L’Indice Jobboom est une prédiction
de la force de l’emploi au Québec
pour le mois courant, calculée par
rapport aux dix dernières années.
L’Indice Jobboom est obtenu grâce
aux données mensuelles de Statis-tique
Canada, recueillies par l’Enquê-te
sur la population active (EPA). La
prévision est basée sur une méthode
statistique complexe, nommée l’auto-régression.
L’Indice Jobboom possède
une marge d’erreur normale de 2 %.
Le marché est fort lorsqu’il est
capable de conserver l’emploi à un
niveau élevé et d’offrir ainsi une
situation favorable aux travailleurs.
L'Indice Jobboom monte ou descend en fonction de la création nette d'emplois, à la hausse ou à la baisse. Si l'indice descend, c'est que le nombre de postes occupés tend à diminuer ; si l'indice monte, c'est que plus d'emplois sont créés et occupés.
Y a-t-il une différence entre l’Indice Jobboom et le taux de
chômage?
L’Indice Jobboom et le taux de
chômage sont très différents.
Le taux de chômage est calculé sur
le nombre de personnes actives sur le
marché du travail. Ainsi, un taux de
chômage de 8 % signifie que, sur 100
personnes actives sur le marché du
travail, 8 n’ont pas d’emploi mais s’en
cherchent un, et 92 ont un emploi,
que ce soit à temps plein ou à temps
partiel.
Le taux de chômage n’est donc pas
calculé sur toute la population,
seulement le nombre de personnes
actives sur le marché. Ainsi, le taux de
chômage peut-être influencé à la
hausse par l’arrivée sur le marché du
travail de chercheurs d’emploi
nouvellement actifs, même s’il s’est
créé de l’emploi dans ce mois.
L’Indice Jobboom évite cette
distorsion.
En effet, l’Indice Jobboom est calculé
sur toute la population du Québec âge de travailler (les quinze ans et
plus). D’abord, on calcule le nombre
d’emplois qui sont occupés au
Québec. Puis on divise ce nombre par
la population en âge de travailler. Ce
chiffre, nommé le taux d’emploi, est
plus stable que le taux de chômage.
On met ensuite en rang les taux
d’emploi mensuels des 10 dernières
années. Notre Indice correspond au
rang du taux d’emploi que nous
prévoyons pour le mois courant.
Y a-t-il une différence entre l’Indice Jobboom et l’Indice de l’offre d’emploi?
L’Indice de l’offre d’emploi est
devenu populaire au cours des
derniers mois. Cet Indice est basé sur
le nombre d’offres d’emploi qui
apparaissent dans certains journaux
canadiens. Comme l’Indice Jobboom,
l’Indice de l’offre d’emploi
indique aussi la force du marché.
Cependant, s’il était possible de
connaître toutes les offres d’emploi
qui paraissent au cours d’un mois,
l’Indice de l’offre d’emploi serait la
meilleure façon de mesurer la force
du marché. Or, cela n’est pas
possible. Pour calculer cet Indice, on
ne compte que les offres d’emploi de
certains journaux, alors que plusieurs
autres offres existent, comme dans les
centres d’emploi, au sein des
syndicats ou des associations
professionnelles, par exemple. De plus,
l’important volume d’offres d’emploi
qui a migré des journaux vers Internet
au cours des dernières années a
réduit considérablement la valeur
comparative de l’Indice des offres
d’emploi tirées des journaux. Notons
aussi que plusieurs offres d’emploi ne
sont annoncées nulle part.
L’Indice Jobboom mesure la force du
marché autrement, en se servant du
nombre total d’emplois dans
l’économie. Lorsque ce nombre
diminue, l’Indice Jobboom diminue
aussi. Lorsqu’il augmente, notre Indice
augmente également. En comparant
le nombre total d’emplois d’un mois l’autre sur 10 ans, l’Indice Jobboom
permet de mesurer la force du
marché de l’emploi.
En comparant le nombre total d'emplois d'un mois à l'autre sur dix ans, l'Indice Jobboom permet de
mesurer la force du marché de l'emploi en tenant compte de l'effet saisonnier.
Attention!
L'Indice Jobboom reflète le nombre d'emplois occupés par des travailleurs. L'Indice Jobboom N'INDIQUE PAS combien d'emplois non comblés sont disponibles dans l'économie. Aucun indice, aucune donnée fiable n'existe encore sur ce sujet.
L'Indice Jobboom témoigne de l'évolution du nombre d'emplois occupés dans l'économie québécoise, en offrant une comparaison par rapport aux dix années précédentes (ou aux 120 derniers mois) et en extrapolant sur l'avenir pour le mois courant. Il a également été ajusté pour tenir compte des tendances saisonnières du marché du travail.