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Vivre de la mort

L’incinération est de plus en plus populaire et les fabricants de cercueils en paient le prix. Pourtant, les producteurs d’urnes funéraires ont de la difficulté à percer ce lucratif marché.

Au Québec, 35 % des personnes décédées se font incinérer et les compagnies de cercueils en arrachent. Gaston Dumont a fondé South Durham, une entreprise de fabrication de cercueils en bois, avec son père en 1959. Selon lui, les temps sont durs pour l’industrie au Québec. «On vend moins de cercueils, car les salons funéraires les louent pour exposer les corps qui sont ensuite brûlés. Bref, le même cercueil est utilisé 175 fois», dit-il.

Le dur combat des fabricants d’urnes

Logiquement, les profits des créateurs d’urnes funéraires devraient avoir augmenté, mais ce n’est pas le cas. La compétition vient du côté de la Chine, comme dans bien d’autres domaines. «Le milieu funéraire est très conservateur et fermé aux nouvelles entreprises. À force de ténacité, j’ai réussi à pénétrer certaines maisons, mais mon entreprise n’est pas encore rentable», explique Luc Perreault, fondateur de Métis design, une entreprise qui fabrique des urnes haut de gamme.

Gilles Caron, fondateur de Joligam, une entreprise qui offre des urnes funéraires à bas prix, enrageait aussi de ne pouvoir vendre ses urnes dans des maisons funéraires sans perdre sa chemise. Donc, il a décidé de distribuer ses produits dans ses propres magasins. «Nous vendons aussi des objets religieux et des fleurs. Prochainement, notre entreprise offrira l’incinération à un prix abordable», conclut-il.

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