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  [10 travailleurs qui vivent de leur passion]
J'aime ma job
par Sandra O'Connor
Coordination : Julie Tremblay

Ils passent leurs journées à boire, manger, skier, voyager ou bricoler. Un montant d'argent substantiel vient pourtant garnir leur compte de banque, semaine après semaine. Ne cherchez pas l'erreur : ni fraudeurs ni rentiers, ces 10 jeunes travailleurs ont tout simplement su transformer leur passion en métier. De quoi devenir un brin jaloux et s'inspirer. beaucoup.


Les 1 001 nuits
Marie-Annick Boisvert, 34 ans
Organisatrice d'événements et présidente
Marianik, Montréal


Le party corporatif préemballé, très peu pour Marie-Annick Boisvert! Comme l'annonce son site Internet, un événement réussi demande plutôt « moins de danse en ligne, moins de discos mobiles... et plus d'imagination »! Diplômée en sociologie, ayant travaillé en publicité et en relations publiques, la sémillante jeune femme s'est vite rendu compte qu'elle devait mettre à profit son don de rassembleuse, un vaste réseau de connaissances et son énergie sans bornes. « Après avoir organisé trois soirées du Cirque du Soleil pour le Groupe Gignac [un cabinet de relations publiques], j'ai compris que l'événement était ma vraie passion. J'ai ouvert ma propre boîte. » Depuis trois ans, Marie-Annick orchestre donc des soirées d'enfer pour ses clients branchés - dont Jet Films, Ubisoft et New Ad. En faisant appel au nec plus ultra des D.J., musiciens, techniciens, traiteurs et artistes, elle réussit à « créer des atmosphères, à transporter les gens dans un autre univers, à leur faire tout oublier l'instant d'une soirée ». Une de ses réalisations mémorables : la soirée offerte par la compagnie de distribution et de production Remstar lors du Festival des films du monde 2001, où hôtesses à la poitrine tatouée, porteurs de serpents, danseuses de baladi et plateaux regorgeant de sushis donnaient le ton à une soirée exotique et décadente à souhait.

Toujours en quête d'inspiration, Marie-Annick butine aux quatre coins de la ville. « Je vais à tous les parties, je vais dans tous les bars, et je squatte Montréal à la recherche de nouvelles salles. Par exemple, j'ai déjà organisé une soirée Mille et une nuits dans un ancien bain public. C'était flyé! » Après de telles virées, peut-on espérer plus? « Je rêve de faire les grandes soirées des Gémeaux, de l'ADISQ ou le gala d'ouverture du FFM. Tout le gratin de Montréal s'y trouve, et pourtant il ne s'y passe jamais grand-chose. Je leur offrirais le vrai glamour! » On la croit sur parole.

(www.marianik.com)


Sur la piste
Welby Altidor, 29 ans
Dépisteur artistique
Cirque du Soleil, Montréal


Voyager à travers le monde; côtoyer des artistes de scène inspirés; assister à des performances éblouissantes... tout en étant payé? C'est l'incroyable réalité des dépisteurs artistiques, qui recrutent musiciens, clowns, danseurs et tutti quanti pour les spectacles du Cirque du Soleil. Au service du Cirque depuis deux ans, Welby Altidor est très heureux de son sort. « Ce travail conjugue tous mes champs d'intérêt : les relations humaines, le voyage, la découverte constante, l'écriture, la vidéo, etc. Je suis vraiment privilégié d'avoir ce job. » Et pour cause, car en plus de faire du repérage à l'étranger 10 jours par mois en assistant à des événements éclectiques (comme le Festival d'Edimbourg, la crème des rencontres artistiques internationales), Welby contribue à l'image, à l'essence même du Cirque : « Les dépisteurs artistiques participent en quelque sorte au travail de création. Comme c'est l'artiste qui prime au Cirque du Soleil, les spectacles sont construits autour des talents que nous dénichons. C'est une approche très stimulante, car nous ne partons pas avec des critères prédéfinis - à moins, bien sûr, d'avoir à pourvoir à un poste pour les spectacles existants. Tout est donc possible! » À ces avantages s'ajoutent la flexibilité et l'ouverture d'esprit des patrons, un accès privilégié à toutes les scènes du globe, et la satisfaction de retrouver ses protégés sous le chapiteau jaune et bleu. « Cette année, j'ai vécu ma première création avec le spectacle Varekai. Comme j'avais participé au recrutement de plusieurs artistes, ce fut très touchant de les voir s'exécuter devant le public. »

Pour accomplir un travail de dépistage impeccable, l'intuition, le flair et l'audace doivent être au rendez-vous. « Il faut aussi de l'humilité, rappelle Welby. Je ne perds jamais de vue que le Cirque existe grâce aux artistes, et non le contraire. Ce respect me permet de faire des choix éclairés. »

(www.cirquedusoleil.com)


La vie en bleu
Stéphane Jolicoeur, 40 ans
Moniteur spécialisé en plongée technique et propriétaire
Tekdiv Exploration, Delson


Que fait-on quand on est investisseur immobilier et qu'on réalise soudain que notre véritable passion dans la vie, c'est la plongée? Pour Stéphane Jolicour, la solution s'est rapidement imposée. Il a largué sa carrière il y a sept ans et, après maints voyages en Floride afin d'y acquérir des compétences pointues, il a réalisé son rêve : enseigner la plongée technique et la pénétration d'environnements sous-marins clos.

Parce que la plongée technique permet d'atteindre jusqu'à 600 pieds de profondeur - alors que la plongée récréative se limite à 90 pieds -, Stéphane peut accéder à des épaves quasi inexplorées, comme l'Andréa Doria, « un paquebot encore plus imposant et plus luxueux que le Titanic, qui a coulé au large de Nantucket en 1956 et qui repose par 225 pieds de fond... Un site fabuleux! » Ce Cousteau dans l'âme se passionne aussi pour les grottes et les cavernes sous-marines : « Lors de ma première exploration en 1995, la beauté phénoménale des paysages m'a coupé le souffle. J'ai tout de suite voulu pouvoir offrir cette expérience aux autres. » Stéphane est d'ailleurs un des rares moniteurs au Québec à enseigner des techniques de plongée aussi poussées : « C'est un art, une science qui exige un calcul exact et de grandes capacités intellectuelles, physiques et psychologiques. »

Amateur d'art et d'histoire, fin limier à ses heures, Stéphane caresse plusieurs projets. À son ambition de devenir chercheur sous-marin professionnel s'ajoute celle de retrouver les modèles réduits des avions supersoniques Avro Arrow, lancés dans les eaux du lac Ontario dans les années 1950. « Nous espérons ainsi pouvoir obtenir des informations qui permettront la reconstruction, grandeur nature, d'un appareil qui a marqué l'histoire canadienne. » Plusieurs plongeurs sont dans la course. Souhaitons-lui bonne chance!

(www.tekdiv.com)


L'âme des lieux
Chantal Bergeron, 37 ans
Conceptrice visuelle et directrice artistique
Bo Visuel, Montréal


Le bricolage, une affaire de mômes? Que non! De son vaste atelier montréalais, Chantal Bergeron s'amuse ferme à imaginer des vitrines et des environnements accrocheurs pour ses clients commerciaux ou à concevoir des décors féeriques pour des événements d'envergure (elle a, entre autres, « habillé » des soirées pour Céline Dion, Stéphane Quintal, la famille Mulroney). Chantal a étudié les arts plastiques et ouvré en présentation visuelle pour plusieurs boîtes avant de créer Bo Visuel en 1989. Elle jongle aujourd'hui avec la matière et les couleurs avec une aisance saisissante. « J'adore explorer les possibilités d'un moyen d'expression et créer des tendances, souligne-t-elle. Alors le rêve, pour moi, c'est qu'on me confie des projets en me donnant carte blanche... Et je suis chanceuse, car j'en ai régulièrement! » Avec près de 20 ans d'expérience et un oil sensible à ce qui est beau, Chantal peut facilement se permettre d'avoir de l'audace et du cran : « J'aime proposer des choses innovatrices à des gens qui sont a priori d'un style plus traditionnel. Cette possibilité est une des beautés de mon métier. Ça m'indique que mes clients croient en moi, en ce que je fais. »

La petite entreprise de Chantal fait dans l'image de A à Z. À la demande, on fabriquera sur place des meubles adaptés, on revampera les cartes professionnelles et on se chargera de la mise en marché pour une boutique. « Tout est pensé jusqu'au moindre détail, afin que l'espace dégage une atmosphère définie, un état d'âme. » On n'a qu'à s'immiscer dans les univers qu'elle a conçus pour les boutiques Histoire de pâtes (à Saint-Lambert), Origami Plus ou Rose des Vents (à Montréal) pour le comprendre.


Raisin d'être
Jean-Philippe Lefebvre, 32 ans
Importateur de vins et vice-président
RéZin, Montréal


RéZin, c'est l'histoire de trois copains maniaques de vins qui décident, en 1995, d'importer quelques bouteilles pour le plaisir. « De fil en aiguille, nous nous sommes fait connaître pour nos produits qui s'éloignent du mainstream », explique Jean-Philippe. De fait, chez RéZin, on aime particulièrement les vignerons qui font fi de la standardisation du vin tout en prônant le respect de la terre et des traditions. Au Québec, l'engouement pour les produits RéZin est indéniable, la liste d'importations comportant maintenant plus de 150 produits en provenance des meilleurs vignobles de France, d'Italie et de Californie.

Riche d'innombrables lectures, d'une formation en sommellerie, d'un cours en viticulture et onologie suivi à Beaune, d'un séjour de six mois au Domaine Alain Burguet en Bourgogne et d'une expérience en sommellerie au célèbre Bistro à Champlain dans les Laurentides, Jean-Philippe arpente annuellement les vignobles du monde à la recherche de coups de cour. Des périples intenses, durant lesquels il peut goûter jusqu'à 100 vins par jour!

Passionné, avide de nouveauté et un brin rebelle, Jean-Philippe a fait de RéZin une agence où on déconstruit les idées reçues. Car selon lui, l'importateur se doit d'éduquer le consommateur en provoquant et en enchantant ses sens. « J'adore découvrir quelque chose de fabuleux avant tout le monde, dénicher des producteurs qui résistent aux techniques modernes et poursuivent des traditions centenaires... Quand mes clients apprécient et me disent que RéZin est un gage de qualité, ça justifie l'effort! » La récompense ultime? Trinquer avec les potes : « Il y a une notion de partage associée au vin qui est très importante à mes yeux. En fait, je crois que j'importe du vin simplement pour le boire! (rires) » Dur, dur métier!

(www.rezin.com)


Le grand Explorateur
Nicholas Gildersleeve, 26 ans
Guide de tourisme d'aventure
Les Karavaniers du Monde, Montréal et... le monde


On ne s'ennuie pas chez les Karavaniers, une agence qui se spécialise dans le tourisme écologique et socialement équitable! En 2001-2002 seulement, Nicholas a mené plus de sept randonnées au cour du Pérou; a guidé ses clients à travers le désert égyptien; a sillonné les sentiers d'Équateur et grimpé ses volcans, à 6 000 mètres d'altitude. Aventureux, dites-vous? « Je ne suis pas fait pour le 9 à 5... », confirme ce globe-trotter qui passe plus de 300 jours par année en cavale. Autre évidence : son entrée chez les Karavaniers, en 1999, tient de l'authentique coup de foudre. « J'ai vu une annonce des Karavaniers dans un journal et j'ai tout de suite su que je voulais être guide... Une idée folle, car je n'avais pas terminé mon bac en éducation physique, je n'avais aucune expérience à part un voyage en Europe, et je ne parlais pas un mot d'espagnol [NDLR : un atout important]. Mais j'ai tellement insisté qu'on m'a offert un poste d'assistant, à condition que je suive un cours de secourisme en régions éloignées. » Sitôt dit, sitôt fait!

Épris de la liberté et de l'autonomie que lui offre son emploi de guide, Nicholas voit tout de même quelques désavantages au voyage continu, comme la difficulté de maintenir une relation amoureuse. Mais la toile d'amitiés qu'il a tissée à travers le monde compense tout de même un peu. « Je pense entre autres à nos collaborateurs à l'étranger, comme Ruffino, au Pérou, qui est devenu un ami très proche. » Lors de notre rencontre, Nicholas préparait son départ pour le Guatemala et le Mexique, où on lui a confié la mise sur pied de circuits touristiques pour les Karavaniers. Êtes-vous verts de jalousie? Nous, oui.

(www.karavaniers.com)


Le thé avec Leonard
Nancy Beaulieu, 33 ans
Représentante en promotion
Sony Musique, Montréal


Vous avez déjà pris le thé avec Leonard Cohen? Trimballé les membres du groupe écossais Travis à travers la ville? Partagé repas et confidences avec Julian Lennon, le fils de John? Pour Nancy Beaulieu, ce genre de rencontres ne tiennent pas du fantasme; ce sont de simples bénéfices de l'emploi! « Je me rappelle ces trois journées passées avec Leonard Cohen, lors de l'un de ses séjours dans sa maison de Montréal, dit Nancy en souriant. Il me servait du thé et des biscuits, me récitait des poèmes. C'est un être extraordinaire, galant avec un grand G... Passer des moments privilégiés avec des gens comme lui, c'est un des grands bonheurs du job! » Précisons que Nancy était plus qu'une simple invitée chez l'ami Leonard. En tant que représentante en promotion pour Sony Musique, elle prend les artistes de la maison sous son aile lors de leur passage à Montréal. « Je réserve l'hôtel, les accueille à l'aéroport, les accompagne dans leurs déplacements professionnels, en plus d'organiser les rencontres avec les médias. Et si ça clique, il arrive qu'on se retrouve, le soir venu, au resto ou dans un bar... » Glamour, tout ça? Après six ans de métier, Nancy est résolument terre à terre face au star system : « Je suis anti-glamour, très discrète. Ce sont les artistes qui occupent l'avant-scène, pas moi. » Ce réalisme et ce dévouement expliquent pourquoi elle n'hésite pas à repasser la chemise de Ricky Martin ou à assister aux prestations de bands qui ne sont pas vraiment. sa tasse de thé - comme certains groupes punk de la maison.

Lorsqu'elle ne fraie pas avec les vedettes, grandes ou en devenir, Nancy s'amuse tout autant à « vendre » les nouveautés Sony de la semaine aux diverses stations de radio et de télévision. « Je fais ce que nous appelons une "run de lait". Tous les mardis, je me pointe avec ma pile de disques afin d'encourager la diffusion de nos nouveautés. C'est complètement différent des relations d'artistes, mais c'est un autre aspect du job que j'aime, car c'est extrêmement motivant de pouvoir communiquer ma passion pour la musique, pour nos artistes. Encore aujourd'hui, je tombe amoureuse de certains disques, je les écoute 100 fois... Ça m'emballe de pouvoir partager cette magie avec les diffuseurs médias et les autres membres de l'industrie. »

(fr.sony.ca/sonyca/home.shtml)


Le bonheur est dans l'assiette
Robert Beauchemin, 42 ans
Critique restos pour l'hebdomadaire
et professeur d'anthropologie au Collège LaSalle


Qui ne salive pas à l'idée de travailler comme critique de restos? « J'exerce un métier vraiment brillant! admet d'emblée Robert Beauchemin. D'abord parce que la presse écrite me permet de transmettre ma connaissance et mes opinions - tout comme le fait ma carrière d'enseignant, d'ailleurs. Mais aussi parce que c'est comme si j'étais à l'école à vie! Je ne cesse d'apprendre, de découvrir... » Des découvertes gustatives, Robert en fait depuis 10 ans pour le compte de l'hebdomadaire Voir, où il se charge de la chronique Restos. Il s'est attablé dans la majorité des 5 000 restaurants qui constellent Montréal - sans compter les tables régionales qu'il évalue dans le cadre du Guide Restos de Voir, une publication annuelle qu'il dirige depuis sept ans. « Je visite environ trois ou quatre établissements par semaine, parfois plus », précise Robert. Ouf! À ce rythme, peut-on perdre... l'appétit? « Oui, quand le resto n'est pas bon... Mais je le regagne aussitôt quand je vis une expérience merveilleuse! »

Qu'il s'attaque au bol de pâtes d'une mamma italienne ou à un plat d'anthologie au légendaire restaurant Toqué!, le gourmet aborde toujours la cuisine avec la même objectivité et la même rigueur, agissant incognito autant que possible : « Mon principal intérêt est de trouver des gens sincères, car la sincérité est un mot clé de la cuisine... Ça ne veut pas dire qu'on fait les meilleurs plats au monde; ça veut dire qu'on y met son âme... »

Pour Robert, ses deux dadas - anthropologie et cuisine - sont de parfaits compléments : « Mes deux métiers se recoupent très bien, car qu'est-ce que la cuisine, sinon de la culture? En fait, c'en est probablement la manifestation la plus intéressante, sinon la plus délicieuse! Nous sommes choyés à Montréal, car une grande diversité de cultures et, conséquemment, de cuisines s'y rencontrent. C'est l'un des lieux en Amérique du Nord où l'on mange très bien, et c'est un formidable terrain de jeu pour moi! »

(www.voir.ca)


Attache ta tuque!
Simon Noël, 30 ans
Directeur des promotions et commandites
Orage, Longueuil


Il y a des jobs cool; puis il y a des jobs TRÈS cool! Quand on se passionne pour le plein air et que le boulot consiste à se retrouver sur les plus belles montagnes d'Amérique du Nord, skis aux pieds, entouré d'une bande de free skiers hallucinants, on a vraiment frappé le gros lot... Directeur des promotions et des commandites pour le fabricant de vêtements de sport Orage, Simon Noël (à droite sur la photo) déniche les athlètes de free ski à qui la compagnie apportera un coup de pouce financier. « Ce qui est le fun, c'est que pour trouver ces jeunes-là, on doit aller les chercher... sur les pentes! » Fou de free ski - une discipline « extrême » semblable à la planche à neige dans l'exécution de sauts et d'acrobaties téméraires -, Simon organise également des jams et des compétitions au Canada et aux États-Unis. « Parce que le sport est jeune, nous devons créer des événements où les amateurs pourront se rassembler. Ces journées, c'est du pur plaisir. On engage des D.J., on invite des skieurs-vedettes et on organise des parties après-ski avec des bands. Il arrive même qu'on installe des bains à remous au pied des pentes! » Une fois la fête finie, Simon prolonge parfois son séjour, histoire de s'offrir quelques descentes dans la poudreuse... Misère!

Pour Simon, au-delà du plaisir se cache une mission sociale : « Mon but est de faire connaître cette discipline qui, je crois, aura autant d'influence sur la génération des 18-24 ans que le surf en a eu à l'époque. C'est une culture en soi avec sa musique, ses vedettes, son attitude, le tout basé sur la liberté d'expression. Je crois que nous sommes en train de créer une belle gang autour de tout ça... »

(www.orageski.com)


L'aventure, c'est l'aventure
Anne-Marie Lefebvre, 33 ans
Aventurière professionnelle et fondatrice
L'équipe Les Fées, Montréal


En 1999, en participant à la trépidante odyssée qu'est le Trophée des Gazelles, Anne-Marie Lefebvre ne se doutait pas que l'expérience allait marquer un point tournant dans sa carrière : « J'avais des frissons à l'idée de partir pour cette course à relais dans le désert du Sahara », se souvient la spécialiste en communications, marketing, promotion et logistique événementielle. « Et ç'a été, en effet, une grande expérience de vie... » Au retour, la nouvelle aventurière se découvre une mission : partager l'exaltation que procure le défi réussi avec d'autres femmes. Les Fées étaient nées. Et que sont ces Fées, selon l'instigatrice de l'équipe? « C'est un groupe de Québécoises, de tous âges et de tous les milieux, qui veulent relever des défis dans la solidarité; qui ont une immense envie de voyager, de découvrir l'aventure avec d'autres filles tout en étant encadrées. »

Depuis trois ans, Anne-Marie met donc sur pied une programmation d'événements compétitifs destinée aux Fées. Elle offre un soutien logistique aux participantes et leur prodigue de judicieux conseils sur la recherche de commandites et la préparation en vue d'un défi sportif. Bien que toujours enflammée à l'idée de se lancer dans l'aventure, Anne-Marie prend aussi son pied au bureau : « Être mon propre patron est idéal, car j'ai toujours été réfractaire à l'autorité (rires). Je décide de tout ce qui a trait à l'association. Je mène ma barque comme je veux, où je veux... J'ai aussi beaucoup appris en trois ans, et l'équipe a atteint une belle maturité. Mon but, maintenant, c'est de rendre ça encore plus intéressant sur le plan financier! » Prospérant grâce aux commandites et à la contribution de participantes, l'équipe se taille tranquillement une jolie place dans le monde de la compétition amateur. À ce jour, 256 des 1 000 membres ont relevé plus de 18 défis, des raids à vélo en Thaïlande aux courses de bateaux-dragons à Montréal. Enfin, en mai dernier, Anne-Marie lançait Elfetc.com, un site de rencontres aventureuses et sportives. « Créé afin d'offrir un lieu d'échange virtuel aux Fées, Elfetc.com permet aussi de faire des rencontres romantiques en utilisant le prétexte du plein air. Et je peux dire que ça a fonctionné pour quelques personnes! » Avis aux intéressés...


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