Des employeurs en mal de recrues expérimentées déroulent
souvent le tapis rouge sous le nez des protégés de leurs
compétiteurs. Alléchés, les candidats sautent la
clôture… mais ont parfois de mauvaises surprises. Petit précis
des bonnes manières à respecter.
Le représentant Sylvain Lavallée est allé voir ailleurs
une seule fois. Alors employé du courtier en douane Fritz Starber, il
a été débauché par une entreprise concurrente. Tout
semblait plus vert dans la cour du voisin : meilleures possibilités de
promotion, conditions salariales et de travail supérieures et plaisir
assuré. Quatre mois plus tard, déçu, il sautait à
nouveau la clôture pour… regagner les rangs de Fritz Starber! «Là-bas,
j’étais vraiment trop surveillé», explique le représentant,
qui préfère taire le nom de son ex-employeur.
Si le virage est effectué dans les règles de l’art, partir
chez un compétiteur pour améliorer son sort ne nuit pas à
l’image d’un professionnel, estime Yves Boulet, associé chez
GRH, une firme de services en gestion des ressources humaines. Revenir à
son emploi d’origine non plus. Pour Sylvain Lavallée, le retour
s’est fait sans heurts. «Un mois et demi après avoir signifié
à Fritz Starber que je souhaitais revenir, j’étais de retour
à mon ancien poste. J’ai été très bien accueilli.»