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ou gérer sa carrière? par Martine Lemonde À tous ceux qui n'en peuvent plus de passer leur dimanche à détester le lundi et qui vivent pour leurs deux semaines de vacances annuelles, je dis : n'attendez pas le jour où un meilleur emploi vous sera offert comme une prime dans une boîte de céréales. Demandez-vous plutôt : est-ce que je subis ou je gère ma carrière? Un plan de carrière ne doit pas se limiter à «avoir un bon emploi» et à «gagner assez d'argent pour faire ce dont on a envie». Quand on veut véritablement gérer sa carrière, il faut être un peu plus précis. Lorsqu'on a bien fait ses devoirs, on arrive à nommer les tâches qu'on veut réaliser, à préciser le genre d'environnement dans lequel on souhaite évoluer, à déterminer les responsabilités que l'on veut se voir confier, etc. La plupart des jeunes professionnels qui se disent insatisfaits de leur sort ont généralement accepté un poste ou poursuivi leur carrière dans leur milieu de stage sans même se demander si cet emploi correspondait à ce qu'ils sont et à ce qu'ils veulent. Ils sont souvent incapables de nommer la source de leur mécontentement; cependant, ils disent avoir besoin de changement. Comme le concept de gestion de carrière est assez récent et que peu de gens ont grandi avec l'idée qu'une carrière se façonne et se précise au cours des années, les insatisfactions professionnelles sont difficiles à nommer. Ces sentiments confus peuvent être rattachés à plusieurs facteurs : les tâches que l'on exécute, l'environnement de travail, le niveau de responsabilité, l'horaire de travail, les valeurs personnelles, la culture de l'entreprise, le salaire, etc. Souvent, les premières expériences professionnelles ne correspondent pas exactement à ce qu'on avait d'abord souhaité. Mais ces emplois permettent de mieux connaître les milieux de travail, les responsabilités et les tâches que l'on aimerait retrouver dans son quotidien. Ils deviennent un point de départ et un milieu d'apprentissage qui se révèlent importants pour l'établissement d'objectifs à plus long terme. Donc, avant de commencer à rédiger votre lettre de démission, prenez le temps de réfléchir à ce que vous aimez, à ce que vous voulez en ce qui a trait aux tâches et à l'environnement de travail. Découvrez les possibilités rattachées à votre formation, à votre expérience et aux compétences que vous avez développées. Si vous êtes en recherche d'emploi ou si vous êtes encore aux études, cette réflexion est tout aussi importante. Ainsi, vous accepterez peut-être un poste qui ne ressemble pas en tous points à ce que vous aviez défini, mais vous le ferez consciemment, en connaissant les avantages et les désavantages, et vous pourrez planifier vos prochaines actions. Martine Lemonde est conseillère d'orientation chez Brisson, Legris et Associés.
À l'aide! Un conseiller d'orientation (c.o.) est un professionnel formé pour intervenir lors de questionnements ou de problématiques reliés aux études ou au travail. Son aide peut être utile à différentes étapes de la vie d'un individu, par exemple pour explorer et cibler une formation, pour déterminer les actions à poser afin de donner une direction plus précise à sa carrière, pour préparer sa retraite, etc. Selon les besoins, le conseiller d'orientation intervient sur un ou plusieurs des thèmes suivants : information scolaire et professionnelle, connaissance de soi, évaluation psychométrique, bilan professionnel, bilan de compétences, gestion de carrière, préparation à la retraite. Le c.o. travaille dans les centres de formation, les organismes en employabilité ou les organismes gouvernementaux, les bureaux privés et les centres de réadaptation. Pour obtenir plus d'information ou pour trouver un c.o., consultez le site de l'Ordre professionnel des conseillers et conseillères d'orientation du Québec : www.orientation.qc.ca
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