Chargé de projet en Guinée équatoriale. Étudiante
en espagnol au Guatemala. Serveur sur un bateau de croisière. Consultante
en Indonésie. Pourquoi pas? Que ce soit pour deux semaines, deux mois
ou deux ans, nul besoin d’être bien nanti ou libre comme l’air
pour bourlinguer. Programmes d’études ou de travail à l’étranger,
échanges professionnels, cours de langues, perfectionnement, mutation
au sein d’une entreprise multinationale : plusieurs moyens permettent
de voir du pays — tout en enrichissant son CV.
Partir à l’étranger a littéralement lancé
la carrière de la photographe Heidi Hollinger. Lorsqu’elle a quitté
Montréal pour la Russie, en 1991, elle ne connaissait du photo-journalisme
que ce que lui avait appris sa courte expérience au journal étudiant
McGill Daily. Elle venait tout juste d’obtenir un baccalauréat
en langues modernes — russe et espagnol. «Je voulais vivre en Russie
pour perfectionner la langue. Je suis donc partie habiter dans une famille là-bas.»