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Une ville de « gaming »

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Il y a dix ans, le géant du jeu électronique Ubisoft s’installait à Montréal. Aujourd’hui, ce secteur d’emploi occupe 4 000 personnes dans une quarantaine d’entreprises de la métropole.

Avec des succès commerciaux connus dans le monde entier (Tomb Raider d’Eidos Interactive, Splinter Cell et Prince of Persia d’Ubisoft, etc.), et de nouveaux programmes de formation propres à ce secteur, Montréal a su se tailler la part du lion dans le domaine du jeu électronique.

Et il ne s’agit pas d’un feu de paille : de toutes les branches de l’industrie mondiale du divertissement (cinéma, télé, musique, etc.), le marché du gaming est celui qui affiche la plus forte croissance.

«Montréal attire beaucoup de monde dans l’industrie du jeu grâce à la qualité de sa main-d’œuvre», affirme Jean-François Dumais, directeur de projets, ressources humaines, chez TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications. Ainsi, la métropole accueille la filiale du géant français Ubisoft (environ 1 600 employés), Gameloft (240 emplois), Artificial Mind & Movement (200 employés), Eidos Interactive (100 employés), Electronic Arts (90 employés). M. Dumais ajoute que cette présence marquée a un véritable effet d’entraînement. «Cela incite les entreprises à s’installer dans la province, en particulier à Montréal», dit-il.

Une industrie de création

Une forte culture du jeu électronique anime Montréal, remarque Sébastien Ébacher, producteur associé chez Ubisoft : «Les employés d’A2M, d’Electronic Arts et d’Eidos Interactive, entre autres, forment une communauté. Les gens se connaissent, sont essentiellement du même âge et ont le même rythme de vie.»

«Ce secteur est assez jeune, une trentaine d’années seulement, rappelle Jean-François Dumais. Le bassin de travailleurs expérimentés n’est donc pas énorme, et de plus, le jeu électronique ne s’enseigne pas dans de nombreuses écoles.» C’est un petit milieu, jeune et dynamique.

«C’est aussi une véritable industrie de création, tant artistique que technologique», poursuit M. Dumais. En effet, le jeu électronique emploie non seulement des informaticiens, mais aussi des spécialistes des arts visuels, des musiciens, etc.

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