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[Salon
- Prem P. Benimadhu, directeur du centre de recherche sur la rémunération
au Conference Board du Canada]
Le
règne de la performance
par
Éric Grenier
Bonne nouvelle : le salaire du Canadien moyen va augmenter considérablement
cette année. Mauvaise nouvelle : il y aura des gagnants et des perdants,
puisqu'un nombre grandissant d'employeurs ne récompensent que les plus
«productifs» de leurs travailleurs.
C'est ce que le Conference Board du Canada a observé lors de la réalisation
de son étude salariale annuelle Compensation Planning Outlook, qui en
est à sa 21e édition.
Malgré tout, l'an 2003 en sera un de grâce : l'organisme canadien prévoit
des hausses salariales de 3,5 % en moyenne, soit une fois et demie
plus élevées que le taux d'inflation. De plus, cette augmentation est
supérieure à celles prévues dans la plupart des pays du G7, y compris
les États-Unis.
Mais au-delà de ce constat général, des nuances s'imposent.
Le Québec, notamment, affichera la plus faible augmentation moyenne au
Canada. Surtout, l'édition 2003 du Compensation Planning Outlook confirme
que les modes de rémunération des travailleurs se modifient profondément
: l'époque où seule la performance financière de l'entreprise influait
sur les augmentations salariales tire à sa fin. Plus que jamais, le revenu
d'un employé sera le reflet de sa performance.
Prem P. Benimadhu, directeur du centre de recherche sur la rémunération
au Conference Board du Canada, explique cette petite révolution de la
gestion des ressources humaines qui se dessine dans les milieux de travail.
Selon votre étude, tous les Canadiens ne bénéficieront pas des mêmes augmentations
salariales en 2003. Le lieu de résidence, entre autres facteurs, expliquerait
ces écarts. Pourquoi?
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