Les attaques terroristes du 11 septembre dernier ont provoqué
une profonde insécurité chez la plupart d'entre nous. D'abord,
l'appréhension d'un conflit armé, un sentiment plutôt
nouveau pour notre génération, mais surtout les craintes
économiques qui persistent et s'amplifient depuis.
Jamais en dix ans n'a-t-on vu autant de mauvaises nouvelles économiques
monopoliser les manchettes : près de 150 000 mises à
pied dans l'industrie du transport aérien en Amérique du
Nord, environ 4 000 dans les différentes usines de Bombardier
à travers le monde et 30 000 chez Boeing, une industrie touristique
qui se retrouve paralysée, les Bourses qui ont connu dans les semaines
suivant le 11 septembre leur pire débandade en 70 ans. Des événements
qui n'ont strictement rien à voir avec les attentats se sont aussi
ajoutés au chaos, comme l'annonce de la fermeture de l'usine GM
à Boisbriand, avec plus d'un millier de pertes d'emploi entraînées.
Personne ne peut dire si notre système économique est simplement
enrhumé ou si le mal est beaucoup plus profond. En ce moment, la
situation politique sur le plan mondial est si instable qu'il est presque
farfelu d'émettre quelque pronostic que ce soit.
La nervosité dans la population est palpable. Nul besoin d'un
sondage scientifique pour le prouver, une petite tournée dans votre
entourage vous en convaincra : un frère ou une sur qui
retarde l'achat d'une maison, un ami qui doit avoir recours aux économies
de son père, un voisin qui annule ses vacances. Nous sommes tous,
à divers degrés, sur les dents.
Personne n'est à l'abri de la fragilité du monde. Personne
n'a jamais été à l'abri des aléas de l'économie.
Cependant, une certitude demeure : il faut être prêt
à tout, connaître nos forces et voir à les développer.
Maintenant plus que jamais, ce n'est pas du taux de chômage ou de
la récession dont il faut nous préoccuper en tant que travailleurs,
mais bien de nos connaissances et de nos aptitudes. En période
de vache maigre, encore plus qu'en temps normal, les mieux outillés
s'en sortent haut la main, alors que les moins qualifiés sont les
premiers à devoir lever les pieds.
Lisez, expérimentez, assistez à des conférences,
suivez des formations... Et posez-vous cette petite question : avez-vous
des compétences clés ?
Bonne lecture.
Julie Tremblay
Rédactrice en chef