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Vers un salaire maximum dans la fonction publique ontarienne


Rémunération des cadres

Salaire maximum

L’Ontario joue d’audace. La province voisine ose s’attaquer à la rémunération de ses hauts cadres, dans un geste qui, il faut le dire, précède un gel de salaire pour ses 1,3 million d’employés.

La mesure, proposée en septembre dernier par le ministre des Finances libéral Dwight Duncan, limiterait le salaire annuel des dirigeants du secteur public et des sociétés d’État à 418 000 $, soit le double de ce que gagne le premier ministre. Si la législation est adoptée, les contrats déjà signés ne seront toutefois pas rouverts, de sorte que les 150 mandarins touchant déjà plus que ce montant seront épargnés.

Au Québec, le salaire d’un premier ministre est de 175 000 $. À quand un plafond de 350 000 $? La question se pose quand on sait que les dirigeants de la Caisse de dépôt et placement et d’Hydro-Québec ont respectivement obtenu 940 000 $ et 511 000 $ en 2011.

Sources : Argent; La Presse Canadienne

Horaire
Gonflés!

Vous n’en pouvez plus de travailler 55 heures par semaine? De faire des journées de 12 heures? Vous êtes peut-être au bout du rouleau, mais vous bossez probablement moins que vous ne le croyez.

Une étude du Bureau des statistiques du travail des États-Unis révèle que les travailleurs surestiment les heures passées au bureau d’en moyenne 5 à 10 %. Et plus une personne travaille, plus elle exagère. Ainsi, des répondants ont affirmé avoir travaillé 75 heures par semaine, alors que leur journal de bord n’en comptait que 50! À l’inverse, les employés à temps partiel ont tendance à sous-estimer le temps passé au travail.

Alors, les faites-vous toujours ces 55 heures?

Sources : The New York Times; Mother Jones

Assurance-emploi
Hausse assurée

Malgré une réforme de l’assurance-emploi qui fait de nombreux mécontents à travers le pays, les travailleurs canadiens devront contribuer davantage au régime en 2013. L’Office de financement de l’assurance-emploi du Canada a annoncé que le taux de cotisation augmentera de 0,05 $ en janvier, pour atteindre 1,52 $ par tranche de 100 $ gagnés au Québec. De plus, le montant maximum annuel qu’un travailleur aura à payer passera à 720 $, soit une hausse de 45 $ par rapport au montant actuel. Le dernier budget du gouvernement fédéral annonçait que le taux de cotisation continuerait d’augmenter d’au plus cinq cents par an jusqu’à ce que le déficit du compte des opérations du programme soit épongé.

Sources : Argent; Office de financement de l’assurance-emploi du Canada

Femmes dans l’industrie de la construction
Dernières au classement

À la fin d’octobre, le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail publiait le rapport Quand la détermination ne suffit pas : la situation des travailleuses de la construction au Québec. On y apprend entre autres que, même si le niveau d’emploi dans l’industrie a crû de 60 % dans la province depuis 2001, les femmes y représentent toujours une infime minorité – la plus infime au Canada, en fait. L’organisme montre du doigt la discrimination et le harcèlement sexuel ou psychologique rapportés par une majorité de travailleuses sondées, de même que le manque de soutien pour la main-d’œuvre féminine du secteur.

Part des femmes dans les professions de la construction par province, en 2006

Province Pourcentage
Alberta 5,9 %
Île-du-Prince-Édouard 4,0 %
Manitoba 3,8 %
Colombie-Britannique 3,6 %
Saskatchewan 2,8 %
Terre-Neuve-et-Labrador 2,8 %
Nouvelle-Écosse 2,4 %
Nouveau-Brunswick 2,3 %
Ontario 2,2 %
Québec 1,3 %
Moyenne canadienne 3,0 %

Sources : Commission de la construction du Québec, Direction recherche et organisation, juin 2011; Données : Statistique Canada

Insolite
Sous-charge de travail

Être payé à ne rien faire est le rêve de plus d’un. Mais c’est plutôt frustrant, affirme Rejoice Marota.

Tous les jours depuis 2007, cette employée municipale de la Ville d’Ekurhuleni, en Afrique du Sud, arrive à 8 h 30 au boulot pour repartir à 16 h 30. Mais durant sa journée de «travail», elle ne fait que boire du thé et lire, ce qui lui vaut tout de même un salaire net de 9 600 rands par mois (1 100 $CA). Les raisons de cette oisiveté se perdent dans les limbes bureaucratiques. Selon Rejoice Marota, il en est ainsi parce qu’on ne lui a toujours pas attribué de poste. «J’attends depuis des années, mais il ne se passe rien», s’est-elle plainte à un journal local.

La Ville a répliqué que «différents scénarios sont présentement à l’étude» pour relocaliser l’employée ailleurs dans l’appareil municipal. Si elle n’est pas heureuse, elle peut toujours déposer un grief, a indiqué le porte-parole!

Source : The Citizen Online

Suggestions cadeaux
À vos librairies!

Deux des journalistes qui signent des articles dans nos pages ce mois-ci ont aussi publié d’excellents ouvrages en cours d’année.

Dominique Forget, qui a concocté notre dossier de une sur le port de Montréal, page 16, est aussi l’auteure de Bébés illimités, la procréation assistée… et ses petits. Avec la rigueur et l’éloquence qu’on lui connaît, elle y recense les aspects scientifiques, juridiques et éthiques entourant les nouvelles techniques de reproduction humaine. Une lecture qui suscite une réflexion essentielle, alors que la fécondation in vitro, nouvellement couverte par l’assurance-maladie, jouit d’une popularité sans précédent au Québec.
Québec Amérique, 256 pages.

Dans un tout autre registre, Bianca Joubert, dont on peut lire les articles Moi, chef!, page 41 et Sous son aile, page 48, vient de lancer Le Brodeur, un roman autobiographique longuement mûri. En 1998, l’auteure séjourne au Burkina Faso dans le cadre d’un projet de coopération internationale. Mais plutôt que de dicter son savoir aux habitants du petit village où elle est en poste, elle se laissera imprégner, sans jugement ni résistance, par un mode de vie dans lequel magie et réalité s’entremêlent. Elle vivra aussi un amour impossible qui lui ouvrira les yeux sur les troublantes réalités que sont la violence politique et l’immigration illégale.
Marchand de feuilles, 160 pages.

Télétravail
Pas d’excuses

Le télétravail n’est pas qu’une façon de gérer l’équilibre travail-famille. C’est aussi un outil de gestion de crise. La preuve? Quand la terre a tremblé et qu’un tsunami a frappé la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011, Microsoft Japan, installée à Tokyo, a fermé ses bureaux en un clic et n’a rien perdu de sa productivité. Un exploit qui, en mars dernier, a valu à l’entreprise un prix de l’Association du télétravail du pays.

Un mois avant la catastrophe, Microsoft Japan avait mis sur pied un système de communications unifiées permettant à ses 2 200 employés de travailler de n’importe où, n’importe quand, entre autres grâce à des fonctionnalités de clavardage et de vidéoconférence. Quand l’impensable est survenu, la direction n’a eu qu’à émettre un courriel enjoignant à ses troupes de travailler à distance. Pendant une semaine, alors que Tokyo subissait encore des secousses, 85 % du personnel s’est acquitté de ses tâches de la maison… ou d’un refuge loin des radiations.

On n’est jamais trop prudent quand on vit sur une faille sismique.

Source : The Japan Times

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