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Vivre de son métier d’écrivain

Pas facile de percer lorsqu’on est écrivain, alors que les maisons d’édition ne publient qu’environ 1 à 2 % des manuscrits reçus!

André Racette, adjoint à la direction générale à l’Union des écrivains du Québec (UNEQ), estime qu’environ 10 à 15 écrivains sur ses 1 400 membres vivent exclusivement de leur plume.

Après avoir essuyé plusieurs refus des maisons d’édition, Caroline Barré publie ses deux premiers romans, Assassine et L’Héritière de Salem tome 1, à compte d’auteur en 2005. Puis, en participant au Salon du livre de Trois-Rivières, elle développe quelques contacts qui l’amènent à se faire publier aux Éditions JKA, à Saint-Pie.

Les sources de revenus

Les auteurs reçoivent en moyenne 10 % du prix de vente de leurs livres, mais cela peut varier en fonction du contrat qu’ils ont signé avec leur maison d’édition. «Au Québec, on considère qu’un livre est un succès à partir de 2 000 à 3 000 copies vendues», précise André Racette. Les écrivains prolifiques, qui vendent au-delà de cent mille exemplaires des livres qu’ils publient, peuvent donc réussir à vivre de leur plume.

Outre les droits d’auteurs, les écrivains peuvent aussi bénéficier des redevances pour compenser la reproduction — dans des manuels scolaires par exemple — d’extraits de leurs œuvres, des paiements pour la présence de leurs livres dans les bibliothèques et des cachets pour les conférences qu’ils donnent dans les écoles.

Malgré tout, si les écrivains sont parmi les artistes les mieux rémunérés selon l’enquête Écrire ne fait pas vivre de l’Institut de la statistique du Québec, c’est parce qu’ils occupent la plupart du temps un autre emploi à temps plein.

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