Plourde, responsable du programme à l'École nationale d'horlogerie à Trois-Rivières, seul établissement à offrir la formation au pays. Selon lui, le taux de placement est de 100 % pour les 15 diplômés de 2002. «Aussitôt que les élèves terminent leur formation, ils obtiennent un emploi.» Les diplômés peuvent travailler dans une bijouterie, lancer leur propre entreprise de service de réparation de montres et d'horloges, ou encore ouvrer à l'entretien des minuteries de coffres-forts des banques, des tableaux de bord d'avions, des parcomètres et des compteurs de gaz, d'électricité et d'eau.

Mécanique de moteurs Diesel et de contrôles électroniques
Taux de chômage : 0,0 %
Le développement de l'industrie du transport ainsi que le vieillissement de la main-d'ouvre entraînent des perspectives d'emploi intéressantes. «Les spécialistes en diesel qui connaissent bien la nouvelle technologie et sont à l'aise avec l'informatique sont très recherchés», spécifie Marc Bernier, conseiller en formation au Centre de formation en mécanique de véhicules lourds de Saint-Romuald. Les diplômés peuvent ouvrer dans des ateliers spécialisés ou auprès de concessionnaires de véhicules lourds ou d'engins de chantier.

Mécanique de véhicules lourds routiers
Taux de chômage : 6,9 %
Les compagnies de transport sont souvent à la recherche de mécaniciens compétents. Paul Ratté, président du Comité technique de camionnage du Québec (CTCQ), note qu'en raison du manque de main-d'ouvre, «on assiste à une escalade des taux horaires pour avoir les meilleurs, les plus expérimentés et les plus compétents». Selon lui, cette tendance ira en augmentant au cours des prochaines années puisque bon nombre de mécaniciens approchent de la retraite et que les techniques changent rapidement, la mécanique étant beaucoup plus électronique et informatisée qu'auparavant.

Montage de structures en aérospatiale
Taux de chômage : 9,0 %
À la suite des événements du 11 septembre 2001, les entreprises en aérospatiale ont fait beaucoup de rationalisation de personnel. «Notre taux de placement est encore de 100 %, mais pas entièrement en aérospatiale», explique Marjolaine Dionne, directrice adjointe de l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal (EMAM). «Un monteur de structures peut construire des avions, mais il peut aussi assembler des ambulances, des ascenseurs ou des autobus.» «Il y a toujours un roulement de personnel généré en grande partie par des départs à la retraite», ajoute Mario Clermont, coordonnateur de l'aérospatiale à l'Association internationale des machinistes et travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale (AIMTA).

Outillage
Taux de chômage : 4,3 %
«Les élèves se font fréquemment engager à l'endroit même où ils ont effectué leur stage», souligne Carole Viel, conseillère d'orientation au Centre de formation professionnelle (CFP) de Neufchâtel. Les tâches de l'outilleur vont de la fabrication de gabarits à l'utilisation des machines qui servent à fabriquer les différentes pièces d'une voiture, par exemple. Les industries de fabrication générale, de l'aérospatiale, de fabrication ou de montage d'automobiles sont des employeurs possibles. Selon Développement des ressources humaines Canada, il y aura un grand besoin de relève dans les prochaines années, car plusieurs outilleurs prendront leur retraite.

Santé
(Assistance aux bénéficiaires en établissement de santé; Assistance familiale et sociale aux personnes à domicile; Assistance technique en pharmacie; Santé, assistance et soins infirmiers)
Taux de chômage : 10 % et moins
La pénurie de main-d'ouvre dans le domaine de la santé est critique, tant dans les centres urbains qu'en région. Robert Tremblay, directeur à la Direction de la recherche, de la planification et du développement de la main-d'ouvre au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, fait valoir qu'il sera très difficile de remédier à cette pénurie. Puisque la population vieillit, il lui faut davantage de soins et, par conséquent, plus de personnel est nécessaire. Or, les travailleurs en place vieillissent également et le nombre de départs à la retraite ira en s'accroissant. «Nos besoins de main-d'ouvre seront très importants pour les 15 prochaines années.»

Tôlerie de précision
Taux de chômage : 4,8 %
Ces diplômés, qui savent autant interpréter des plans que programmer et régler des machines de coupe, sont très recherchés. L'industrie aéronautique et les entreprises de tôlerie industrielle sont leurs principaux employeurs. À l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal, on se dit très optimiste en ce qui concerne les possibilités de placement des élèves. «L'industrie de l'aérospatiale se développe et on a été longtemps sans engager de nouveaux employés. C'est une industrie qui souffre de ne pas avoir assez de main-d'ouvre spécialisée. Encore trop peu de gens se dirigent dans le domaine», souligne la directrice, Danièle Soulière.


Formations techniques
(niveau collégial)

Techniques d'éducation à l'enfance

Taux de chômage : 1,6 %
Centres de la petite enfance, garderies en entreprise, en milieu scolaire ou familial : les offres d'emploi fusent de toutes parts. «Les diplômés commencent à travailler à temps partiel dans leur domaine avant même d'avoir terminé leur formation», souligne Gaétan St-Pierre, responsable du Service d'aide à l'emploi du Cégep de Rivière-du-Loup. Le roulement élevé du personnel et l'ouverture de nouvelles places en garderie expliquent ce plein emploi, ajoute-t-il. Selon Développement des ressources humaines Canada, le nombre d'éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance augmentera de façon notable au cours des prochaines années, pour se stabiliser et diminuer par la suite.

Techniques de laboratoire
(Techniques de chimie analytique et Techniques de chimie-biologie)
Taux de chômage : 1,4 %
Les Techniques de chimie analytique et Techniques de chimie-biologie ont récemment fusionné pour donner naissance à ce programme. La coordonnatrice du Département de chimie analytique du Cégep de Lévis-Lauzon, Louise Bergeron, attribue l'excellent taux de placement des diplômés à la diversification des secteurs qui ont besoin de cette main-d'ouvre. «Ils peuvent travailler dans les industries pharmaceutique, alimentaire ou environnementale, dans des alumineries, des compagnies minières, des laboratoires de recherche, etc.» L'industrie chimique (peinture, cosmétiques, produits sanitaires) offre aussi de très bonnes perspectives pour ces diplômés.

Techniques de l'impression
Taux de chômage : 0,0 %
«Nous avons de la difficulté à garder les élèves en classe, car plusieurs trouvent un emploi avant la fin de leurs études», soutient Benoît Pothier, coordonnateur du Département de l'impression à l'Institut des communications graphiques du Québec, seul endroit à offrir ce programme. Les diplômés maîtrisent deux procédés d'impression : l'offset (journaux, magazines, livres) et la flexographie (sur plastique, métal, étiquettes, etc.). Les perspectives pour les prochaines années sont excellentes, une bonne partie de la main-d'ouvre s'apprêtant à prendre sa retraite, selon le Comité sectoriel de main-d'ouvre des communications graphiques du Québec.

Technologie de l'architecture
Taux de chômage : 0,0 %
Les technologues en architecture ne travaillent plus seulement pour des architectes : certaines réglementations ayant changé, les municipalités doivent désormais avoir recours à des spécialistes pour vérifier la conformité de certains bâtiments, par exemple les garderies. Les diplômés ouvrent aussi auprès des entrepreneurs de construction. «Comme il y a davantage de possibilités d'emploi, il y a moins de main-d'ouvre disponible», explique Gary Lynch, coordonnateur du Département d'architecture au Cégep de Rimouski. Les perspectives d'emploi sont fort bonnes puisque le domaine de l'architecture suit le courant de l'industrie de la construction, qui se porte très bien actuellement.

Technologie de l'électronique industrielle
Taux de chômage : n. d.
Au Cégep de Rivière-du-Loup, 100 % des diplômés qui se destinaient au marché du travail en mai 2002 ont trouvé un emploi. «Chaque année, le nombre de diplômés ne peut suffire à la demande des entreprises», remarque Gaétan St-Pierre, responsable du Service d'aide à l'emploi. Cette situation s'explique entre autres par le faible taux d'inscriptions dans ce programme, selon Jean Ménard, coordonnateur du programme au Cégep de Victoriaville : «C'est une discipline qui reste mal connue. L'appellation du programme en elle-même n'attire pas les jeunes.» Les diplômés effectuent la conception, l'installation et la maintenance des procédés d'automatisation et de robotisation des entreprises.

Technologie de la mécanique du bâtiment
Taux de chômage : 0,0 %
Ces diplômés s'occupent de l'entretien des systèmes de chauffage, de climatisation, de ventilation et de protection contre les incendies des édifices. Ils peuvent agir à titre de concepteurs, d'estimateurs, de techniciens d'entretien ou de représentants pour des entreprises ou des firmes de génie-conseil. «Le faible pourcentage des diplômés, l'attention nouvelle que la population porte à la qualité de l'air, à l'étanchéité des bâtiments et à l'économie d'énergie devraient engendrer une pénurie de cette main-d'ouvre d'ici aux cinq prochaines années», prévoit Denis Beauchamp, directeur général de l'Ordre des technologues professionnels du Québec.

Technologie de la production horticole et de l'environnement
Taux de chômage : n. d.
«Pour la dernière cohorte de diplômés du printemps 2002, nous avons enregistré un taux de placement de 100 %», souligne Louis Hudon, directeur du programme au Collège Lionel-Groulx. Ils sont embauchés par les municipalités, les jardineries, les pépinières, les producteurs agricoles et les fournisseurs horticoles. «Compte tenu de l'utilisation de nouveaux équipements et de l'introduction de méthodes récentes dans l'industrie horticole, tout laisse présager que les diplômés seront très sollicités au cours des prochaines années», explique Denis Bouchard, directeur adjoint du Centre de formation agricole de Mirabel.

Technologie de la transformation des produits forestiers
Taux de chômage : 0,0%
Ces diplômés occupent des postes de contrôleurs de la qualité ou de superviseurs de scieries; d'autres ouvrent dans la fabrication de panneaux agglomérés ou le séchage de bois, par exemple. «Ils ont un peu de difficulté à percer le marché du travail, car la formation est jeune et peu connue des employeurs. Mais aussitôt qu'ils entrent en fonction en alternance travail-études (ATE) ou en stage, les employeurs les embauchent presque sur-le-champ», confirme Fernand Otis, coordonnateur du Comité sectoriel de main-d'ouvre des industries du bois de sciage.

Technologie des équipements agricoles
Taux de chômage : 0,0 %
«Les offres d'emploi excèdent le nombre de diplômés», affirme Pierre Beaudry, chef d'équipe programme à l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe, seul établissement à donner cette formation au Québec. Les concessionnaires de machines et d'équipements agricoles embauchent beaucoup de technologues. «Au Québec, il y a un manque de personnel formé dans le secteur de l'agriculture», explique Serge Ranger, directeur adjoint de La Compagnie des travailleurs agricoles (CTA), un organisme de service-conseil situé en Estrie.

Technologie du génie industriel
Taux de chômage : 0,0 %
Depuis trois ans, le taux de placement des diplômés du Cégep de La Pocatière atteint 100 %. «Ils sont recrutés par les bureaux d'ingénieurs, les industries de production, surtout où il y a des chaînes de montage, car leur formation leur permet d'améliorer les processus de production, entre autres», explique René Lavoie, responsable du placement. Les diplômés possèdent une expertise en gestion de production et en analyse de coûts. Ils contribuent ainsi à augmenter la profitabilité et la productivité des entreprises. Le domaine manufacturier recherche ce type de compétences, de même que certaines grandes entreprises de services telles que Bell Canada ou Hydro-Québec.


Formations universitaires

Actuariat
Taux de chômage : 0,0 %
La majorité des étudiants trouvent un emploi avant la fin de leurs études. Les compagnies d'assurances, les firmes de services-conseils en gestion ou en placements financiers ainsi que la fonction publique comptent parmi leurs principaux employeurs. Ces spécialistes de la statistique et de l'analyse des risques associés aux programmes de régimes de retraite, de rentes et d'assurances sont très demandés par le gouvernement du Québec. «Les perspectives sont excellentes pour les prochaines années avec les départs à la retraite prévus, entre autres dans la fonction publique québécoise», souligne Mario Jodoin, économiste à Développement des ressources humaines Canada.

Démographie et géographie

Taux de chômage : n. d.
L'Université de Montréal est le seul établissement québécois à décerner un diplôme de premier cycle en démographie, soit l'étude des mécanismes de renouvellement des populations. Il n'est donc pas difficile d'expliquer que le taux de placement de la dizaine de diplômés de 2002 soit de 100 %. «Nous pourrions doubler le nombre de diplômés et il y aurait de la place pour eux sur le marché du travail», s'exclame Robert Bourbeau, directeur du Département de démographie. Un nouveau programme de baccalauréat bidisciplinaire en géographie et en démographie est offert depuis 2000. Les démographes ouvrent principalement dans la fonction publique, les organismes parapublics, les maisons de sondage et les institutions statistiques.

Génie des matériaux et de la métallurgie
Taux de chômage : 0,0 %
«Ces ingénieurs n'ont aucune difficulté à se placer. Il arrive même que certains employeurs nous contactent et que nous n'ayons aucun candidat à leur proposer», explique Sylvain Turenne, responsable du programme de génie des matériaux à l'École Polytechnique de Montréal. Ces professionnels occupent un large éventail de fonctions dans l'industrie des matériaux et de la métallurgie, comme ingénieurs de développement ou de production, représentants de vente, chercheurs et ingénieurs-conseils. Le faible pourcentage de diplômés par rapport à la demande des employeurs explique leur bon taux de placement.

Génie industriel
Taux de chômage : 0,0 %
Les diplômés se consacrent à l'optimisation de la productivité des entreprises. Ils travaillent dans un large éventail de secteurs — industries manufacturières, aérospatiales ou de haute technologie. «Depuis les cinq dernières années, on constate que tous les étudiants décrochent un emploi ou choisissent de poursuivre leurs études à la maîtrise», affirme Bhat Rama, directeur du Département de génie mécanique et industriel de l'Université Concordia. «Cela fait déjà plusieurs années que la situation est excellente et elle devrait, dans l'avenir, demeurer identique», prévoit Robert Loiselle, conseiller en développement professionnel à l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Génie mécanique
Taux de chômage : 1,0 %
«Les employeurs s'arrachent les candidats», précise Tyna Bériault, responsable du Service de placement de l'École de technologie supérieure (ÉTS). Ces ingénieurs ouvrent dans plusieurs secteurs, que ce soit auprès des industries manufacturières, des usines de pâtes et papiers, des pétrolières, des organismes de recherche et de développement ou encore des firmes d'ingénieurs-conseils. Ils s'occupent, entre autres, de la conception, de l'implantation et de l'automatisation de systèmes de production. Les perspectives d'emploi à moyen et à long termes sont prometteuses pour ces professionnels, selon l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Médecine : spécialités médicales
Taux de chômage : 0,0 %
Selon la Fédération des médecins spécialistes du Québec, il manque déjà plus de 1 000 spécialistes, et près du tiers des 7 000 spécialistes du Québec ont plus de 55 ans et se dirigent vers la retraite. «L'anatomopathologie, la chirurgie générale, la génétique médicale, l'hématologie, la médecine interne, l'oncologie médicale, la psychiatrie, la radiologie diagnostique, la radio-oncologie et la rhumatologie sont des programmes à recrutement hautement prioritaire, explique Daniel Poirier, directeur de la main-d'ouvre médicale au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. En région, les besoins sont pressants pour toutes les spécialités.»

Médecine vétérinaire
Taux de chômage : 0,0 %
À l'Université de Montréal, seule à offrir le programme au Québec, le nombre d'offres d'emploi dépassait le nombre de candidats disponibles en 2002. «Nous avons déjà des difficultés de recrutement majeures, particulièrement pour les vétérinaires pathologistes et microbiologistes», s'inquiète le Dr Pierre Chartier, directeur du Centre québécois d'inspection des aliments et de la santé animale de la Montérégie. La pénurie est encore plus sévère du côté de la pratique auprès des animaux de ferme. «La problématique est encore pire en région éloignée où les distances sont plus grandes et les vétérinaires moins nombreux», souligne Guylain Charron, agent de recherche à l'Union des producteurs agricoles.

Probabilités et statistiques
Taux de chômage : 0,0 %
Spécialistes de la planification et de la collecte de données, les diplômés sont embauchés par des institutions comme Statistique Canada, les maisons de sondage et les banques. «Les entreprises recrutent directement à l'Université tellement les besoins sont grands», explique Véronique Hussin, responsable des études de premier cycle au Département de mathématiques de l'Université de Montréal. Pour Pierre Lavallée, président de l'Association des statisticiennes et statisticiens du Québec, les perspectives d'avenir sont excellentes dans ce domaine. «On a de plus en plus recours au statisticien pour quantifier les choses dans les entreprises privées.»

Recherche opérationnelle
Taux de chômage : 0,0 %
Les diplômés se placent sans difficulté en grande partie grâce à leurs connaissances en informatique, croit François Dubeau, professeur titulaire au Département de mathématiques et d'informatique de l'Université de Sherbrooke. Selon François Soumis, titulaire de la chaire du Canada en optimisation des grands réseaux de transport à l'École des Hautes Études Commerciales (HEC), Montréal est une capitale mondiale de la recherche opérationnelle. Nombre d'entreprises ont élaboré des systèmes de gestion des services postaux, aériens et de transport en commun, par exemple. Le développement de nouveaux créneaux, comme l'optimisation des chaînes de production dans les entreprises, est aussi favorable à ces spécialistes.

Sciences et technologie des aliments
Taux de chômage : 0,0 %
Ces diplômés, qui connaissent bien les aspects techniques de la production, sont employés par l'industrie alimentaire et les gouvernements provincial et fédéral pour réaliser des analyses alimentaires et veiller à la sécurité des aliments. «Au cours des dernières années, les entreprises de l'industrie alimentaire ont grossi, et les normes de qualité se sont accrues, note Marie-France Héroux, chargée de projet au Comité sectoriel de main-d'ouvre en transformation alimentaire. Le faible nombre de diplômés freine toutefois la croissance des entreprises : elles manquent de personnel.» La croissance du marché des aliments fonctionnels et des nutraceutiques entraîne pour sa part d'importants efforts en recherche et développement.


D'autres formations gagnantes

Formations professionnelles

Conduite de camions
Taux de chômage : 11,4 %

Conduite et réglage de machines à mouler
Taux de chômage : 10,2 %

Construction (Métiers de la)
Taux de chômage : 10 % et moins

Fabrication de moules
Taux de chômage : 11,1 %

Montage de câbles et de circuits en aérospatiale
Taux de chômage : 10,9 %

Réparation d'appareils au gaz naturel
Taux de chômage : n. d.

Sciage
Taux de chômage : n. d.

Usinage sur machines-outils à commande numérique
Taux de chômage : 11,1 %

Même si certaines de ces formations affichent un taux de chômage d'un peu plus de 10 %, notre enquête sur le terrain démontre clairement que les perspectives d'emploi pour ces diplômés sont excellentes. Pour plus d'information, consultez le guide Les carrières d'avenir 2003.


Formations techniques

Gestion et exploitation d'entreprise agricole
Taux de chômage : 3,8 %

Techniques d'éducation spécialisée
Taux de chômage : 2,4 %

Techniques de gestion des services alimentaires et de restauration
Taux de chômage : 3,0 %

Techniques de gestion hôtelière
Taux de chômage : 1,6 %

Techniques de procédés chimiques
Taux de chômage : 2,9 %

Techniques de santé animale
Taux de chômage : 1,9 %

Techniques de tourisme
Taux de chômage : 1,7 %

Techniques de la logistique du transport
Taux de chômage : 2,2 %

Technologie des productions animales
Taux de chômage : 3,2 %


Formations universitaires

Agronomie
Taux de chômage : 2,9 %

Comptabilité et sciences comptables
Taux de chômage : 2,5 %

Finance
Taux de chômage : 2,3 %

Génie chimique
Taux de chômage : 3,3 %

Génie électrique
Taux de chômage : 1,3 %

Informatique
Taux de chômage : 2,9 %

Orthopédagogie
Taux de chômage : 1,2 %

Psychoéducation
Taux de chômage : 2,3 %

Récréologie
Taux de chômage : 3,3 %

Sciences géomatiques
Taux de chômage : 2,9 %


Des secteurs d'emploi en pleine force

Plusieurs secteurs d'emploi connaissent actuellement une période de prospérité remarquable. Les besoins de main-d'ouvre y sont importants et les candidats manquent trop souvent à l'appel. Parfois, c'est le vieillissement des travailleurs qui inquiète : au cours des prochaines années, il faudra remplacer un nombre important d'employés qui auront pris leur retraite. Coup d'oil sur quelques-uns de ces secteurs qui, plus que jamais, attendent la relève.


Biotechnologie et pharmaceutique
Le domaine de la biotechnologie connaît une expansion spectaculaire au Québec. De 1994 à 1999, le nombre d'entreprises a grimpé de 25 à 150 et, en 2001, il frôlait 200. Le secteur des produits pharmaceutiques croît également, entre autres à cause du vieillissement de la population, qui entraîne un besoin grandissant de médicaments. Une enquête sur les besoins de main-d'ouvre indique que 90 % des entreprises québécoises prévoient embaucher d'ici à 2003. Cependant, l'industrie déplore la rareté des personnes qualifiées.
> Recherchés : pharmacologues, toxicologues, chimistes, biologistes moléculaires, gestionnaires de projet, bio-informaticiens, nanotechnologues, techniciens de laboratoire, représentants des ventes.

Fabrication métallique industrielle
Représentée par près de 2 000 établissements au Québec, la fabrication métallique industrielle est en pleine croissance : de 1994 à 1999, le secteur a créé 10 000 emplois. La demande de main-d'ouvre est à ce point importante que les établissements d'enseignement n'arrivent pas à y répondre. Les entreprises s'arrachent les spécialistes, qui peuvent gagner plus de 20 $ l'heure.
> Recherchés : assembleurs de plaques et de charpentes métalliques, dessinateurs, ferblantiers-tôliers, ingénieurs, machinistes, matriceurs, moulistes, opérateurs de presse, outilleurs, peintres de produits métalliques, soudeurs, tôliers de précision, techniciens en génie mécanique, électronique et électrique.

Fonction publique
La fonction publique, tant fédérale que provinciale, a connu un ralentissement important au cours de la dernière décennie, ce qui l'a amenée à diminuer l'embauche de façon considérable. Toutefois, les départs à la retraite s'intensifient. Résultat : la demande de main-d'ouvre reprend dans bon nombre de ministères et d'organismes. Le gouvernement québécois prévoit remplacer 21 000 personnes d'ici à 2011. Dans la fonction publique fédérale, les départs à la retraite entraîneront des embauches de l'ordre de 800 à 1 500 personnes par an, d'ici à 2011.
> Recherchés : actuaires, agents de bureau, agents de gestion financière, agents de recherche et de planification socio-économique, agents de secrétariat, analystes de l'informatique, auxiliaires de laboratoire, gestionnaires, ingénieurs, opérateurs informatiques, techniciens en informatique, techniciens en vérification fiscale.

Géomatique
D'ici à 2004, la géomatique créera 10 000 postes au Canada. Le nombre de travailleurs du secteur atteindra alors 32 000. La demande de main-d'ouvre qualifiée étant plus forte que l'offre, on se dirige vers un besoin pressant de personnel à court terme, au Québec comme dans le reste du pays. Certains domaines connaîtront une croissance plus marquée au cours des prochaines années. Il s'agit des systèmes d'information géographique (SIG), du soutien à la décision, de la télédétection et de la consultation. L'environnement, les transports, les services publics et la cartographie dans le Web auront aussi de forts besoins de main-d'ouvre.
> Recherchés : administrateurs de bases de données, concepteurs-analystes en systèmes d'information géographique, concepteurs de logiciels, conseillers en géomatique, ingénieurs en géomatique, programmeurs-analystes, technologues en géomatique.

Ingénierie
Si la plupart des disciplines de l'ingénierie se portent bien, quelques spécialités affichent des perspectives d'emploi particulièrement intéressantes. On craint notamment un manque important d'ingénieurs en électricité spécialisés en haute tension. Principal employeur dans ce secteur, Hydro-Québec devra bientôt composer avec des départs à la retraite massifs. L'industrie de l'optique-photonique déploie des efforts pour recruter les diplômés en génie électrique, en génie physique et en technologie physique. Les perspectives sont bonnes aussi en génie de la production automatisée puisque dans le secteur industriel, la tendance est à l'implantation de nouveaux outils permettant de réduire les coûts de production.
> Recherchés : ingénieurs en génie civil, en génie électrique et électronique, en génie industriel, en génie mécanique et en production automatisée; techniciens en génie mécanique et en informatique; technologues en électronique, en génie civil et en génie industriel.

Meuble
Des exportations vers les États-Unis représentant 66 % des livraisons; un marché canadien en santé et des occasions d'affaires en Asie et en Amérique du Sud : voilà qui pousse les entreprises du meuble à rechercher de plus en plus de travailleurs qualifiés. Plus de la moitié des entreprises disent d'ailleurs avoir du mal à trouver du personnel. L'introduction des technologies de pointe et la recherche et le développement augmentant la valeur ajoutée des produits, les entreprises cherchent à embaucher des travailleurs capables d'utiliser les nouveaux outils et soucieux d'améliorer les techniques de production.
> Recherchés : assembleurs de meubles, ébénistes, opérateurs de machines à commande numérique, opérateurs de machines industrielles, ouvriers d'ateliers, peintres finisseurs, préposés à la finition, au sablage et à l'emballage de produits finis, rembourreurs, soudeurs, techniciens de production.

Plasturgie
La plasturgie fait face à une véritable pénurie de main-d'ouvre qualifiée. D'ailleurs, le ministère de l'Éducation du Québec l'a ciblée comme l'un des huit secteurs les plus touchés par cette réalité. Les rapides progrès technologiques et la solide performance économique qu'a connus l'industrie au cours des dernières années expliquent l'importance de la demande de main-d'ouvre. Cette industrie enregistre une croissance annuelle moyenne de 6 %, soit le double de tout le secteur manufacturier. Environ 800 employés qualifiés par an sont nécessaires pour répondre aux besoins des entreprises, tant dans les thermoplastiques que dans les matériaux composites.
> Recherchés : conducteurs-régleurs, électromécaniciens, ingénieurs chimiques, ingénieurs mécaniques, mécaniciens, modeleurs et réparateurs de moules et de matrices, opérateurs, stratifieurs, superviseurs de la qualité.

Santé
Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), le secteur prévoit embaucher près de 11 000 personnes en 2003. En 2001, plus de 2 000 employés du secteur de la santé ont pris leur retraite. Ce nombre devrait augmenter progressivement jusqu'en 2009. Dès lors, on s'attend à ce que 6 000 personnes quittent annuellement le réseau, jusqu'en 2015. De plus, la population québécoise vieillit, ce qui entraîne une demande accrue de soins et de services de santé. Le nombre de jeunes disponibles sur le marché du travail est toutefois limité. Une organisation du travail optimale et de meilleures conditions pour attirer la relève sont notamment à l'ordre du jour.
> Recherchés (entre autres) : anesthésistes, cardiologues, chirurgiens, ergothérapeutes, gestionnaires, infirmières, infirmières auxiliaires, médecins généralistes, orthophonistes, pharmaciens, physiothérapeutes, préposés aux bénéficiaires, psychiatres, techniciens ambulanciers, techniciens en inhalothérapie, en médecine nucléaire et en radio-oncologie, urgentologues.


[Le placement en aérospatiale]
Dégagement à l'horizon
par Christine Lanthier

On pourrait croire qu'un certain jour de septembre 2001 a obscurci les perspectives d'avenir pour les diplômés en aérospatiale. Des intervenants craignent plutôt que l'industrie se retrouve à court de main-d'ouvre si les jeunes désertent le secteur.

Lucie Cousineau, directrice de l'École nationale d'aéronautique (ENA), ne cache pas son inquiétude. «Cette année, nous constatons une baisse des demandes d'admission. Dans trois ans, l'industrie va venir nous demander des techniciens et nous risquons d'en manquer.»

Six mois après la fin de leurs études, 61 % des diplômés de l'ENA de mai 2002 étaient en emploi, alors que 23 % poursuivaient des études universitaires. «On considère que c'est très bon, d'autant plus que 95 % de ces emplois étaient en aéronautique», commente Lucie Cousineau. Bombardier, Honeywell, Héroux Devtech, Air Canada ainsi que plusieurs PME du secteur de l'hélicoptère comptent parmi les employeurs répertoriés.

Carmy Hayes, directeur de programme au Centre d'adaptation de la main-d'ouvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ), se fait rassurant. «Bon an mal an, même s'il n'y a pas de croissance, le secteur a besoin d'environ 1 200 nouveaux employés par année pour assurer la relève au Québec.» Il ajoute que les monteurs de structures sont toujours demandés, de même que les monteurs de câbles et de circuits, les opérateurs de machines-outils à commande numérique et les divers spécialistes de l'inspection.

En novembre 2002, le Conseil canadien de l'entretien des aéronefs publiait une étude sur les besoins de main-d'ouvre en aérospatiale pour les 20 prochaines années. On peut y lire que la croissance de l'emploi dans le sous-secteur de la construction d'avions devrait redécoller pour de bon après 2007, avec une augmentation d'effectif moyenne de 2 à 4 % par an. Le sous-secteur de l'entretien connaîtra pour sa part une croissance plus vigoureuse de 3 à 4 % par an, qui pourrait se maintenir à 5 % dès 2005-2006. Carmy Hayes, qui observe le caractère cyclique de cette industrie, croit qu'un jeune qui commence sa formation cette année peut s'attendre à trouver une situation de l'emploi plus favorable à sa sortie.

Par ailleurs, plusieurs secteurs connexes peuvent accueillir les diplômés, soutient Danièle Soulière, directrice de l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal (EMAM). «Quand on travaille la structure d'un avion, on peut aussi travailler sur toutes sortes d'autres structures : de trains, de bateaux, d'autobus, etc. Les diplômés en câblage peuvent aller dans le secteur de la télécommunication également.»

Jimmy Campagna, directeur adjoint du Centre de formation professionnelle de Neufchâtel, est du même avis. Tout comme l'EMAM, son établissement offre le DEP en techniques d'usinage ainsi que les ASP en outillage et en usinage sur machines-outils à commande numérique. «Ici, dans la région de Québec, il y a peu d'entreprises en aérospatiale. Par contre, nous avons plusieurs PME qui font de l'usinage dans des domaines très variés.» Machinerie, équipement de loisir et équipement de transport terrestre sont autant de débouchés pour les diplômés.

Pas question, donc, de décourager la relève. «Depuis plusieurs années, on fait ce genre d'erreur, déplore Danièle Soulière. Je pense entre autres aux carrières infirmières. On disait aux gens "n'allez pas là-dedans, c'est saturé". Résultat : aujourd'hui, on manque d'infirmières au Québec.»


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