La première grande réforme du Code du travail depuis sa mise en place,
il y a 37 ans, a laissé la plupart des organisations jeunesse sur leur appétit
: «Where's the beef?»
La réforme tant attendue du Code du travail, déposée en mai par le ministre
du Travail Jean Rochon, simplifie les procédures d'accréditation syndicale
et ajuste l'article 45 (voir encadré), mais demeure muette au sujet des
formes de travail atypiques, comme le travail autonome et contractuel.
C'est cette omission qui consterne les organismes représentant les jeunes
travailleurs.
«Où ça, une réforme?» demande Martin Koskinen, président
de Force Jeunesse, une organisation née au plus fort de la lutte contre
les clauses «orphelin» dans les conventions collectives, il
y a trois ans. «Le gouvernement a refusé d'adapter le Code du travail
aux nouvelles réalités du travail, et ce sont les jeunes qui en font les
frais.»