À tous ceux qui n'en peuvent plus de passer leur dimanche à détester
le lundi et qui vivent pour leurs deux semaines de vacances annuelles,
je dis : n'attendez pas le jour où un meilleur emploi vous sera offert
comme une prime dans une boîte de céréales. Demandez-vous plutôt : est-ce
que je subis ou je gère ma carrière?
Un plan de carrière ne doit pas se limiter à «avoir un bon emploi» et
à «gagner assez d'argent pour faire ce dont on a envie». Quand on veut
véritablement gérer sa carrière, il faut être un peu plus précis. Lorsqu'on
a bien fait ses devoirs, on arrive à nommer les tâches qu'on veut réaliser,
à préciser le genre d'environnement dans lequel on souhaite évoluer, à
déterminer les responsabilités que l'on veut se voir confier, etc.
La plupart des jeunes professionnels qui se disent insatisfaits de leur
sort ont généralement accepté un poste ou poursuivi leur carrière dans
leur milieu de stage sans même se demander si cet emploi correspondait
à ce qu'ils sont et à ce qu'ils veulent. Ils sont souvent incapables de
nommer la source de leur mécontentement; cependant, ils disent avoir besoin
de changement.
Comme le concept de gestion de carrière est assez récent et que peu de
gens ont grandi avec l'idée qu'une carrière se façonne et se précise au
cours des années, les insatisfactions professionnelles sont difficiles
à nommer. Ces sentiments confus peuvent être rattachés à plusieurs facteurs
: les tâches que l'on exécute, l'environnement de travail, le niveau de
responsabilité, l'horaire de travail, les valeurs personnelles, la culture
de l'entreprise, le salaire, etc.