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Le
secteur de la santé Soins
intensifspar Guylaine Boucher et Martine Boivin Urgences engorgées, listes d'attente interminables, reports de chirurgies : le système de santé souffre. Derrière les problèmes médiatisés qu'il connaît, le réseau est aux prises avec un important manque de main-d'ouvre - une situation que le prévisible vieillissement de la population n'améliorera en rien. Pour panser la plaie, les intervenants du réseau ont déployé les mesures d'urgence. Partout dans les hôpitaux, les CLSC, les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les directions sont sur le pied de guerre. Les associations d'établissements et le ministère ont même mis leur traditionnelle mésentente de côté et s'entendent sur l'urgence de tout mettre en ouvre pour recruter des professionnels qualifiés, capables de répondre aux besoins actuels et futurs du réseau. Les chiffres dévoilés par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ne laissent aucune ambiguïté quant à la gravité du problème. En 2002 seulement, plus de 10 000 personnes devront être embauchées dans le réseau. Un an plus tard, soit en 2003, ce sont 11 000 postes supplémentaires qu'il faudra pourvoir. Des chiffres qui augmenteront d'année en année jusqu'à atteindre 16 600 personnes en 2015. Pour Robert Tremblay, directeur de la recherche, de la planification et du développement de la main-d'uvre au ministère, tous les éléments sont réunis pour ouvrir les vannes de l'embauche. Non seulement le personnel en place vieillit, ce qui entraîne des départs à la retraite, mais les prévisions démographiques font qu'on prévoit également une diminution importante du nombre de jeunes travailleurs dans les prochaines années. Et c'est sans compter le vieillissement de la population qui crée une demande accrue de soins et de services de santé. «Cette année, explique le directeur, plus de 2 000 personnes ont pris leur retraite et le nombre des départs à la retraite devrait augmenter progressivement jusqu'en 2009. Dès lors, on s'attend à ce que 6 000 personnes quittent annuellement le réseau de la santé, et ce, jusqu'en 2015. Tous nos travaux de planification de main-d'uvre tiennent compte de la situation, et on se penche actuellement sur la façon d'organiser le travail dans les années à venir», précise Robert Tremblay. Talon d'Achille du réseau Guy Desmarais, conseiller en ressources humaines au Centre hospitalier du Haut-Richelieu à Saint-Jean-sur-Richelieu, confirme cette tendance, notamment en ce qui concerne le personnel infirmier. En fait, la situation est telle dans son établissement que la soixantaine de postes d'infirmiers ou d'infirmières qui devaient être pourvus au cours des trois dernières années ne l'ont pas été entièrement. Résultat : malgré les 500 infirmières déjà en poste, plusieurs manquent toujours à l'appel. Au cours des cinq prochaines années, ce sont environ 50 diplômés en sciences infirmières par an que l'établissement devra embaucher - des chiffres que Guy Desmarais qualifie même de modérés, étant donné l'important maraudage existant entre les établissements du réseau. «Il n'est pas rare, explique-t-il, que notre personnel se fasse offrir un poste dans un autre centre hospitalier. Certains lundis matin, des offres d'emploi d'autres établissements sont carrément affichées sur les murs du centre hospitalier. En plus du recrutement, on consacre donc aussi beaucoup d'énergie à la rétention de notre personnel.» Au-delà du faible attrait qu'exercent généralement les sciences auprès des jeunes ainsi que du très fort contingentement dans la majorité des programmes universitaires en santé, les conditions de travail et la lourdeur des cas rencontrés découragent nombre de gens. Directeur général du Regroupement des CHSLD de la région métropolitaine, André Côté confirme que la pratique en soins de longue durée est de plus en plus exigeante. «À l'heure actuelle, 70 % de la clientèle des CHSLD de la région de Montréal ne peut expliquer verbalement ses besoins. Les établissements et le personnel qui y travaille doivent composer avec des besoins qui varient considérablement selon les profils de clientèle, allant de la démence au simple problème de mobilité. C'est extrêmement exigeant. Les gens qui choisissent d'y travailler font face à d'importants défis.» Même problème du côté des CLSC et des centres spécialisés, qui desservent les clientèles de sans-abri ou de toxicomanes, où la pénurie de médecins omnipraticiens notamment est carrément endémique. Là encore, précise Madeleine Rodier, agente de ressources humaines au CLSC des Faubourgs au centre-ville de Montréal, «c'est la lourdeur des cas qui rebute les professionnels». Travail de nuit, à temps partiel, occasionnel : selon Guy Desmarais, même les conditions de travail ne favorisent pas le recrutement ou la rétention du personnel. «Toutes les infirmières qui ont choisi de quitter notre établissement l'ont fait parce qu'on leur offrait ailleurs un horaire stable, de jour. Après des années à travailler de nuit, elles aspirent à autre chose, et c'est compréhensible.» Panser la plaie À l'échelle du Québec, le ministère de la Justice, responsable du fonctionnement des ordres professionnels a même créé en 1999 un comité de travail chargé du nouveau partage de certaines tâches entre les professionnels de la santé de façon à alléger les besoins en main-d'uvre. Suivant les réflexions de ce comité, dont les conclusions seront rendues publiques en deux vagues successives, à l'automne 2001 et au printemps 2002, les infirmières auxiliaires pourraient par exemple assumer certaines tâches traditionnellement réservées aux infirmières, tandis que ces dernières effectueraient certains actes médicaux jusqu'à présent réservés aux médecins. Si prometteuses soient-elles, les solutions proposées jusqu'à présent ne règlent pas entièrement le problème de main-d'uvre. Au ministère, on a donc pris le taureau par les cornes et décidé, conjointement avec le ministère de l'Éducation du Québec, d'augmenter le nombre d'admissions dans les programmes concernés. Dès cette année, par exemple, les facultés de médecine pourront accueillir 55 étudiants supplémentaires par année jusqu'en 2004 - un chiffre minime en apparence mais qui pourrait fait toute une différence selon Daniel Poirier, directeur de la main-d'uvre médicale aux affaires médicales et universitaires du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. «Le manque d'effectif, signale-t-il, touche également plusieurs spécialités de la médecine telles que la gériatrie, la psychiatrie, la radio-oncologie, la néphrologie, l'anatomopathologie, la chirurgie, la médecine d'urgence et la cardiologie. En augmentant le nombre d'inscrits, on augmente aussi la proportion de gens qui choisiront une spécialité.» Au collégial, le ministère a aussi augmenté les capacités d'accueil en radio-oncologie, en inhalothérapie et en soins infirmiers. Le vieillissement comme un boulet Sans issue, le problème de main-d'uvre dans le réseau? Difficile, mais pas insoluble, préfère répondre Robert Tremblay. «Jusqu'à présent, le réseau est toujours parvenu à trouver une solution à ses problèmes. Déjà, tout le monde est orienté vers la recherche de solutions.» Urgent besoin de gestionnaires Les professionnels de la santé ne sont pas les seuls à faire cruellement défaut aux établissements du réseau de la santé. Les gestionnaires et directeurs généraux manquent aussi à l'appel. Selon les chiffres rendus publics par le ministère de la Santé et des Services sociaux en 2001, le réseau en compte actuellement près de 10 000. Ce chiffre pourrait fondre comme neige au soleil si rien n'est fait pour pourvoir les postes qui seront laissés vacants à la suite des départs à la retraite anticipés. En gestion, comme dans les autres sphères professionnelles du réseau de la santé et des services sociaux, la moyenne d'âge des travailleurs est en hausse. Ainsi, selon Nicole Brodeur, présidente-directrice générale du Centre de référence des directeurs généraux et des cadres, 9,5 % des cadres intermédiaires sont âgés de 55 ans ou plus; 12 % des cadres supérieurs et 23 % des directeurs généraux appartiennent aussi à ce groupe d'âge. Gestionnaire-conseil en ressources humaines à la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux du Québec, Jacques Côté estime pour sa part qu'il faudra remplacer 6 800 cadres d'ici à 2010, un objectif qu'il n'hésite pas à qualifier de véritable défi. Nicole Brodeur partage entièrement cette vision : «Non seulement les postes ne sont pas très attrayants pour la main-d'uvre externe, explique-t-elle, mais l'instabilité qu'a connue le réseau fait aussi en sorte que le personnel interne aux établissements ne manifeste pas non plus beaucoup d'intérêt pour les postes de gestion et de direction.» Pour contrer le problème, le ministère de la Santé et des Services sociaux annonçait au printemps 2001 la mise sur pied d'un projet-pilote voué à l'accompagnement de la relève dans les postes de direction générale. Destinée aux personnes qui ont déjà un emploi dans les établissements, la mesure vise à former des gestionnaires qui accéderont aux postes de directeur général et à les préparer à faire face aux nouvelles responsabilités qui leur incomberont. Jusqu'à présent, une douzaine de personnes d'un peu partout au Québec ont pu bénéficier du programme. Une évaluation du projet-pilote est prévue pour le printemps 2002. Au ministère, on parle cependant déjà de reconduire la mesure. À suivre (G. B.) Au ministère aussi... Il n'y a pas que les établissements du réseau de la santé qui soient en manque de main-d'uvre : le ministère l'est aussi. Selon une étude menée en mars 2000 par l'Institut de la statistique du Québec sur le vieillissement des travailleurs dans la fonction publique, l'âge moyen des employés du ministère de la Santé et des Services sociaux est de 48 ans. Le ministère verra donc 40 % de son effectif partir à la retraite d'ici à 2010 et 70 % d'ici à 2015. Les cadres et les employés de haute direction seront particulièrement touchés par le phénomène. Avis aux intéressés! (G. B.) Médecine de brousse Manque d'effectif, épuisement professionnel, clientèle avec problèmes de santé multiples Côté santé, rien ne va plus au nord du 52e parallèle. Si l'on ajoute à cela l'éloignement et le climat pour le moins particulier de la région nordique, qui compte quelque 10 000 habitants regroupés en 14 villages, on se retrouve devant un problème presque insoluble, soutient Normand Tremblay, médecin-conseil à la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. «À l'heure actuelle, nous disposons d'à peu près la moitié de la main-d'uvre nécessaire aux soins médicaux, lance-t-il en soupirant. Dans la région de la baie d'Hudson par exemple, nous pouvons compter trois médecins alors qu'il en faudrait huit pour répondre adéquatement aux besoins du territoire. Recruter est devenu un véritable tour de force.» Le problème se fait également sentir du côté du personnel infirmier. Si les infirmières en place répondent actuellement à la demande, on prévoit de graves problèmes de recrutement à court terme : «Jusqu'à présent, nous sommes toujours parvenus à recruter les infirmiers et infirmières dont nous avions besoin, mais, avec l'augmentation du nombre d'offres d'emploi dans le Sud, l'embauche est de plus en plus difficile ici», explique Normand Tremblay. Le scénario est le même du côté des techniciens de laboratoire et des techniciens en radiologie. Dans les faits, non seulement les offres d'emploi en régions urbaines nuisent au recrutement dans le Nord, mais un nombre important d'employeurs n'acceptent plus que leurs employés se prévalent d'une année de congé pour aller travailler au Nunavik. «Par le passé, de nombreux professionnels ont fait une pause d'un an pour venir travailler dans le Nord sans être pénalisés du côté de leur ancienneté. Aujourd'hui, les employeurs ne les laissent plus partir. Ils leur donnent des augmentations, des promotions, etc. Tout cela fait diminuer beaucoup notre banque de candidats.»
À son avis, au regard des réalités du marché du travail, même les primes d'installation et d'isolement ne sont plus suffisantes. «Ces primes s'ajoutent au salaire, ce qui veut dire qu'elles sont imposables et que les professionnels n'en profitent pas à 100 %. C'est la même chose pour le logement. On a beau prendre en charge le logement des gens, cela est considéré comme un avantage imposable. Nous n'avons plus le choix : si nous souhaitons vraiment que la population du Nord soit desservie adéquatement, il faut penser investir davantage d'argent et décharger les gens de ces avantages imposables. Entre-temps, tant que le charme opérera, on misera sur les aventuriers, les gens qui ont le goût de vivre quelque chose de différent. C'est notre seul espoir pour le moment.»
(G. B.) Un programme intégré DEC-BAC en soins infirmiers Les étudiants en soins infirmiers pourront dorénavant bénéficier d'un programme intégré DEC-BAC, afin de faciliter et de favoriser leur cheminement vers le diplôme de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat. En outre, un programme d'externat, régi par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) depuis l'année 2000, permet aux étudiants qui effectuent avec succès les deux tiers de leur formation collégiale ou universitaire de travailler dans les hôpitaux pendant la période estivale. Ainsi, les étudiants consolident leur formation en travaillant auprès d'infirmières d'expérience avec qui ils sont jumelés. Selon l'OIIQ, la concurrence pour la main-d'uvre infirmière étant importante, l'externat est un excellent moyen de créer des liens avec des candidats potentiels, particulièrement pour les régions où le recrutement est difficile et l'exode des jeunes, important. Ce programme fait maintenant partie intégrante du plan de main-d'uvre du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour résoudre la pénurie d'infirmières. (M. B.) Documentés depuis fort longtemps au Québec, les besoins de main-d'uvre en matière de soins infirmiers sont beaucoup moins connus à l'échelle canadienne. Pour remédier à la situation, la ministre du Développement des ressources humaines Canada (DRHC), Jane Stewart, annonçait le 5 octobre dernier le lancement d'une étude sur les ressources humaines dans ce secteur - un projet loin de susciter l'enthousiasme des intervenants québécois. Orchestrée conjointement avec six associations professionnelles et syndicats pancanadiens, l'étude couvre les trois groupes de professionnels réglementés, à savoir les infirmières, les infirmières auxiliaires et les infirmières psychiatriques. Échelonnée sur deux ans, elle nécessitera un investissement total de quatre millions de dollars, dont 1,8 million assumé par le gouvernement et 2,2 millions par les associations du secteur des soins infirmiers. La mise en place d'un mécanisme systématique de planification de la main-d'uvre devrait émerger du processus. Les 20 premiers mois seront cependant consacrés à une vaste analyse du marché du travail à l'échelle canadienne. Responsable des communications pour l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Sylvie Vallières avoue ne pas attendre de grands bouleversements de cette étude. «La question de la planification de la main-d'uvre est très documentée au Québec. L'Ordre fait depuis toujours des études sur la question. Le ministère de la Santé a aussi fait des choses pour contrer la pénurie. Nous sommes en quelque sorte arrivés à un autre niveau.» Une réserve à l'égard de la démarche que l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec partage avec certains bémols. En fait, si le président-directeur général de l'organisme, Régis Paradis, salue l'effort du gouvernement fédéral, il prône d'abord et avant tout la mise en place rapide de mesures concrètes. «Il est intéressant de voir que la direction du ministère du Développement des ressources humaines se préoccupe des problèmes de main-d'uvre en soins infirmiers, mais il est surtout temps que l'on passe aux choses concrètes. Et la remarque vaut aussi pour le Québec. Malgré les démarches entreprises, on en est encore aux vux pieux. Si l'on veut que les choses changent, il faut que tout cela aboutisse à quelque chose. De notre côté, nous multiplions les présences dans les salons d'emploi, nous faisons de la promotion dans les écoles. Mais, sans une révision en profondeur de l'organisation du travail, les choses ne changeront pas véritablement.» (G. B.) Recherchés Bien que le besoin en main-d'uvre s'étende à l'ensemble
du réseau de la santé et des services sociaux, certaines
professions sont particulièrement recherchées. C'est le
cas des : (G. B.) Soins de santé
alternatifs Chiropratique, massothérapie, naturopathie, acupuncture... Les Québécois sont de plus en plus nombreux à consommer des soins de santé autres que ceux prodigués par la médecine traditionnelle. En 2000, chez les 35 ans ou moins, 7 personnes sur 10 avaient déjà eu recours à une thérapie alternative. Bien que moins utilisée par la population vieillissante, pendant la même période, la médecine alternative - toutes disciplines confondues - ralliait tout de même 50 % des baby-boomers québécois. Si leur cote de popularité est en hausse constante, les médecines alternatives ne sont pas encore aux prises avec d'importants problèmes de main-d'uvre. Jusqu'à présent, explique Monique Gauthier, directrice du développement pour la Fédération québécoise des massothérapeutes, «le nombre de professionnels suffit largement à la demande». Une situation en tous points semblable à celle vécue du côté de l'acupuncture. De fait, selon Lyliane Mazzetti, vice-présidente de l'Association des acupuncteurs du Québec, «grâce à l'introduction de la formation collégiale en acupuncture, les professionnels disponibles parviennent à répondre à la demande». Une situation qui ne devrait pas changer de sitôt à son avis. «Non seulement la cohorte d'étudiants en provenance du collégial vient grossir les rangs des professionnels chaque année, mais une bonne proportion de gens ne sont pas encore prêts à débourser 50 $ ou même 35 $ pour une consultation», affirme-t-elle. Le statut de travailleurs autonomes des professionnels de médecine alternative décourage aussi un grand nombre de personnes intéressées par l'une ou l'autre des disciplines, précise Monique Gauthier. «Chez les massothérapeutes, par exemple, 95 % des professionnels ont un statut de travailleur autonome. Si on n'a pas la bosse des affaires, ça peut être un facteur contraignant.» Mireille Duranleau, présidente de l'Association des chiropraticiens du Québec, acquiesce : «Travailler en médecine alternative, ce n'est pas seulement un choix d'orientation professionnelle, c'est aussi un mode de vie. Si on veut faire carrière dans le domaine, il faut être prêt à mettre du temps pour construire sa propre clientèle. On est loin de l'emploi traditionnel.» Côté formation, la chiropratique est le seul domaine d'exercice en santé alternative à requérir un diplôme universitaire. Les gens qui désirent devenir chiropraticiens doivent d'abord obtenir un doctorat dans le domaine. Au Québec, seule l'Université du Québec à Trois-Rivières offre le programme. À noter, la formation est très contingentée : sur 600 demandes d'admission reçues annuellement, seulement une quarantaine sont acceptées. L'exercice de l'acupuncture nécessite quant à lui une formation de niveau collégial. Le Collège de Rosemont à Montréal est le seul établissement québécois à offrir le programme. Échelonnée sur trois ans, la formation mène à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales en formation technique. Pour avoir le droit de pratiquer, les diplômés en acupuncture doivent cependant devenir membre de l'Ordre des acupuncteurs du Québec. La réussite de deux examens est exigée pour devenir membre. Quant à la massothérapie, aucune institution publique d'enseignement n'offre le programme. Il faut donc se rabattre sur les écoles privées et compter plusieurs milliers de dollars pour l'obtention d'un diplôme, soit environ 3 000 $ dans la majorité des cas. Une vingtaine d'établissements ont pignon sur rue un peu partout au Québec, mais aucun d'entre eux n'a de reconnaissance particulière. Une liste exhaustive des écoles existantes est accessible dans le site de la Fédération québécoise des massothérapeutes. (G. B.) |
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