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Immigration : trouver un emploi à Montréal quand on ne parle que le français

Trouver un emploi à Montréal quand on ne parle que le français

Photo : mimagephotography / Shutterstock

Si vous consultez les offres d’emploi depuis un moment, vous avez sûrement remarqué qu’une forte majorité des emplois offerts dans la région de Montréal exigent le bilinguisme, soit la connaissance du français et de l’anglais. Mais que faire lorsqu’on ne maîtrise pas les deux langues?

Bien des nouveaux arrivants ne parlent qu’une seule des deux langues en plus de leur langue maternelle (arabe, mandarin, espagnol, etc.).

Dans la grande région de Montréal, la maîtrise de l’anglais est une compétence de plus en plus exigée par les employeurs, mais il existe tout de même une place sur le marché du travail pour les unilingues francophones. Il suffit de savoir comment bien se vendre et où chercher.

Savoir se vendre malgré tout

Si vous comprenez l’anglais et que vous êtes capable de répondre minimalement à des questions, vous connaissez suffisamment la langue pour l’inscrire dans votre CV.

Dans la section où vous décrivez vos compétences, vous pouvez inscrire la mention «anglais : fonctionnel». Ce simple ajout fera en sorte que vous recevrez bien plus d’appels.

Il se peut que vous soyez craintif à l’idée de devoir démontrer vos compétences devant l’employeur. C’est pourquoi je vous conseille de préparer quelques phrases avant l’entrevue. Répondez du mieux que vous pouvez aux questions du recruteur, et laissez-le vous évaluer. Vous n’avez rien à perdre, après tout.

Plus vous utiliserez un vocabulaire varié, plus le recruteur verra que vous possédez un niveau acceptable. Vous pouvez aussi lui parler des moyens mis en œuvre pour améliorer votre anglais (écouter des films, suivre des cours, etc.).

Si votre connaissance de l’anglais est carrément inexistante, mieux vaut éviter d’en faire mention sur votre CV et miser simplement sur d’autres compétences et offres d’emploi.

Où offrir ses services?

  • Les emplois en production et manutention sont de très bonnes portes d’entrée pour une première expérience de travail au Québec, car ils n’impliquent pas beaucoup d’échanges verbaux. Vous devez simplement être en mesure de comprendre les consignes dans l’une des deux langues.
  • Certains centres d’appels recherchent des personnes unilingues, car ils ont deux départements de téléphonistes (un pour chacune des deux langues).
  • Quelques épiceries n’exigent pas un anglais parfait. Bien que ce travail n’implique pas de vente directe, il faut toutefois pouvoir comprendre le client et répondre à ses demandes au besoin.
  • Cherchez au sein de votre communauté en misant sur le bouche-à-oreille. Vous souhaitez travailler comme mécanicien, aide-éducatrice ou en cuisine? Même s’ils exigeraient normalement le bilinguisme, certains employeurs pourraient passer par-dessus ce critère pour aider un compatriote.

L’apprentissage d’une nouvelle langue à l’âge adulte

L’obstacle de la langue pourrait vous empêcher d’accéder à votre emploi de rêve. À compétences égales, vous aurez probablement moins de chance de monter les échelons d’une compagnie qu’une personne complètement bilingue.

Toutefois, rappelez-vous qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre une nouvelle langue. Bien sûr, il vous faudra beaucoup de pratique et de volonté. Vous devrez apprendre la grammaire, écouter la radio et discuter en anglais, mais en retour, vous augmenterez fortement vos chances de percer le marché de l’emploi!

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Jessica Ramhormozian

Jessica Ramhormozian est conseillère en emploi chez PME-MTL Centre-Ouest. Elle encourage le réseautage et autres méthodes hors du commun afin de permettre aux candidats de se distinguer sur le marché du travail compétitif à Montréal. Dynamique, elle aime raconter des histoires, rire et boire du thé.

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