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[C'est la vie!]
Certains travailleurs doivent multiplier les efforts pour percer ou réintégrer
le marché du travail. Handicap, maladie, passé difficile. La série C'est
la vie! leur tend le micro.
Refaire
surface
par
Emmanuelle Tassé
Les victimes de dépression, de schizophrénie ou d'anxiété ont leur
place sur le marché du travail, à condition de pouvoir y préserver leur
équilibre psychologique. Pour l'employé comme pour l'employeur, motivation
et saine communication suffisent souvent à partir du bon pied.
À la suite d'une dépression majeure, Laura (nom fictif), la mi-trentaine,
entamait au printemps dernier un stage chez la chaîne de vêtements Winners.
Très introvertie à son arrivée, cette ancienne aide-cuisinière et femme
de ménage s'adonnait discrètement à ses tâches : ouvrir les boîtes de marchandise
en entrepôt et placer les articles sur les étalages en magasin. « Elle
préférait s'isoler plutôt que d'affronter les collègues ou les clients,
raconte Diane Bourque, gérante de la succursale Jean-Talon. Son superviseur
lui donnait quelques repères sans insister. Nous l'avons laissée évoluer
à son rythme. »
Au bout de huit semaines, Laura s'ouvrait doucement, souriait, affirmait
ce qu'elle aimait et n'aimait pas. « Tout dépend de l'accueil
dans ce genre de situation. Les gens en difficulté psychologique s'adaptent
bien et s'épanouissent dans un milieu chaleureux et compréhensif »,
estime Diane Bourque.
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