L'île de Montréal est l'épicentre de la grande
région métropolitaine, qui compte à elle seule près
de la moitié de la population du Québec et près des
deux tiers de son économie.
Après deux décennies d'asphyxie, la grande région
de Montréal, poumon économique du Québec, respire
enfin. Depuis 1996, le taux de chômage à Montréal
a été réduit de plus du tiers, frôlant même
les 8 % au début de 2000.
Mais bien que les industries des télécommunications, de
l'aérospatiale et du pharmaceutique constituent de solides bases,
l'économie de Montréal n'est pas à l'abri de chocs
conjoncturels.
Au moment de mettre sous presse, on commençait à sentir
les impacts économiques des attentats terroristes survenus aux
États-Unis le 11 septembre dernier. Les industries du transport
aérien et du tourisme ont été les premières
atteintes, et d'autres secteurs pourraient être touchés.
La crise survenue chez Nortel Networks au cours des derniers mois, pendant
laquelle plus de 30 000 salariés ont perdu leur boulot, a
elle aussi frappé Montréal. Un millier de travailleurs de
Nortel à Montréal auraient été licenciés,
selon l'évaluation faite par le syndicat des employés.
«C'est une très mauvaise surprise, mais Montréal
ne devrait pas trop souffrir de la débâcle des «sociétés
technos»», pense Arnold Beaudin, directeur du développement
stratégique et économiste principal chez Montréal
International, un organisme public de démarchage économique.
